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Tenue du crayon – Démonstration

Encore et toujours, la question de la tenue du crayon préoccupe. Doit-on le tenir entre le pouce et l’index ou entre le pouce et le majeur ? 

Une petite démonstration, que vous allez faire vous-même, vous éclairera sur la solidité de la prise :

Objectif   Faire en sorte que la prise soit à la fois souple et assurée de façon à ce que le crayon soit solidement tenu et que le geste soit fluide.
 
Expérience
 
Fermez la main sans y enfermer votre pouce.
Vous voyez que celui-ci se met naturellement face à la face latérale des autres doigts en l’occurrence de l’index ; si vous levez l’index il se place face à la face latérale du majeur ainsi de suite.
Essayez maintenant de placer votre pouce en face de votre index (en pince).
Éprouvez les deux sortes de pinces : pulpe du pouce/face latérale du majeur et pulpe de pouce /extrémité de l’index.
La première pince est solide, la deuxième l’est beaucoup moins.
 
Maintenant, crayon en main avec l’index seul dessus tracez sur place des petits zigzags. Vos doigts bougent facilement.
Faites la même chose en y plaçant aussi le majeur.
Vous avez plus de mal à bouger les doigts.  Cela vient que l’innervation du majeur ne lui autorise pas la même souplesse que celle de l’index.
 
Vous comprenez alors que pour que la tenue du crayon soit optimum  en fermeté et en souplesse à la fois, il vaut mieux le tenir entre la pulpe du pouce et la face latérale du majeur, l’index se posant dessus pour le retenir.
 
Plus d’info ici http://legestedecriture.fr/enseigner-la-tenue-et-le-maniement-du-crayon/       et sur « Le geste d’écriture » édition 2016
 
Et si vous souhaitez que je redise et que je reprécise : 

La meilleure tenue de crayon est celle qui assure à la fois le plus de solidité à la prise et le plus de souplesse aux doigts : le crayon y est pris en pince entre la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur ; l’index se place sur le crayon.

Pour écrire dans le sable on utilise spontanément l’index ; lorsqu’on tient un stylo, l’index se pose dessus pour le guider virtuellement. En réalité, c’est le majeur qui propulse le crayon vers l’avant, l’index le bloque.

Si on ferme la main en poing et si on tend l’index, le pouce vient se placer contre le côté du majeur. On sent qu’il peut appuyer fort contre le majeur lorsque la main est légèrement pliée : l’annulaire et l’auriculaire viennent en effet en renfort du majeur pour affermir la prise. Pour que, dans cette position les doigts puissent bouger facilement, on fera glisser le bout du pouce contre le majeur jusqu’à ce qu’il vienne se placer contre la dernière articulation du majeur. C’est là que se pince le stylo.

Sachant que le crayon se tient entre l’extrémité de la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur (pas la phalange, l’articulation), il vaut mieux habituer l’enfant à placer ses doigts ainsi.

Cet apprentissage peut se faire par des jeux d’ombres chinoises. Si on place le pouce comme indiqué et si on lève l’index, on obtient une ombre de tête de lapin comme on le voit ici avec la comptine « L’ombre du lapin ».

En tenant un crayon de couleur entre le pouce et le majeur positionnés ainsi on peut s’exercer à tracer puis colorier des ovales debout.  Pour les enfants de 3 et 7 ans, le Petit Plus J’apprends à bien tenir mon crayon aux éditions Belin est tout indiqué pour apprendre progressivement à tenir et manier le crayon.

Pour les retardataires … Les cartes de voeux.

Voilà déjà commencée la dernière semaine d’école de l’année 2018.

En cette période de l’année, c’est le rush pour tout boucler.  L’école n’y échappe pas.  On s’affaire pour que tout soit prêt pour Noël.

Pour ceux qui n’en ont pas encore fini avec Noël, quelques idées pour coupler la confection d’une carte de vœux avec la préparation à l’écriture sans pour autant faire autre chose que prévu.

Ceux qui ne connaissent pas ma méthode d’enseignement de l’écriture trouveront dans cet article de quoi poser un regard nouveau sur une activité traditionnelle des classes maternelles en cette période de l’année : la confection d’une carte de vœux décorée d’un sapin de noël.

