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CONGRES DE L’AGEEM 2017 – AGORAS

Cette année 2017, le Congrès annuel de l’AGEEM aura lieu à Albi.

J’y tiendrai deux agoras

Jeudi 06 juillet 2017 : 15h20 / 16h20

Je pense donc je suis ; je suis donc je pense : la question du sens dans l’apprentissage de l’écriture.

Vendredi 07 juillet 2017 : 11h20 / 12h20

La prise en compte de l’enfant, être pensant, dans la construction de son apprentissage de l’écriture.

Pour information : Secrétariat Congrès AGEEM 2017 Parc des Expositions 81990 Le Sequestre

Tél. 06 80 21 07 41 congresageem.albi2017@gmail.com

L’organisation et le fonctionnement du système d’écriture cursive.

Le système d’écriture. C’est une expression qui parle à tout le monde. A y regarder de plus près on s’aperçoit que la plupart du temps on entend par là : le système alphabétique ou son équivalent en tant que signes qui permettront que l’écrit soit porteur de sens dans les langues non alphabétiques. Et bien souvent, ce n’est même pas de l’étude du système qu’il s’agit en ce qui concerne l’écriture alphabétique mais juste l’énoncé de la suite des lettres dans l’ordre l’alphabet ou classées par « familles de lettres ».  Mais ce n’est pas des lettres que je souhaite vous parler aujourd’hui, c’est du système dans lequel elles prennent vie. Les lettres, ce sera pour une autre fois.

Je viens donc de mettre en ligne la présentation du système d’écriture, c’est là sur youtube. 

Bon visionnage !

La modélisation est en ligne

De nombreuses publications en ligne se réfèrent à mes propositions pédagogiques.  Parmi elles, certaines publient la modélisation de l’apprentissage de l’écriture en l’amputant d’une colonne.  Croyant simplifier elles dénaturent et le tableau perd sa fonction modélisante, autrement dit sa fonction de trame.

J’ai donc décidé de mettre ce tableau en ligne sous forme d’une vidéo explicative.  Si vous êtes un-e fidèle du site vous en avez déjà lu la présentation.  La vidéo offre l’avantage de pouvoir être plus explicative.  Bien sûr, vous retrouverez cette modélisation en détail dans Le geste d’écriture, édition 2016 (et également dans les éditions précédentes).

Voici donc (hormis celle qui est sur Eduscol) la 1ère vidéo sur la méthode Dumont

 

 

Une vidéo Éduscol du processus de création des formes et du processus de formation des lettres

Publiée depuis 2002 dans Le geste d’écriture et les cahiers correspondants,  la modélisation de l’apprentissage de l’écriture en donne pour finalité l’obtention d' »une écriture cursive fluide, claire, lisible, bien disposée dans la page et dans le lignage, autorisant directement l’accès à la fonction sémantique de l’écriture »  (Le geste d’écriture – Méthode d’apprentissage – Cycle 1 – Cycle 2 Éditions Hatier, collection Hatier pédagogie 2003 et rééditions suivantes  page 14,  Le geste d’écriture – Méthode d’apprentissage – Cycle 1 – Cycle 2 – Différenciation et transversalité  Éditions Hatier 2016, collection Enseigner à l’école primaire.) Cf. tableau.

Cette finalité, réaffirmée par Éduscol, n’est pleinement atteinte que si la gestion dynamique de l’espace graphique est réalisée efficacement c’est à dire si les formes sont acquises et aménagées constamment au fil de l’écrit en fonction de leur environnement (exemple le r ne débute pas de la même façon s’il suit un o que s’il suit un e).

Les formes constitutives des lettres sont donc créées et mises en œuvre par le mouvement en même temps qu’il les dépose sur le support pour former les lettres en les aménageant pour une meilleure efficacité, ce qui donne de la fluidité à l’écriture.  Je vous les présente en vidéo sur Éduscol   dans le cadre d’une   présentation de la mise en œuvre de l’enseignement de l’écriture cursive. 

Une fois passées le CP, l’enfant complète son apprentissage avec l’étude des majuscules et doit conserver la qualité de son écriture ou l’améliorer si nécessaire. Vous trouverez chez Nathan un petit ouvrage, Une bonne écriture, choix ou nécessité, qui vise à poser toutes les questions qu’on peut poser sur l’écriture en élémentaire et qui propose de nombreux exercices pour les CE2, CM1, CM2.

Pour terminer cet article, un petit rappel d’un article ancien sur le repérage des anomalies graphiques les plus récurrentes signalé également par Éduscol. Il donne quelques informations sur ce qui peut être pratiqué en classe pour des anomalies simples de l’écriture. Sa lecture ne saurait se substituer à une formation à la rééducation de l’écriture.

