Sources : Thèse de doctorat Université René Descartes Paris 5, Danièle Dumont, 2013                                                                 Le geste d’écriture Danièle Dumont Éditions Hatier  3e édition 2016 (1ère édition 1999, 2ème édition 2006)

Objectif : Faire comprendre au lecteur la façon dont se forment les lettres pour un enseignement optimum de l’écriture cursive latine.

RÉPONSES AUX QUESTIONS DE LA LEÇON 1

Deux séries de questions vous étaient posées à l’issue de la 1ère leçon.  Elles concernent :

  • CE QUE VOUS AVEZ RETENU
  • CE QUE VOUS AVEZ COMPRIS A TRAVERS CE QUI A ÉTÉ DIT

 

CE QUE VOUS AVEZ RETENU

QUESTION 1 : Qu’est-ce qu’une forme ?

Une forme est une composante des lettres.

–> A savoir en plus : Il existe des formes de base et des formes dérivées (qui, donc, dérivent de ces formes de base.

QUESTION 2 : Combien y a-t-il de formes de base dans l’écriture cursive latine ?

Il existe deux formes de base dans l’écriture cursive latine.

–> A savoir en plus : Ces deux formes sont la boucle et le rouleau.

QUESTION 3 : Qu’est-ce qui  différencie les formes de base entre elles ?

Ce qui différencie les formes de base entre elles, c’est par où elles passent pour aller vers la droite

–> A savoir en plus : La boucle passe par en bas (mouvement concave dans son déroulement vers la droite ). Le rouleau passe par en haut ( mouvement convexe dans son déroulement vers la droite.

QUESTION 4 : Combien chaque forme de base a-t-elle de dérivées ?

Chaque forme de base a deux dérivées .

–> A savoir en plus : La première dérivée de la boucle est l’étrécie. La première dérivée du rouleau est le pont.

 

CE QUE VOUS AVEZ DÉDUIT DE CE QUI A ÉTÉ DIT

QUESTION 1 : Pourquoi chaque forme de base a-t-elle le nombre de dérivées que vous avez mentionné à la question 3 précédente ?

Chaque forme de base a deux dérivées parce qu’elle dérive en changeant l’un de ses attributs et que ceux-ci sont au nombre de deux.

–> A savoir en plus : Ces deux attributs sont le lieu d’attaque en bas à gauche et le degré d’arrondi arrondi.

QUESTION 2 : Combien existe-t-il en tout de formes dérivées ?

Il existe deux formes dérivées par forme de base, soit en tout quatre formes dérivées.

–> A savoir en plus : Il existe en plus une dérivée secondaire, c’est à dire une dérivée de dérivée dans la 2ème unité.

QUESTION 3 : Comment s’obtient la 2ème dérivée ( que nous verrons dans une autre leçon) ?

La deuxième dérivée s’obtient en changeant le lieu d’attaque.

–> A savoir en plus : On dit lieu d’attaque et non point d’attaque car le début d’une lettre est tributaire de la fin de la lettre qui précède, ce n’est pas un point figé. Ainsi le début du l de cil et celui du l de vol ne se situent pas au même endroit : sur la ligne de base pour cil, en haut du 1er interligne pour vol.

QUESTION 4 : Pourquoi appelle-t-on la 1ère dérivée de la boucle une étrécie ?

On appelle la 1ère dérivée de la boucle une étrécie car elle s’obtient rendant la boucle la plus étroite possible, c’est à dire en l’étrécissant au maximum. C’est un néologisme pertinent.

–> A savoir en plus pour se repérer dans la terminologie des articles anciens : le mot étrécie a succédé au mot “coupe” alors même que le ministère l’avait adopté en même temps que l’ensemble de ma terminologie dans ses documents d’accompagnement de 2006. Faute de mieux, j’utilisais jusqu’alors le mot coupe emprunté à la graphologie et à l’expertise en écriture bien que je le trouvais inadapté car il renvoyait à une image et non à un mouvement et il n’était pas en usage dans les écoles.  Alors que je traçais pour la énième fois la machine à étrécir j’annonce “je fais entrer les boucles dans la machine à étrécir et il ressort … des étrécies“. Le terme étrécie était né.