L’objectif de l’enfant est, bien sûr de réaliser une belle  carte à rapporter à la maison le dernier jour de classe.

Je vous propose, à vous, enseignant, un objectif complémentaire : La préparation à l’apprentissage de l’écriture.  Bien entendu, cela n’exclut pas que cette même activité puisse aussi être l’occasion de travailler les couleurs (couleurs des boules, des décorations…),  la numération (nombre de triangles pour confectionner un sapin, nombre de boules à placer sur le sapin, nombre d’étoiles pour décorer, éventuellement nombre de guirlandes..), éventuellement les formes (triangle pour confectionner le sapin, gommettes rondes  pour les boules, rectangle pour les emballages de cadeaux…)…

Si la possibilité de travailler ces compétences-là à cette occasion est relativement évidente, celle de travailler la préparation à l’écriture l’est beaucoup moins.  On y voit tout au plus l’écriture des mots « Joyeux Noël » ou « Joyeuses fêtes ». pourtant il y a beaucoup plus à faire.
Pour construire le sapin on découpe des triangles dans du papier vert.  Pourquoi ne pas en profiter pour faire faire des fonds de peinture par les enfants. Une bande de vert foncé en haut d’une feuille A4. Par dessus, en petites touches, du vert clair. Par dessus encore en touches plus petites encore du marron mélangé à du vert. Ces « superpositions  » ont pour effet et pour objectif de rentre de produit plus vivant. Voilà le fond  – presque – fini.  Le bas de la feuille reste blanc.

Si l’objectif pratique est de réaliser un fond de peinture pour découper les éléments du sapin,  l’objectif pédagogique est ici d’apprendre à l’enfant à déplacer son bras (afin que plus tard, il ne reste pas coincé contre le corps dans les activités d’écriture).

Pourquoi « presque » fini ? Parce qu’on peut en profiter pour décorer ce fond. L’enfant le fera en traçant des motifs dans la peinture fraîche avec un stylo usagé ou l’extrémité d’un pinceau (celle qui est à l’opposé des poils).  Pour cela l’enfant posera et gardera sa main sous la bande de peinture au fur et à mesure de son déplacement vers la droite.
L’objectif pratique est ici de commencer à décorer le sapin. L’objectif pédagogique est d’apprendre à placer correctement sa main. Le poignet étant en contact avec la feuille, l’enfant n’a pas d’autre choix que de mettre la main sous la peinture. Cela le prépare à placer sa main sous la ligne d’écriture.

Ensuite on procédera presque de même pour le support sur lequel l’enfant collera le sapin.  Presque, puisqu’il s’agit d’un papier cartonné de la taille d’un demi-A4 et que la peinture en couvrira toute la surface. Le déplacement du bras sera donc moins ample.  Une seule couche de peinture sera éventuellement suffisante.  Avant de le passer en peinture on fixera le carton provisoirement (avec de la pâte à fixe par exemple) sur un support plus grand, une feuille A4 par exemple. Cela facilitera la réalisation de motifs tout autour avant que la peinture soir sèche : Le poignet en appui sur la feuille A4, l’enfant fera des petits motifs tout autour de la carte en tournant la feuille au fur et  mesure de façon à tracer les motifs de gauche à droite et à l’horizontal à chaque rotation de la feuille.  Ces motifs pourront être des séries de boucles qui, par la rotation donnée au carton, seront toujours tracées à l’endroit. Dans ce cas, outre le positionnement de la main, l’exercice concernera aussi l’entrainement à réaliser, de gauche à droite, des boucles fluides.

Une fois que la peinture du fond vert sera sèche, l’adulte y tracera des triangles que l’enfant découpera pour construire le sapin ( 3 triangles par sapin).

L’enfant tracera à la peinture à doigts le pied du sapin (nouvel exercice de positionnement de la main, mais cette fois sans contrainte. Ce sera juste la mise en application du positionnement déjà réalisé à cause de la peinture fraîche.

Il lui restera à coller les triangles sur le pied en les superposant en commençant par le bas, puis à décorer le sapin avec des boules de couleur dessinée en plaçant sa main dessous comme appris précédemment et en faisant bien tourner ses doigts ,  ou figurées par des gommettes rondes.

