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1er trimestre de CP. Est-ce bien ou mal écrit ?

Est-ce bien ou mal écrit ?

Comme c’est bien écrit ! Voilà la réaction habituelle devant une telle écriture ou au premier trimestre du CP.

C’est vrai que l’enfant s’est appliqué. Il s’est appliqué à reproduire les lettres qui lui ont été données en modèle. Il s’est appliqué à bien tracer son écriture. A bien la dessiner. Pourtant cette écriture comporte de nombreux défauts. On pourrait passer outre et dire « cela s’arrangera avec le temps ». Malheureusement c’est l’inverse qui va se produire. Les anomalies plus ou moins masquées par l’application vont bousculer l’écriture dès qu’il s’agira d’accélérer le rythme.

Je remercie chaleureusement l’enseignante qui m’a autorisée à utiliser cette écriture. Je vous laisse la regarder et réfléchir et je reviens vers vous dans un instant pour la commenter.

Je vais continuer en bleu foncé pour différencier les étapes de la lecture.

L’une des toute premières choses qui va retenir notre attention, c’est le manque d’assurance du trait : le trait n’est pas très assuré ; on le voit bien sur les grandes boucles et sur le cabossage des lettres rondes. Le geste n’est donc pas automatisé – des quantités d’anomalies vont nous le confirmer. On a déjà un indice dans la différence entre la qualité du trait des formes de 1ère unité (celles qui passent par en bas pour aller de la gauche vers la droite, c’est à dire la boucle, l’étrécie et le rond) et celle des formes de deuxième unité (celles qui passent par en haut pour aller de la gauche vers la droite, c’est à dire le rouleau, le pont et les jambagesjambage bouclé et jambage bâtonné). Cette différence nous dit qu’il réussit mieux ce qui est renforcement de la contrainte – il faut faire un effort plus grand pour monter que pour descendre – alors que la maîtrise du geste d’écriture fluidifie l’écriture.

Redis sans les parenthèses et en raccourci : le trait n’est pas assuré donc le geste graphique n’est pas maîtrisé.

Vous me direz peut-être alors pourquoi s’embêter avec tous ces détails puisqu’une courte phrase suffit ?

C’est que ces observations permettent de supposer d’emblée que l’enfant n’a pas de problème de motricité, chose impossible à dire si on se contente d’un rapide coup d’œil pour « remplir une case ». 

Mais nous n’en avons pas fini avec la maîtrise du geste. On observe une instabilité de l’axe des lettres : les grandes boucles (lettres b et l) sont légèrement renversées de même que le a, le e et le r. Le u est vertical ; le n et le o inclinés. Il y a donc une instabilité de l’axe des lettres. Et là, compte tenu de la prédominance des renversements, il convient de s’interroger sur l’origine du problème. Cette instabilité des axes vient-elle du modèle ou de l’absence de maîtrise du geste d’écriture ou des deux ?
N’oublions pas que la définition du geste d’écriture, concept que j’ai créé il y a plus de 20 ans, englobe tous les processus qui interfèrent dans l’acte d’écriture. (Vous la trouvez en survolant l’expression).

Un coup d’œil sur le modèle (que je ne montrerai pas) dit que l’anomalie ne vient pas de là : ses lettres sont bien verticales. Le suivi d’un modèle aux lettres renversées aurait pu être l’origine du renversement. Ce n’est donc pas le cas.

Reste la tenue et/ou le maniement du crayon. Trait mal assuré, instabilité des axes. Il s’agit là très vraisemblablement d’un défaut de tenue du crayon : elle n’est pas ferme. Sans doute l’enseignante a-t-elle bien appris à l’enfant que le crayon se tient entre la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur et que l’index se pose sur le crayon. (Dernière phalange disent certains par erreur). Pulpe du pouce, dernière articulation du majeur, c’est bon, mais cela ne suffit pas. Pour que la prise soit solide, il faut lui en donner les moyens. 