Sens de rotation de la lettre O

Question : Je m’interroge sur le temps passé en classe (pas seulement au CP) au bouclage du o « dans le bon sens ». Que pensez-vous de la nécessité ou non de s’en tenir à cette norme et quels seraient selon vous les aspects négatifs de l’abandon de cette dernière ?

Réponse : Si on observe la formation du rond, on voit qu’il tourne dans le même sens que le e. Pour rester dans les voyelles nous observerons que le i et le u tournent aussi dans le même sens. Ce qui différencie le i du e c’est son étrécissement. D’ailleurs si on regarde des écritures d’adultes on se rend compte que certains forment les e comme des i et d’autre forment des i comme des e. Il s’agit donc bien du même geste (bouclé pour le e, étréci pour le i, étréci et doublé pour le u). Qu’en est-il du o ?

Le o tourne dans le même sens que e, i  et u mais commence par un déplacement du point d’attaque : du bas à gauche – point d’attaque du e et du i – on transporte l’attaque du o en haut à droite, c’est à dire diamétralement à l’opposé, et on tourne pour fermer le rond par ce que j’appellerai une attaque de grande boucle. Il suffit pour s’en rendre compte d’écrire « ol » puis d’écrire un o tout seul. (Cette finale est susceptible de varier en fonction de la lettre qui suit).

Cette façon d’écrire la lettre o est la plus économique : s’il est précédé d’une autre lettre, on s’arrête avant le o, on se transporte en haut à droite diamétralement à l’opposé et on forme le o par le même geste que le e.

Ma théorie est la suivante : l’écriture fonctionne selon deux unités : – une qui va de la gauche vers la droite « en passant par en bas » (1ère unité), – l’autre qui va de la gauche vers la droite « en passant par en haut » (2ème unité).

La 1ère unité a :

– pour forme de base la boucle (avec une boucle on forme la lettre e et, en étirant les doigts vers le haut, on forme la lettre l.)

– pour 1ère dérivée, en étrécissant le geste, l’étrécie (avec une étrécie surmontée d’un point on forme la lettre i ; avec deux étrécies on forme la lettre u).

– et pour 2ème dérivée, en changeant le point d’attaque, le rond (avec un rond non refermé on forme la lettre c, avec un rond terminé par une attaque de grande boucle on forme la lettre o ; avec un rond fermé par une petite étrécie on forme la lettre a ; avec un rond fermé par une grande étrécie on forme la lettre d) Pas besoin d’œilleton ni dans o ni dans a.

Le fait de commencer l’apprentissage de l’écriture par e, puis l, ensuite i et u permet de ne pas avoir de problème de sens de rotation du o. Le fait que nombre d’adultes transforment les m et n en u et que, sauf très rares exceptions, personne ne transforme les u en n montre que dans l’écriture la 1ère unité est plus naturelle que la 2ème.

e –> l –> i  –> u –> t –> c  –> o –> a –> d

Donc, pour moi, le o se trace logiquement et sans difficulté en sens inverse des aiguilles d’une montre, sans œilleton, en commençant à plus ou moins 1 heure.

 

 

A savoir

Les articles de ce site vous sont proposés gracieusement.  Ils se rapportent à la modélisation de l’apprentissage de l’écriture que j’ai créée et développée au fil des années. Ils s’enrichissent progressivement des apports de ma recherche, notamment de la compréhension de la structure et du fonctionnement du système d’écriture.

Les concepts qui y sont développés sont donc des concepts originaux. En tant que tels, ils sont protégés par les lois sur la propriété intellectuelle. Merci de ne pas les recopier sur votre site ou votre blog et de ne pas les plagier. En revanche vous pouvez placer sur votre site un lien explicite vers tout article ou toute page qui vous intéresse.

La question m’ayant été posée plusieurs fois, je précise que aucune personnes physique ni organisme de formation n’est autorisé à diffuser ou adapter mes propositions pédagogiques pour en faire commerce en vendant des documents à télécharger ou en proposant des formations. Toute adaptation de ma méthode d’enseignement n’est pas ma méthode. Celles qui sont proposées via Internet y introduisent des biais dommageables à un bon enseignement. Je ne les cautionne pas. Sa vente par des organismes de formation ou des personnes physiques ou sous forme de documents à télécharger relève donc de la contrefaçon et tombe sous le coup de la loi. Il en est de même en ce qui concerne ma méthode de rééducation de l’écriture.

Le colloque annuel qui regroupe les rééducateurs et rééducatrices formés à ma méthode et qui en respectent à la fois les principes et la déontologie s’affirme de plus en plus comme un laboratoire d’idées. Un thème nouveau y est étudié chaque année. Il constitue une formation continue efficace pour les rééducateurs/rééducatrices méthode Dumont.

En ce qui concerne la tenue et le maniement du crayon qui sont largement partie prenante dans une bonne préparation à l’écriture, je précise par ailleurs que les 36 pages de la dernière édition du Geste d’écriture (édition 2016) qui leur sont consacrées expliquent et montrent les bonnes et mauvaises tenues et les bons et mauvais maniements du crayon ainsi que les exercices préparatoires et peuvent aider à éviter les pièges, dont ceux qui émaillent la toile.