L’enfant écrira « Joyeuses fêtes » ou « Joyeux Noël »  ou « Bonne année » soit en recopiant un modèle s’il en a les capacités, soit en alignant côte à côte des étiquettes lettres en reproduction d’un modèle qui lui sera donné.  Il s’agit bien sûr d’un exercice de reconnaissance des lettres. Il s’agit aussi, en même temps, d’un exercice de gestion statique de l’espace graphique, c’est à dire ici d’apprentissage progressif de la tenue de ligne, la verticalité des axes et la régularité des espaces ( les lettres doivent être collées droit c’est à dire verticales et en suivant une ligne virtuelle horizontale – ne pas tracer de ligne pour guider l’enfant, le guidage est visuel, il est intériorisé) (le corps des lettres doit être régulièrement espacé.

Pour terminer la décoration de sa carte, l’enfant pourra aussi ajouter à son gré par ci par là des gommettes en forme d’étoiles, ou d’autres formes.

Joyeux Noël   Bonnes fêtes de fin d’année   et surtout bonnes vacances.

Agora au congrès de l’AGEEM jeudi 5 juillet 2018

Le 91ème congrès de l’AGEEM aura lieu à Nancy début juillet 2018  sur le thème suivant : comment accompagner l’enfant qui joue dans le développement de ses apprentissages https://www.e-cotiz.com/app/site/5788

J’y tiendrai une agora le jeudi de 17 h 40 à 18 h 40. Son thème :  Un challenge envers soi-même pour faire gagner son équipe : le relai de hockey.

L’enfant qui joue a un objectif diffus (jouer) ou plus précis (gagner). Il n’a pas (pas toujours) conscience que le jeu est source d’apprentissages qui forgeront en lui des compétences qu’il exploitera toute sa vie d’élève, d’enfant, d’adulte.

Cette agora montrera comment, en préservant la différenciation entre objectif de l’enfant et objectif de l’enseignant, utiliser le jeu de hockey pour faire entrer l’enfant dans des apprentissages (motricité générale, écriture, socialisation) afin de les optimiser et comment en arriver, in fine, à la conscientisation de l’acquisition d’un savoir-faire.

L’enseignement et la rééducation méthode Dumont

La méthode d’enseignement que j’ai créée est fondée sur une recherche relative au système d’écriture et au geste d’écriture.
Je mène cette recherche depuis plus de 30 ans en balayant tout autant le domaine de l’expertise que celui de la linguistique fonctionnelle.

Si le contrat de formation à la rééducation graphique que je dispense comporte une clause de confidentialité, donc d’interdiction de diffusion, c’est bien justement parce que, comme toute formation, celle qui concerne la rééducation de l’écriture nécessite un suivi pendant les premiers temps d’exercice, une actualisation permanente et une assistance chaque fois que nécessaire. Pour rester au plus haut niveau de l’exercice de leurs fonctions, les rééducateurs et rééducatrices méthode Dumont changent sur leurs pratiques par le biais d’un forum dédié et participent activement à un colloque annuel, véritable creuset de réflexion où ils profitent des apports de la science dans tous les domaines qui jouxtent la rééducation de l’écriture. 

Une diffusion de nos pratiques tous azimuts, donc sans possibilité de contrôle ni de suivi fait courir le risque de dérives préjudiciables au bon fonctionnement de la rééducation et même de l’enseignement (les faits en sont témoins).
Seules les rééducations très simples peuvent être traitées sans l’aide d’un professionnel compétent. Celles-là peuvent être menées en suivant notamment le cahier remédiation publié aux éditions Hatier.
Pour le reste l’intervention d’un professionnel est nécessaire.

S’il se fonde sur les mêmes bases, l’enseignement du geste d’écriture n’est cependant pas analogue à celui de sa rééducation. Il faut donc aux formateurs des professeurs des écoles une formation spécifique pour qu’ils puissent assurer correctement leurs fonctions.