Il faut donc qu’un point du pouce et un point du majeur entrent en contact en même temps avec le stylo pour le tenir (le pincer dit-on plus souvent? On pourrait dire aussi le prendre en étau). Pour cela je propose de faire deux points sur les doigts de l’enfant : un sur la pulpe du pouce, presque vers son extrémité (et pas sur le milieu), un sur la dernière articulation du majeur. Le crayon viendra se loger là et son corps reposera dans la commissure entre la base du pouce et celle de l’index.

Mais cela ne suffit toujours pas. L’enfant peut très bien tenir son crayon de cette façon (ce qui est tout à fait possible en ce qui concerne l’enfant dont nous parlons) et pourtant ne pas le tenir fermement ce qui semble certain pour cet enfant-là. Pourquoi ?

Voici donc l’histoire du mouchoir. Pour faciliter le positionnement des doigts afin d’assurer une bonne efficacité de la tenue du crayon, je propose de mettre dans la main une boule de coton à démaquiller sur laquelle on n’appuiera pas. Automatiquement, l’annulaire et l’auriculaire vont se placer derrière le majeur et si vous faites cela et que vous essayez d’appuyer avec le pouce contre l’articulation du majeur vous sentirez une forte résistance des trois doigts solidarisés. En revanche, si vous repliez ces deux doigts dans le creux de la main pour y maintenir un mouchoir finement plié, le majeur est seul à tenter de résister à l’appui de l’index. Le crayon s’en trouve en position instable à chaque mouvement des doigts.  Avec la pratique le crayon glissera plus ou moins sur la phalange. C’est alors sans importance pourvu qu’il reste contre l’articulation.

Voilà donc terminée cette première partie de l’observation. Nous y avons appris que l’enfant ne semble pas avoir de problème personnel de motricité fine et que sa prise de crayon demande vraisemblablement à être revue ce qui stabiliserait son trait et l’axe de ses lettres. Cela semble sans doute peu mais c’est énorme pour le confort d’écriture, l’accès à la fluidité du geste, donc aussi la confiance en soi.

Attention les explications données ici concerne cette écriture-là. Pour d’autres enfants les problèmes peuvent être autres.

Pour plus de détail je vous renvoie à l’édition 2016 de mon livre Le geste d’écriture Éditions Hatier et à cette vidéo

Pour la suite de mon cadeau de Noël, je vous dis à cette fin d’après-midi ou à ce soir.


Eh bien voilà, nous sommes jeudi soir, chose promise, chose due.

Voici donc la suite de l’observation qui vise à mettre en évidence et à expliquer ce qui pèche dans cette écriture afin de vous aider à éviter que ces anomalies se reproduisent. Revoilà ci-dessus l’écriture pour faciliter le suivi.

Ce qui frappe également très vite, c’est que le mot n’a pas son unité. On voit des lettres scrupuleusement tracées et scrupuleusement « attachées » les unes aux autres mais, hormis le o, aucune n’appelle la suivante : l’enfant écrit en attaché il n’écrit pas en cursive, il conçoit le mot comme une suite de lettres attachées les unes aux autres.

Comme son nom l’indique, l’écriture cursive court sur le papier, le passage d’une lettre à l’autre y est imperceptible. (CF. Le geste d’écriture, édition 2016 chapitres 6 et 7).

Ici on voit nettement que l’enfant a écrit u puis a écrit l. On peut couper le mot aux ciseaux entre u et l.
Y a-t-il une soudure ? Autrement dit le crayon aurait-t-il été levé entre les deux puis le l aurait été soudé à la finale du u ? Peu importe dans le cas de cette écriture. Ce qui importe, c’est que les lettres sont tracées pour elles-mêmes et non recodées pour s’intégrer à leur environnement (cf. Le geste d’écriture chapitre 6). La même anomalie est présente entre a et n, puis entre e et r avec en plus une double malformation du r (mais nous reviendrons sur les formes elles-mêmes plus tard).

Nous voyons donc clairement que l’enfant n’anticipe pas l’écriture du mot. Il l’écrit lettre à lettre. Si le mot était perçu comme un tout et non comme une suite de lettres, la fin du u et le début du l fusionneraient ce qui nécessiterait un léger recodage des deux. De même la fin du a et le début du n mais avec un recodage plus important pour assurer la fluidité du geste.

