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LE BILLET DU 1er JUIN – Les lettres rondes à l’école et à la maison… pour bouger un peu.

C’est la fin du confinement. Le soleil est de la partie pour les promenades en forêt, au bord de l’eau, dans les parcs grands ou petits…
Les enfants ont envie de bouger. Et demain ce sera la rentrée avec toutes les consignes liées à la situation sanitaire. Et pourquoi pas, demain, les faire bouger, courir, pour apprendre à écrire ?

Je rappelle que le contenu de ce billet comme tout le contenu du site et de l’ensemble de mes publications est couvert par les lois sur la propriété intellectuelle. Merci de ne pas le publier ni le plagier. En revanche vous pouvez mettre un lien sur votre site. 

Que faire faire à l’école ou à la maison pour poursuivre l’apprentissage de l’écriture où nous l’avions laissé ? Nous avions parlé des soubassements ( la tenue et le maniement du crayon, la gestion de l’espace, le sens de dotation des boucles…) et des premières lettres : celles qui n’utilisent que des boucles et/ou des étrécies, e, l, i, u, t pour les plus jeunes, e, l, f, i, u, t , b, pour ceux qui sont déjà au CP.

Le relais de hockey sera une bonne occasion de faire bouger les enfants. Je vous en ai parlé déjà dans le billet. Pour plus d’informations je vous ai renvoyé aussi au Geste d’écriture (édition 2016) et à des articles du site  (  j’ajoute ce lien-ci  pour les petits groupes ) et bien sûr je vous ai expliqué par quoi et comment remplacer le relais de hockey à la maison.

Les enseignants trouveront ici plus de détail (les articles anciens sont rapatriés progressivement sur le site).

Le relais de hockey est donc une bonne occasion de faire bouger les enfants tout en respectant la distanciation et en apprenant le lieu d’attaque et le sens de rotation de la boucle.

Comment passer de la boucle au rond  ? On sait que, utilisant le même mouvement que la boucle mais étant attaqué en haut à droite, le rond est une boucle fermée.  Il sert tout d’abord à écrire les lettres c, o, a et d 

Pour attaquer une lettre ronde, le stylo saute donc de la fin d’une lettre au début de la lettre ronde qui suit, comme ça         

C’est ce que je propose, à l’école comme à la maison : sauter pour aller démarrer une lettre ronde. Mais la raison pour laquelle on saute quand on entend “feu rouge” devra rester “secrète” jusqu’à la démonstration sur papier.

Comme on s’arrête avant d’attaquer la lettre et comme elle est ronde, je l’ai rapproché de l’image du feu rouge et j’ai énoncé la règle suivante :

“On conduit son écriture comme on conduire sa voiture. On ne s’arrête pas au milieu de la route (=au milieu du mot) mais on s’arrête au feu rouge (= aux lettres rondes). Contrairement à ce qui se passe en voiture, lorsqu’on est au feu rouge on fait descendre ses passagers (les points sur les i, les barres de t et les accents). S’il n’y a pas plus de feu rouge on les fait descendre à la fin du parcours (= à la fin du mot). On s’assure qu’il n’y a plus de passager avant de repartir ou de s’arrêter définitivement. “ Le geste d’écriture Edition 1999 page 128 , Editions 2016 page 128 également.

En quoi cela va-t-il nous servir dans l’apprentissage de l’écriture à ce moment où les enfants éprouvent comme une libération le besoin de bouger ?

Donc à la maison comme à l’école on laisse courir l’enfant où il veut, comme il veut et tout à coup on dit “feu rouge” et l’enfant doit sauter en avant puis continuer sa course. Il n’est surtout pas question de dessiner un parcours en forme de boucles ou de rond mais seulement de susciter la réaction : feu rouge = je saute droit devant. Droit devant signifie sans détour mais aussi dans l’élan de la course, sans blocage avant de sauter.

Une fois  cette habitude encodée on pourra commencer à faire écrire des mots comportant des lettres rondes (plus, pour l’instant, uniquement : e, l, u, u, i, f et/ou b)

A bientôt pour la suite.