J’ai donc mis en place cette formation. Elle est destinée , sauf rares exceptions, à ceux des rééducateurs méthode Dumont  qui sont également enseignants.  Cette formation donne à ces professionnels expérimentés la compétence nécessaire pour qu’ils puissent former leurs collègues à cet enseignement si particulier qu’est celui de l’écriture acte indissociablement sémantique et procédural.

C’est donc eux et aux seuls que je cautionne. Vous les trouverez parmi les rééducateurs méthode Dumont (une page sera créée  tout spécialement sur leur site prochainement). 

Si vous êtes décideurs d’actions de formation à l’enseignement du geste d’écriture, vous trouverez prochainement sur cette nouvelle page la personne qu’il vous faut mais vous pouvez d’ores et déjà vérifier sur la liste de ce site ou du site géolocalisant les rééducateurs si la formatrice/le formateur que vous pressentez y figure.

Réfléchir sur l’écriture au cycle 3

En cycle 3, l’élève est censé écrire correctement. Pourtant beaucoup éprouvent encore quelques difficultés. Pour certains une rééducation s’impose. Pour d’autres, attirer leur attention sur certains écueils et leur proposer une réflexion sous forme d’exercices suffit.

J’ai écrit pour eux un petit livre contenant plus de 60  exercices : Une bonne écriture. Choix ou nécessité ?  (Editions Nathan) Il s’agit d’un « livre du maître » construit en 5 parties. Il présente tout d’abord l’historique de l’écriture. Il montre ensuite comment fonctionne l’écriture. Il fait prendre conscience de certaines spécificités, puis il interroge ce qui apparaît comme des évidences par exemple le point déposé sur la ligne pour montrer où commence la lettre. Enfin il montre que, bien qu’elle doive suivre un modèle, l’écriture autorise aussi une certaine liberté de choix.

L’objectif de ce livre est d’aider les enseignants à faire que les enfants aient une écriture de qualité tout en les laissant libres de faire quelques aménagements. C’est un outil pour la classe mais aussi en aide spécialisée.

Ecrit en 2014 juste avant que la finalisation du processus de création des formes et, par voie de conséquence, du processus de formation des lettres, ce livre n’a pas encore intégré dans l’édition actuelle le terme de rouleau qui requalifie ce que je nommais alors  le pont refermé et conjointement il présente une inversion entre rouleau et pont (page 51).  Cela ne présente pas une importance majeure dans le cadre de ce livre et peut facilement être rectifié à l’écoute de la vidéo que j’ai faite pour Eduscol sur ces deux processus.

Entre les enfants qui relèvent de la rééducation graphique et ceux pour qui les exercices d’Une bonne écriture – Choix ou nécessité suffiront, il y a ceux qui ont besoin d’aller plus loin que les gammes proposées par Le cahier d’écriture – 2 Perfectionnement  (Editions Hatier)  plutôt destiné aux CP et CE1 sans pour autant avoir besoin de consulter un spécialiste de la rééducation.

Ceux-là trouveront des gammes, des exercices de copie et des exercices de copie différée dans Les cahiers d’écriture – Remédiation chez le même éditeur.

Les modèles de référence des lettres cursives et de leur enchaînement correspondent à l’écriture Cursive Dumont maternelle.  En attente depuis 10 ans, la police d’écriture Cursive Dumont maternelle a été diffusée pour la 1ère fois en tout début de cette année 2017.  Elle est actuellement disponible ici.

Fonctionnement de la police Cursive Dumont maternelle

Vous trouverez ici la notice d’utilisation de la Cursive Dumont maternelle

Notice_28-09-2017

Contrairement aux polices existant précédemment, la Cursive Dumont maternelle –  que beaucoup attendaient avec impatience – a les caractéristiques de l’écriture manuscrite : les lettres s’y enchainent comme si elles étaient écrites à la main.

L’enfant a alors sous les yeux une police qui lui évoque le geste fait pour écrire. Il reproduit alors le geste et, par voie de conséquence, les lettres se déposent avec fluidité sur la page.