Une autre anomalie de ductus entrave la fluidité : la formation des lettres a et g. Les ronds sont attaqués par le dessus donc impossible de fermer le rond par une petite étrécie pour assurer la continuité du mouvement dans l’écriture du a (cf.voir cette vidéo et Le geste d’écriture page 106 et 122). De même impossible de recoder le rond pour enchaîner sur le début du jambage dans la lettre g.

On voit donc avec cette analyse du ductus à quel point il est important de montrer aux enfants le processus de création des formes et le processus de formation des lettres. (Le tableau figure à la fin du cahier 1 CP Apprentissage Éditions Hatier. Vous pouvez aussi en afficher le poster. Il est disponible chez le même éditeur).

Comprendre que la formation des lettres s’adapte à leur environnement donne à l’enfant la liberté d’ajuster son geste donc d’anticiper pour que le mot ait son unité donc que l’écriture soit fluide. L’intégration précoce de mots dans l’apprentissage d’une lettre facilite cet ajustement

Je m’arrêterai là pour ce soir

Que reste-t-il à voir dans cette écriture ?  Eh  bien, ce que l’on a l’habitude de voir en premier : la forme.
 
La forme des lettres répond à une définition. C’est cette définition qui en fait la lisibilité.  Elle doit donc être respectée au moment de l’apprentissage afin qu’elle puisse progressivement se personnaliser de façon pertinente, c’est à dire en préservant la lisibilité du texte.
Nous allons commencer par la dernière lettre du mot, la lettre r.

Un r est formé d’une attaque de grande boucle (comme si on voulait écrire un l), d’un pont et d’un début d’étrécie  cf. explications ici  ou dans Le geste d’écriture page 108). Ici il forme une sorte de rectangle planté droit dans l’interligne et qui aurait perdu l’un de ses côtés.  Son attaque rigide et verticale impose un arrêt après le e alors qu’il devrait s’enchaîner avec aisance.  Il se poursuit par un plateau légèrement concave au lieu d’un pont ce qui provoque un angle en haut à droite.  L’ensemble de son tracé gêne la fluidité de l’écriture.

Je reviens maintenant tout au début du mot avec la lettre b dont  l’oeilleton renvoie la finale tout en bas presque sur la ligne de base.  Un œilleton est une façon de négocier le passage d’une forme à une autre. Il tend à renvoyer le tracé vers le bas. Ici il ne s’impose pas : la lettre qui suit n’impose pas que la finale du b descende. Il est tellement injustifié que, dans la copie suivante du même mot, l’enfant le fait totalement disparaître le boulanger devient le loulanger (voir illustration ci-dessous)

Je poursuivrai avec une remarque sur la lettre e. Le e a des allures de e apraxique, c’est à dire avec une cassure au début. En réalité il n’est pas apraxique, il faudrait pour cela une cassure juste au niveau de la boucle (ce qui existe sur le modèle) et c’est mieux ainsi, cela évite de bloquer le mouvement.  On y voit poindre une belle intelligence graphique qui se trouve confirmée par les autres e de la page : ils ne sont pas apraxiques non plus alors que ceux du modèle le sont.

Je terminerai avec la lettre o qui tend vers une forme ovoïde comme si l’écriture s’impatientait d’être bloquée dans l’imperfection de sa maîtrise.  Tout comme le e, cette déformation laisse augurer d’une écriture de bonne qualité si l’enfant est bien pris en main pour réduire les anomalies que nous venons de voir ensemble.     

Nous voilà presque arrivés au terme de l’essentiel de ce qui peut être dit des anomalies de l’écriture de ce mot. 

Presque, car je voudrais en effet revenir sur l’absence de fluidité du geste. Si nous comparons ce mot avec le mot qui le suit sur la ligne nous voyons que le « dos bien droit » recherché dans le premier entrave la fluidité. Lorsque l’enfant se laisse aller à un geste plus naturel qui arrondit un peu les grandes boucles, une certaine fluidité commence à apparaître. Cela aussi, c’est de bon augure. 