 

Des groupes petits ou inégaux dans le relai de hockey

Le relai de hockey consiste à pousser le palet le plus vite possible pour que son équipe ait terminé la première.

L’objectif de l’enfant est que son équipe gagne la partie.  L’objectif de l’enseignant est d’enseigner la 1ère unité de mouvement : celle qui va de la gauche vers la droite « en passant par en bas » (et qui forme la boucle, l’étrécie et le rond, lesquels forment entièrement les lettres e, l, f, i, u, t, b, c, o, a, d  et une partie de chacune des autres lettres, d’où son importance capitale).

La question s’est posée de savoir comment évaluer le groupe gagnant lorsqu’il n’y a pas le même nombre d’enfants dans chaque groupe ou lorsqu’il y a trop peu d’enfants par groupe.

La réponse est toute simple : il s’agit alors de compter les passages et ce n’est plus le dernier enfant à passer qui marque la fin de la partie mais un signal sonore. Comptons donc les passages.

Pour cela  prévoir des jetons dont le nombre varie en fonction du nombre de groupes, du nombre d’enfants, et surtout de la durée de l’exercice et deux boites par groupe  : une où seront posés les jetons au départ, une où chaque enfant jettera  un jeton à chaque passage.  Les deux boites seront placées près du mur à la fin de chaque piste Les différencier par leur dimension me semble plus efficace que par leurs couleurs  : une petite pour les prendre, une grande pour les déposer.

Le groupe qui comptera le plus de jetons dans sa grande boite aura gagné.

Parution du Geste d’écriture – Édition 2016

Le geste d’écriture, nouvelle mouture est désormais sur les rayons des librairies.

Découvrez ici les grandes lignes du sommaire.  J’espère que cette nouvelle édition abondamment illustrée, riche d’exemples concrets de pratiques de classe vous apportera beaucoup de satisfactions.

Un plus décisif par rapport à l’ancienne mouture.

SOMMAIRE

Histoire d’un pari. Suite au 20/11

Je vous avais promis de vous tenir au courant.

Nous voici donc à quelques jours seulement du début de l’expérience, si tant est qu’on puisse appeler expérience l’utilisation d’une méthode d’enseignement qui a déjà bien fait ses preuves. La nouveauté, ici, était de condenser en un temps relativement bref tous les enseignements nécessaires pour aboutir à l’écriture cursive avant Noël.

Donc, à la rentrée des vacances de Toussaint, les 26 enfants d’une classe de GS ont commencé ma méthode. Ils ne l’avaient pas du tout abordé jusqu’ici, le maître l’avait découverte pendant les vacances. Ils ont donc, entre autres, préparé sans le savoir la réalisation de la boucle, forme de base de 1ère unité.

Ils viennent aujourd’hui de tracer leurs premières boucles ou, plus précisément, de laisser sur un tableau la trace du mouvement réalisé avec les foulards (cf. Le geste d’écriture – Méthode d’apprentissage Cycle 1 – Cycle 2, page 96). Ce n’est qu’à postériori que les enfants ont découvert que cela faisait des boucles.

Je vous laisse découvrir :

Les yeux fermés, les enfants laissent sur piste verticale, la trace du mouvement qu’ils avaient fait avec un foulard. Nous sommes exactement à 19 jours du tout début des activités préparatoires.

V7-Debut bouclesLa trace du mouvement -  20 décembre. Fille

Trace du mouvement 6 20 novembre - Garçon

Trace du mouvement – 20 novembre – Garçon

 

L’écriture, acte procédural et sémantique

L’écriture est trop souvent vue uniquement comme une suite de  formes. Il s’ensuit que l’on s’attache trop souvent à faire reproduire des formes plutôt qu’à enseigner ce qui permettra d’écrire correctement, c’est à dire de façon claire, fluide, lisible  et ordonnée.  Partant de ce même point de vue que l’écriture est un graphisme parmi d’autres et est constituée de graphismes, certains voient dans la rééducation graphique un exercice destiné à mieux faire former les lettres.

Pourtant l’écriture a cette vocation spécifique d’être un acte de communication différée qui allie intimement fonctionnement procédural et vocation sémantique.

Ci après, à ce sujet, le compte-rendu de la conférence de clôture d’un séminaire dont j’ai assuré les ateliers relatifs à l’écriture organisé par la MLF-OSUI pour ses classes trilingues (français, arabe, anglais). Cette action s’inscrit dans le cadre de ma participation à la réflexion sur ce dispositif pour laquelle j’ai fait au congrès de Dijon une conférence sur la nécessité de l’écriture manuscrite.

L’écriture, acte procédural et sémantique. Conférence Casablanca Mai 2015