Je voudrais exprimer ici mon bonheur d’apporter une aide à l’épanouissement des enfants de nos écoles, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Je voudrais à ce propos partager avec vous un message reçu hier :

Bonjour Mme Dumont,

J’ai pu télécharger votre police, et vais l’utiliser avec plaisir dès demain avec mes élèves de Grande Section…

J’enseigne depuis 25 ans en maternelle, et chaque début d’année, avec les collègues, se posait LA question :  » Comment enseigner l’écriture à nos élèves de GS ? Quelle méthode utiliser ?  » Et à la fin de l’année, nous n’étions pas satisfaites car trop d’élèves étaient crispés lors des séances d’écriture, et n’y arrivaient pas… Jusqu’à votre conférence il y a deux ans à la Réunion… Nous n’étions pas d’emblée convaincues, car bousculées dans nos habitudes, mais nous avons quand même essayé dès la rentrée de janvier, et là… quel plaisir de voir tous les élèves apprécier sans appréhension aucune les séances d’écriture !

Alors un grand merci pour vos recherches et réflexions qui nous permettent aussi, à nous, enseignants, d’envisager plus sereinement l’apprentissage de l’écriture à nos petits élèves…

Cordialement,

Différence entre les anciennes éditions du Geste d’écriture et l’édition 2016

En 2016, Le geste d’écriture a changé de collection. Après 16 ans de  publication dans la collection Hatier pédagogie, il passe dans une collection plus moderne : Enseigner à l’école primaire.

Offrant plus de place, son grand format autorise une présentation plus aérée donc procure un meilleur confort de lecture. Il permet aussi d’accueillir plus d’illustrations visuelles.  De nombreuses photos montrent les activités en cours de réalisation. Avec ses pages aérées, ses photos, ses codes couleurs la nouvelle collection est plus agréable à lire que la précédente.

Si la nouvelle collection apporte confort et agrément de lecture ce ne sont pas les seuls atouts, bien sûr, de cette nouvelle édition. Au-delà de l’aspect matériel dû au changement de collection, la nouvelle édition apporte un véritable plus par rapport aux anciennes.

En effet, avec presque le double de pages des éditions précédentes, l’édition 2016 m’a tout d’abord permis de développer ce qui fait l’originalité de ma pédagogie, au-delà même de la question de l’écriture :

  • en méthode Dumont, les compétences de base s’acquièrent essentiellement en transversalité, c’est à dire insérées dans des activités diverses sans lien apparent avec l’écriture ; pour cela l’enseignant est attentif à faire la différence entre ce qu’il fait faire à l’enfant et ce qu’il veut obtenir comme résultat pédagogique. Il différenciera l’objectif de l’enfant de son propre objectif, pour cela il fera la différence entre l’objet de la tâche (objectif de l’enfant) et l’objet du savoir (objectif de l’enseignant)
  • en méthode Dumont,  les actions sont différenciées : les besoins de chaque enfant sont pris en compte, c’est à dire qu’au sein d’une même activité chaque enfant réalise une tâche qui lui fait travailler la, les ou l’une des compétences qu’il lui faut acquérir. Par exemple en jardinage, un enfant cherche des petits pois dans un seau de sable s’il doit travailler la motricité fine, il les pose sur la table par groupe de quatre s’il doit travailler la numération jusqu’à quatre,  il les aligne les uns à côté des autres s’il doit travailler  la tenue de ligne et la régularité des espaces. Un autre viendra les chercher, il les recomptera, les prendra et les sèmera en respectant les consignes déterminées par ses besoins.

La première partie présente cette pédagogie. Toutes les autres en sont imprégnées. On gagne donc à lire le livre dès le début sans faire d’impasse, en évitant tous les résumés, condensés ou autre présentations censées simplifier car les raccourcis qu’elles opèrent dénaturent ou tronquent forcément le propos.

La nouvelle édition ajoute au tableau de modélisation la présentation schématique du système d’écriture. Le premier est une présentation des différentes étapes de l’apprentissage de l’écriture. La seconde est une présentation du contenu et du fonctionnement du système d’écriture lui-même.  Les deux se recoupent bien sûr mais ils n’ont pas la même fonction.

Vous les retrouverez sur ma chaine Youtube  sans nouvelle publication depuis quelques temps pour cause de planning surchargé mais qui va bientôt reprendre.   Abonnez-vous ! vous serez sûr de ne rien louper et de pouvoir consulter les nouvelles vidéos dès parution. 