 

Par |2020-07-21T04:26:01+02:001 juin 2020|Commentaires fermés sur LE BILLET DU 1er JUIN – Les lettres rondes à l’école et à la maison… pour bouger un peu.

LE BILLET DU 28 MARS 2020 après-midi – Être confiné et attendre avec impatience de voir comment on forme les lettres – 1

Bonjour à vous qui vous intéressez à l’apprentissage de l’écriture.

Vous suivez mes billets depuis le 25 mars. Je ferai aujourd’hui une parenthèse dans la série de billets destinés aux plus petits. C’est qu’il faut bien penser à la grande sœur ou au grand frère qui est en CP, en CE1 ou plus encore.

Certes il est concerné par le contenu des billets précédents mais il a tellement vu de « choses bizarres » sur Internet qu’il voudrait bien comprendre comment se forment les lettres. Je vais donc l’accompagner avec vous dans sa recherche et je reviendrai à Tom.

Vous avez déjà vu que tout le monde n’écrit pas « exactement pareil ». L’important c’est que la forme des lettres soit respectée. En fait s’il existe 26 lettres dans notre alphabet il n’existe que 7 formes en tout pour tracer les lettres minuscules.

Pour que vous compreniez bien l’importance de connaître la forme des lettres, je vais d’abord vous montrer ce qu’est une forme en prenant l’exemple de la lettre a. Ensuite je vous montrerai « comment ça marche »

Donc tout d’abord la forme en général (et celle du a en particulier). C’est là : Cliquer pour voir la vidéo

Comment ça marche ? Autrement dit comment il se fait qu’à partir de 7 formes on puisse écrire 26 lettres ? Mieux encore, comment à partir de deux mouvements seulement on peut former 26 lettres. Je vous le montre ici  :Cliquer pour voir la vidéo

Voilà ! J’y reviendrai. Pour l’instant Tom nous attend dans le billet suivant pour la suite de sa préparation à l’écriture. (Il n’en est pas encore à apprendre comment former les lettres. Ça viendra mais ne brûlons pas les étapes).

Par |2020-04-01T13:41:54+02:0028 mars 2020|Commentaires fermés sur LE BILLET DU 28 MARS 2020 après-midi – Être confiné et attendre avec impatience de voir comment on forme les lettres – 1

Les familles de lettres

Parmi les caractéristiques de l’écriture, la forme des lettres est celle qui retient le plus l’attention. C’est logique puisse c’est elle qui porte le code qui donne accès à la lecture.

Considérer que chaque lettre a une forme renvoie directement à l’alphabet et semble être pratique puisse c’est LA classification de la suite des lettres. Si je dis : je reconnais que chaque lettre a une forme, puis-je dire pour autant : je reconnais une forme par lettre ? Cela signifierait que chaque lettre est formée d’une seule et même forme et que cette forme est unique, c’est-à-dire qu’elle ne concerne que cette lettre. Or, si je compare les lettres cursives p et h je vois bien qu’il y a entre ces lettres des formes communes. Ce rapprochement me dit aussi qu’au moins certaines lettres ne comportent pas qu’une seule et unique forme.

Du coup cela exclut que je puisse construire la classification de l’écriture des lettres sur la notion de familles de lettres : pour séduisante qu’elle soit cette notion n’est pas adaptée à une juste compréhension de la structure des lettres, classer e, l dans la famille des boucles, i, u et t dans celle des étrécies ne pose pas de problème puisque le corps de chacune de ces lettres n’est formé que d’une seule et unique forme : la boucle pour e et l, l’étrécie pour i, u et t, mais ensuite comment classer h et k ? Comment classer r, s, mais aussi a ou d ? Est-ce que dire qu’elles appartiennent à deux ou à trois familles de lettres permet de comprendre leur formation. Si je dis que la lettre h est de la famille de la boucle et de la famille du pont, cela suffit-il à rendre compte de sa forme ? Que fait-on de l’arrivée de la boucle du h droit sur la ligne ? Autrement dit, comment le recodage du h à l’approche de la ligne s’inscrit-il dans cette classification ?