J’espère que vous avez pris plaisir à la lecture de ce « cadeau de Noël ».

Je vous souhaite, chers lecteurs et lectrices, une excellente fin d’année.

COURS D’APPROFONDISSEMENT DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ECRITURE MÉTHODE DUMONT EN ÉLÉMENTAIRE – SESSION 2020

INSCRIPTIONS AU COURS D’APPROFONDISSEMENT DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ECRITURE MÉTHODE DUMONT EN ÉLÉMENTAIRE – SESSION 2020

Le cours en quelques mots 

Le cours d’approfondissement de l’enseignement de l’écriture  méthode Dumont en élémentaire s’adresse aux professeurs des écoles élémentaires.

Il leur donne les connaissances et compétences nécessaires pour enseigner efficacement l’écriture à leurs élèves afin de les doter d’un geste graphique souple n’entravant pas l’accès à la réflexion sur le sens de l’écrit et participer dans le cadre de leur école à des actions de groupes ayant cet objectif *.

Son déroulement 

Cours par correspondance dates à définir
Cours oraux dates à définir
Cours oraux dates à définir

 Son prix 

750 euros payables en trois versements  (Les frais de déplacements et d’hébergement sont pris en charge directement par l’apprenant.)

 Pour obtenir le descriptif détaillé et le dossier de pré-inscription lorsque les dates seront connues adressez-nous une lettre de motivation manuscrite, un CV et un document attestant de votre situation professionnelle.

Cours Danièle Dumont   8 Rue Ferdinand de Lesseps   21000  DIJON

Vous doublerez votre envoi par courrier d’un envoi par mail (y compris de votre lettre manuscrite) à daniele point dumontecriture arobas orangepoint fr

COURS D’APPROFONDISSEMENT DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ECRITURE MÉTHODE DUMONT EN MATERNELLE

INSCRIPTIONS AU COURS D’APPROFONDISSEMENT DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ECRITURE MÉTHODE DUMONT EN MATERNELLE – SESSION 2020

Le cours en quelques mots 

Le cours d’approfondissement de l’enseignement de l’écriture  méthode Dumont en maternelle s’adresse aux professeurs des écoles maternelles.

Il leur donne les connaissances et compétences nécessaires pour enseigner efficacement l’écriture à leurs élèves en différenciation et transversalité et participer dans le cadre de leur école à des actions de groupes ayant cet objectif *.

Son déroulement 

Cours par correspondance de janvier à avril 2020
Cours oraux du 15 au 17 avril 2020 pour les zones B et C
Cours oraux du 20 au 22 avril 2020 pour la zone A

 Son prix 

750 euros payables en trois versements  (Les frais de déplacements et d’hébergement sont pris en charge directement par l’apprenant.)

 Pour obtenir le descriptif détaillé et le dossier de pré-inscription adressez-nous une lettre de motivation manuscrite, un CV et un document attestant de votre situation professionnelle.

Cours Danièle Dumont   8 Rue Ferdinand de Lesseps   21000  DIJON

Vous doublerez votre envoi par courrier d’un envoi par mail (y compris de votre lettre manuscrite) à daniele point dumontecriture arobas orangepoint fr

Que fait un rééducateur méthode Dumont ?

Suite à un gros quiproquo créé à la suite d’une émission télévisée  je tiens à apporter une précision importante. Nous, rééducatrices et rééducateurs méthode Dumont, traitons les difficultés d’écriture qui sont liés à des défauts d’apprentissage. 

Sauf pour celles d »entre nous qui sont également orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciennes et qui agissent dans leur champ de compétence en plus de ce que font les simples rééducateurs et rééducatrices méthode Dumont, notre domaine n’est ni médical ni paramédical ( même s’il peut arriver que certaines s’installent dans les locaux proches de professionnels du secteur médical ou paramédical).
Si seuls étaient confrontés a des difficultés d’écriture les enfants qui ont de véritables problèmes moteurs alors il n’y aurait pas besoin de nous. 