Cette nouvelle édition présente aussi la façon dont les formes se créent, les unes découlant des autres (processus de création des formes) et la façon dont les lettres sont construites  à partir de ces formes (processus de formation des lettres). Elle reprécise l’un et l’autre de ces processus par rapport à l’édition précédente.
L’affichage du poster dans votre classe vous permettra de présenter facilement aux enfants comment se forment les lettres.

La nouvelle édition développe aussi plus que la précédente la notion de sens : Qu’est-ce que faire sens ? Comment l’enfant accède-t-il au sens ? Qu’est-ce qui peut parasiter sa compréhension de l’existence d’une relation graphophonologique  ?

Bref, grâce aux avantages de la nouvelle collection j’espère avec cette édition 2016, être au plus près de L‘outil que vous attendiez.

Vous en trouverez le sommaire ici    et une  présentation plus détaillée là.

Un plus pour préparer votre classe : vous trouverez sur le site la police  d’écriture Cursive Dumont maternelle ainsi que la police d’écriture Cursive Dumont élémentaire. 

 

 

 

 

 

De l’utilisation des cahiers de maternelle

Les cahiers de maternelle se divisent en trois groupes :

  • Des cahiers qui consignent le suivi des  acquisitions  de  l’enfant : les cahiers d’écriture 1, 2 et 3. Ils fixent et enregistrent l’acquisition des compétences en matière de préparation en écriture (cahier 1) puis d’écriture (cahier 2 les formes de base, cahier 3 l’écriture courante). On trouvera plus de précision sur la façon de les utiliser dans l’article sur l’utilisation de la méthode Dumont en pédagogie Montessori.   
  • Les cahiers de la collection différenciation et transversalité. Ce sont des cahiers thématiques : Le cirque, Le loup… Tous les enfants y découvrent au même moment la même histoire racontée par l’enseignant puis travaillent sur la même page au même moment. Ils permettent pourtant des activités différenciées en fonction des besoins de chaque enfant.
  • Les parascolaires


Pour la classe

Les cahiers 1 et 2 ne correspondent pas forcément à une classe donnée, ils correspondent à une progression : on commence par le 1 et on va jusqu’au niveau  permis par l’acquisition des compétences. Ainsi théoriquement le cahier 1 se commence en PS mais il peut tout aussi bien être commencé en GS si cela n’a pas été fait avant.
Chaque compétence y est travaillée sur 3 pages. Les enfants font une ou plusieurs des activités préparatoires listées en haut de page (ou une autre), puis viennent faire les exercices de la 1ère des 3 pages. Ils font ensuite des activités préparatoires analogues puis viennent faire les exercices de la 2ème des 3 pages. Idem pou la 3ème page.
Cela permet de voir les progrès de l’enfant. Ces progrès peuvent être constatés aussi par les parents. Ceux-ci pourront savoir aussi ce que l’enfant à fait entre temps.
Des livrets d’accompagnement téléchargeables gratuitement sur le site des éditions Hatier sont à la disposition des enseignants pour qu’ils puissent suivre l’évolution de toute la classe en fonction de toutes les compétences à acquérir pour apprendre à écrire.
on les trouve en suivant ce lien.

Le cahier 3 se fait en GS ; il peut servir de révisions dans certains CP. Comme pour tous les cahiers, son utilisation est expliqué dans la notice. Des détails complémentaires sont donnés dans le livret d’accompagnement téléchargeable gratuitement correspondant.

Le cahier Le cirque peut être utilisé en PS, MS ou GS. Le cahier Le loup peut être utilisé en MS ou GS.

 

Pour la maison,  les parascolaires présentent ma méthode aux familles (Ma méthode d’écriture Danièle Dumont) ou en proposent une mise en application (Mon cahier d’écriture méthode Dumont). Ils sont publiés aux éditions Larousse  : http://legestedecriture.fr/des-cahiers-decriture-pour-la-maison/

Mon apport à la pédagogie Montessori

Pour ceux qui s’intéressent à la méthode Montessori, je viens de (re)trouver l’article en lien ci-dessous.