Lorsque je me suis mise à la recherche des « formes de base de l’écriture », j’ai considéré toute forme récurrente dans les lettres comme étant une « forme de base » mais il restait encore à faire. D’où la suite de ma recherche dont ma thèse de doctorat sur le système d’écriture des minuscules cursives latines en usage dans les écoles françaises.

Passer de l’idée de formes de base à celle de familles de lettres était alléchant. Je n’ai pas franchi ce pas car il ne rend pas compte de l’origine procédurale de la trace écrite. A l’inverse, j’ai gardé le cap sur la notion de mouvement en dégageant la forme que l’on rencontre dans  i, u et t de la référence au dessin d’une forme proposée par le mot coupe : à peine le ministère venait-il d’adopter ma terminologie que j’ai remplacé coupe par étrécie qui rend compte de la nature procédurale de la forme ainsi désignée (on obtient une étrécie en étrécissant la boucle, ce que je disais déjà en la nommant coupe dans la publication de 1999, cf. Le geste d’écriture, page 86).

Cette démarche m’a ouvert l’accès à la compréhension du système d’écriture en attirant mon attention sur les relations qui existent entre les formes :

– des relations hiérarchiques : par exemple l’étrécie est une dérivée de la boucle,

– des relations fonctionnelles : par exemple la lettre a est formée d’un rond fermé par une petite étrécie.

Outre qu’elles permettent de comprendre comment est structurée et comment fonctionne l’écriture, mes conclusions recoupent le fait que la progression la plus logique et la plus efficace d’apprentissage des lettres cursives manuscrites à l’école maternelle est pour commencer : e, l, i, u, t, c, o, a, d.

Ce pas que je réfute pour passer de l’idée de progression à celle de familles de lettres, d’autres l’ont franchi et on m’en a attribué la paternité. En effet, l’idée collait bien aux apparences : à partir du moment où je disais les lettres cursives sont composées de boucles, de coupes (étrécies), de ronds etc. il a été jugé bon de transformer mes propositions en les lettres cursives se répartissent en familles de boucles, de coupes etc. Il s’agit là d’un contresens : la notion de familles de lettres évacue l’idée de mouvement qui est pourtant à la base de ma méthode : l’écriture manuscrite est le produit d’un geste qui gère l’espace pour créer et déposer sur un support etc.

On trouve en abondance sur la toile des articles qui présentent « les familles de lettres selon la méthode Dumont ». Je tiens à insister sur le fait qu’il s’agit d’un contresens et d’un détournement de mes propositions pédagogiques : la notion de familles de lettres ne permet pas d’intégrer le mouvement, elle fige les formes constitutives des lettres dans un statut de formes immobiles alors qu’il s’agit de matérialisations de processus. C’est le processus de création des formes qu’il faut considérer (Comment passe-t-on de la boucle à l’étrécie et de la boucle au rond ? Comment passe-t-on du rouleau au pont et du rouleau au jambage ?) et, à partir de là, c’est le processus de formation des lettres qu’il faut considérer, par exemple : quelle relation fonctionnelle fait que le rond et l’étrécie donnent la lettre a ? La question en elle-même montre qu’il s’agit bien d’y voir un processus et non une forme figée : rond + étrécie ne donnent rien, en revanche un rond fermé par une petite étrécie donne la lettre a.

C’est parce que son cerveau a enregistré qu’il s’agit d’un processus et le met en œuvre que le scripteur recode dans une progression imperceptible la fin du rond pour fermer le a par une étrécie. C’est parce que son cerveau a enregistré qu’il s’agit d’un processus et le met en œuvre que le scripteur adapte le 1er pont du n dans le mot on au lieu de le faire identique au n du mot en. Au cours de l’acte d’écriture, le cerveau transforme instinctivement le discret (c’est-à-dire ce qui est figé dans une désignation unique et dénombrable : 2 formes de base que je peux nommer et 5 dérivées que je peux nommer également et auxquelles je peux attribuer sur le papier une forme dont je peux montrer le début et la fin) en continu (c’est-à-dire ce continuum qui passe progressivement d’une forme à l’autre sans qu’on puisse désigner une démarcation figée).

