La relation entre le discours et les pratiques de classe

De nouveaux programmes viennent de paraître. J’ai été interpelée par une internaute qui souhaiterait que je m’exprime sur le parallèle entre les programmes et ma méthode d’enseignement de l’écriture.

Je ne vais pas commenter les programmes, ce n’est pas mon rôle. En revanche, je partage ici mon mémoire de Master 1 de linguistique fonctionnelle qui a pour thème la relation entre le discours et les pratiques de classe dans l’enseignement de l’écriture en maternelle.

Discours&Pratiques

Le lecteur  y trouvera entre autres en bref ce que disent de l’enseignement de l’écriture les programmes et instructions officielles ces trente dernières années.

La référence à ma méthode d’enseignement faite dans les nouveaux programmes s’inscrit dans la droite ligne de son apparition progressive depuis 2002.  On en trouve trace dans les programmes, sur Eduscol ainsi que dans la prise en compte d’éléments de ma contribution à la réflexion du Conseil supérieur des programmes. Si cette référence est clairement mentionnée à certains endroits, comme ici par exemple , elle se fait plus discrète comme là au sujet de l’importance de l’écriture manuscrite face au numérique, voire absente ailleurs.

C’est le cas par exemple lorsqu’il est question de ne plus / ne pas prétendre faire entendre les occlusives (cf. ma réaction) (cf. aussi mon article sur la question ), c’est le cas aussi lorsque les programmes (ou les instructions ministérielles) parlent de l’importance du recodage, recodage dont le lecteur trouvera la définition  et l’explication page 98 de l’édition 2016, du Geste d’écriture  : “Le changement progressif d’une forme en une autre s’appelle le recodage”. En assurant par la fluidité du geste l’unité des lettres et l’unité des mots le recodage évite que l’enfant attarde son attention sur le dessin de la lettre pour la consacrer au sens de ce qu’il veut écrire.