Il met en parallèle ma méthode avec la pédagogie Montessori. Comme tout le monde je connaissais cette pédagogie de nom. Je n’étais jamais allée y voir de plus près avant cette année 2017 ou je me suis inscrite à deux groupes FaceBook d’enseignants qui pratiquent cette pédagogie.

Je trouve ses pratiques très intéressantes et leur fondement tout à fait pertinent.

Voici donc l’article en question :  L’apport de Danièle Dumont à la méthode Montessori, avec en fin d’articles divers commentaires, dont certaines précisions de ma part.

Je voudrais attirer ici tout particulièrement l’attention sur l’utilisation de mes cahiers de maternelle et tout particulièrement du cahier 1 qui concerne la gestion de l’espace , la latéralité ainsi que la tenue et le maniement du crayon. L’objectif de ces cahiers est souvent mal compris. Lorsqu’on le comprend on voit à quel point la méthode d’enseignement que je préconise et la méthode Montessori peuvent aller de pair.

En effet, chaque page des cahiers 1 (illustration ci-dessous et en marge de droite) et 2 (Les formes de base) comporte une liste d’activités préparatoires. L’acquisition des compétences visées par chaque page se fait par les activités préparatoires. Lorsque l’enfant semble près, il va alors au cahier ; le degré de réussite des exercices de la première des trois pages concernées montre où en est l’enfant dans l’acquisition de la compétence à ce moment là.  Il retourne ensuite à d’autres activités préparatoires dans la liste soit pour parachever soit pour consolider l’acquisition puis revient au cahier sur la deuxième des pages concernées par la compétence en question. Idem une troisième fois.  Au fil des trois pages, on doit pouvoir voir les progrès.

Ces cahiers ont donc une fonction de suivi de l’acquisition des compétences en latéralité et tenue et maniement de crayon mais aussi en gestion statique de l’espace graphique pour le cahier 1 (cf. ci-dessous),  puis de suivi de l’acquisition des compétences en ce qui concerne les formes de base et leur dérivées pour le cahier 2.

La mise en place de la 1ère unité de mouvement (qui sert à produire la boucle dont on verra l’utilisation au cahier 2) se fait en même temps que le cahier 1 sous forme de relai de hockey, jeux de foulards etc.  Autrement dit, la préparation au cahier 2 se fait en même temps que l’utilisation du cahier 1 et ses activités préparatoires , l’utilisation du cahier 2 intervient après le cahier 1..

Nécessité de l’écriture manuscrite

En 2015, la Mission Laïque Française me demandait une conférence dans le cadre de son congrès sur  le numérique sur le thème de Communication, citoyenneté, autonomie.

Le thème qu’il m’avait été demandé de traiter était :

NÉCESSITÉ ET INTIMITÉ DE L’ÉCRITURE MANUSCRITE

Quelle que soit la façon dont on comprend cet intitulé, on perçoit bien qu’il aborde deux champs qui peuvent se révéler contradictoires : d’un côté ce dont on a absolument besoin pour une fin donnée, c’est à dire ce dont la nécessité se fait impérativement sentir ; de l’autre ce qui est du domaine de l’espace privé, profond, personnel.

Ce n’est qu’en allant plus loin dans la compréhension de ces deux termes que s’en dégagent des lectures diversifiées. J’en retiendrai deux :

  • Nécessité et intimité de l’écriture manuscrite par opposition à l’écriture numérique, autrement dit à l’heure du numérique l’écriture manuscrite a-t-elle encore sa place, est-elle encore nécessaire et en quoi l’intimité est-elle partie prenante dans son usage ?
  • Nécessité et intimité de l’écriture manuscrite en elle-même, autrement dit observation de la dialectique entre ce qui est nécessaire pour que l’écriture manuscrite soit ce qu’elle est et ce qui relève du profond, du privé, de l’intime dans sa réalisation.

Au sujet de l’apprentissage de l’écriture au clavier, on peut voir en complément la vidéo de Jean-Luc Velay 

Voici donc, dans le cadre étendu du congrès de la MLF tenu en 2015 sur le thème du numérique, le développement de ces deux approches : Nécessité et intimité de l’écriture manuscrite