Cette gymnastique du cerveau pour passer du discret au continu est unique et favorise tous les apprentissages car elle suscite des aménagements personnels et constants qui échappent à l’attention pour que chaque unité de forme puisse se recoder pour donner accès à l’unité de lettre et pour que chaque lettre puisse se recoder si nécessaire pour s’intégrer au mot, ce qui donne à l’écriture sa fluidité :

– lorsqu’il se ferme dans la lettre a, le rond n’est plus tout à fait le rond puisqu’il a laissé place à l’étrécie ;

– lorsque le plein du h arrive sur la ligne, ce qui était au départ une boucle n’en est plus une puisqu’elle vient imperceptiblement de se transformer en pont ;

Il suffit de gommer la partie bouclée du h pour voir à quel point il s’apparente au n précédé d’un o.

Qu’elle concerne le passage de l’unité forme à l’unité lettre ou le passage de l’unité lettre à l’unité mot (exemple des mots en et on cité plus haut) cette gymnastique ne peut être que bénéfique au fonctionnement du cerveau : elle intègre et respecte les acquis tout en laissant au scripteur une marge de liberté.

On comprend pourquoi l’enfant gagne à apprendre à écrire par une démarche procédurale au lieu de reproduire des formes figées et immuables. On lui montrera le processus de création des formes puis, à partir de là, le processus de formation des lettres, il en tracera quelques-unes à la suite pour voir s’il a bien compris et s’il sait faire et très vite on lui demandera de produire du sens, seule raison d’être de l’écriture.

Donc,

  • oui, la progression à privilégier surtout en début d’école maternelle est celle qui suit le processus de formation des lettres (e, l, i, u, t, c, o, a, d au début pour l’école maternelle ; ce qui ne veut pas dire que la suite ne doive pas suivre ce processus)
  • non la référence à des familles de lettres ne fait pas partie de ma méthode et je ne la cautionne pas car (entre autres) elle renvoie à l’idée de dessins de lettres, donc ignore la nature procédurale de l’écriture.
  • non, on ne peut pas assimiler progression dans l’apprentissage de l’écriture et familles de lettres.
  • non l’apprentissage de l’écriture cursive n’a rien à voir avec le graphisme. Le graphisme ne rend compte ni des formes constitutives des lettres, ni de la nature procédurale de l’acte d’écriture, ni, par voie de conséquence, du lien imposé par l’acte d’écriture entre trace et sens au fil du déroulement de la trace.

Quelques mots de la relation entre forme et mouvement dans les publications de Robert Heiss.

Ce psychologue cognitiviste expose que l’écriture fonctionne sur la base de trois « rythmes » le rythme de mouvement, le rythme d’espace et le rythme de forme. Pour autant ses théories ne disent rien de la forme des lettres en elles-mêmes, elles en considèrent uniquement l’état : la forme est ou non structurée, elle est ou non personnalisée, elle s’adapte ou non à son environnement, avec tous les degrés de variation entre les extrêmes énoncés. Il confère au mouvement le rôle de porter l’écriture. La relation entre forme et mouvement intervient pour Heiss dans ce qu’il nomme le rythme de mouvement proprement dit et le rythme de forme proprement dits : c’est-à-dire la façon dont le mouvement module la forme ou la façon dont la forme est portée par le mouvement. Ce « rythme proprement dit » intègre sans le nommer le recodage nécessaire à une écriture fluide.

Par |2020-03-23T10:57:38+01:0027 août 2016|2 Commentaires

La progression de l’apprentissage de l’écriture du prénom

Question : Nous essayons de mettre en place au sein de mon école vos enseignements concernant « le geste d’écriture » afin de réaliser une progression cohérente de la PS à la GS. Nous voudrions vous interroger sur la notion de progression et tout particulièrement de progression dans l’écriture du prénom. Par exemple, la majeure partie des enfants auront acquis la tenue de ligne et la régularité des espaces en fin de petite section mais trois ne les auront pas encore acquises. Il reste un point sur lequel nos avis divergent : l’écriture du prénom en MS.  Certaines veulent attendre que les élèves sachent écrire les lettres de leur prénom.

Réponse : Il y a effectivement une progression de la petite à la grande section mais il faut comprendre cela comme une progression pour chaque enfant : la progression, c’est à dire la chronologie des étapes est la même pour tous dans chaque type d’apprentissage, mais le rythme de progression varie selon les enfants. Les enfants qui n’auront pas encore acquis la tenue de ligne et la régularité des espaces continueront donc cette acquisition en moyenne section en reprenant la préparation de l’étape où ils ont échoué.

En conséquence de ce qui vient d’être dit, l’écriture du prénom peut aussi bien commencer en PS mais il faut attendre que les enfants sachent écrire les lettres de leur prénom s’il s’agit d’écrire en cursive. Ce n’est pas la peine s’il s’agit d’écrire en capitales. Cette réponse étant considérée dans le cadre de la question, c’est-à-dire uniquement sous l’angle de la technique de dépôt de la trace écrite et en ayant fait les apprentissages préalables en amont.

En suivant ma méthode, pour être capable techniquement d’écrire des capitales il suffit d’avoir appris la tenue et le maniement du stylo et la gestion statique de l’espace graphique. L’étude des verticales, horizontales, obliques etc. souvent préconisée pour apprendre à écrire est donc inutile. Les capitales peuvent se regrouper par catégories sur les mêmes bases sans avoir à développer ces tracés au point où on le fait.

En effet, apprendre à les écrire consiste seulement à savoir y reconnaître les tracés obtenus par l’apprentissage de la tenue et du maniement du stylo et les réaliser dans les conditions apprises en gestion statique de l’espace graphique. Les prénoms en capitales peuvent donc être transcrits tôt par l’enfant, puisqu’il peut acquérir tôt les compétences techniques pour le faire. Toutefois, cela n’évite pas les nombreux dangers que représente l’écriture prématurée du prénom.

Pour écrire en cursives, il faut avoir appris les formes de bases et leurs dérivées *. Connaissant ces formes, on sait les reconnaître dans les lettres et, par voie de conséquence on sait écrire lesdites lettres. Cela permet donc d’écrire des lettres qu’on ne connaît pas encore (dans la mesure où, si on n’est pas encore arrivé aux lettres à œilleton b, r, s, v, w, f, vous leur montrez que pour passer d’une unité à l’autre on peut faire un œilleton, une tige ou simplement un angle, l’œilleton ou la tige n’étant pas une forme constitutive des lettres mais simplement une façon de négocier le passage d’une forme à l’autre).

Par ailleurs, ma recherche empirique et ma recherche universitaire m’ont montré que ces verticales, horizontales, obliques etc. ne sont pas des formes pertinentes de l’écriture cursive dans la mesure où elles ne s’organisent pas en catégories constitutives de ses lettres : on ne peut pas décrire une lettre cursive en nommant ainsi les formes qui la composent (En revanche, par exemple, vous pouvez dire que la lettre r est formée d’une attaque de grande boucle – comme un début de l – , un pont – comme la fin d’un n – et une attaque d’étrécie – comme un début de i – . Pour passer de l’attaque de grande boucle au pont on négocie le passage soit en faisant un œilleton, soit en faisant une tige, soit en faisant simplement un angle).

En conclusion,

– l’écriture du prénom en capitales peut être techniquement précoce. Personnellement je n’y suis pas favorable car l’écriture en capitales n’offre pas les mêmes possibilités que l’écriture cursive pour entrer progressivement dans l’écrit en percevant à la fois la relation graphophonologique et la nécessité de réfléchir pour savoir ce qu’on va écrire (et pas seulement comment on va l’écrire) ;

– l’écriture du prénom en cursive sera plus tardive car elle nécessite que l’enfant sachent en écrire chaque lettre soit pour l’avoir apprise soit pour y reconnaître (donc savoir écrire ) les formes de base et dérivées qu’il a apprises.

 

Par |2019-02-19T00:45:25+01:0011 juin 2012|2 Commentaires