Heureusement (ou malheureusement ? Que dire ?) un énorme pourcentage d’enfants qui ont des difficiles d’écriture n’ont pas de problèmes pathologiques. 
Une rééducation hors cas pathologique, c’est 4 à 6 séances. Les premiers résultats doivent être évidents dès les toute premières séances.

Nous traitons aussi l’apprentissage de la main controlatérale suite à la perte de la main scriptrice puisqu’il s’agit là de technique d’écriture. De même nous traitons la crampe de l’écrivain puisqu’elle est due à un défaut dans la tenue et/ou le maniement du crayon.

J’ai toujours refusé le nom de graphothérapeute pour moi-même et pour les personnes que je forme car nous ne sommes pas des thérapeutes en ce sens que nous ne faisons ni des actes médicaux ni des actes paramédicaux sauf dans le cadre de notre profession associée le cas échéant. Je souhaite lever toute ambiguïté à ce sujet. S’il se trouve que la personne qui nous consulte a, en plus de son problème technique d’écriture, besoin d’une prise en charge autre, alors nous la dirigeons vers un professionnel adapté en plus de notre action si nous ne sommes pas nous-même professionnel dans ce domaine.
Sauf exception les rééducateurs méthode Dumont sont à la base enseignants, psychomotriciens, ergothérapeutes, orthophonistes, kinésithérapeutes.

Poignet en crosse et douleurs dans le dos.

Mon enfant est gaucher, il tourne son poignet en crochet pour écrire. Il se plaint d’avoir mal dans le bras et dans le dos. On dit portant que c’est une position normale pour les gauchers m’écrit une maman inquiète.

C’est une position fréquente, mais pas « normale » dans le sens où elle tend inutilement les muscles et les tendons.

Pour écrire sans douleur, il faut que les muscles soient au repos dès qu’on arrête d’écrire. S’il incline sa feuille vers la droite, s’il la remonte sur la table et s’il tient son crayon correctement, le gaucher voit ce qu’il écrit. Il n’a pas alors à fatiguer inutilement ses muscles en les tendant pour placer sa main au-dessus de sa ligne d’écriture. Il peut donc mettre sa main sous la ligne comme un droitier. Laissez-le essayer divers emplacements du cahier sur la table pour ajuster à la longueur de son avant-bras et à son œil directeur.

De même que la main en crosse n’est pas l’apanage des gauchers, les douleurs en écrivant ne concernent pas que les gauchers et ne concernent pas que la main en crosse. Elles se localisent dans les doigts, le poignet, bras, l’épaule, le cou, le dos. Plus  la douleur s’éloigne de la main, moins on pense à la posture et moins encore on pense à la tenue et au maniement du crayon.

Si vous écrivez beaucoup et que vous souffrez de douleurs dans le dos, interrogez-vous sur votre posture et sur votre tenue et votre maniement du stylo. Même chose pour les douleurs du cou, de l’épaule …  surtout, mais pas exclusivement si vous placez votre main en crosse.

Consultez un rééducateur ou une rééducatrice méthode Dumont. Votre problème sera réglé en quelques séances.

Des cahiers d’écriture pour la maison

La méthode d’écriture Danièle Dumont, présentée pour être pratiquée à la maison
Pour apprendre à écrire et s’entraîner à la maison.

 

 

 

 

 

Apprendre à écrire, c’est d’abord l’affaire de l’école. L’enseignant est là pour ça. Il lui faut souvent bien du courage pour tenir bon la barre face aux vents et marrées qui agitent les médias et risquent de ternir son image.
Cela n’empêche que les apprentissages sont aussi l’affaire de la maison.  Vous êtes parents ; alors vous voulez le mieux pour votre enfant. Vouloir le mieux, passe aussi par prendre conscience que les apprentissages de l’école et ceux de la maison ne sont pas antinomiques, bien au contraire.
Certains apprentissages commencent à la maison, le langage, la politesse par exemple. Pour d’autres il vaut mieux, pour des raisons pratiques et pédagogiques, qu’ils suivent ce qui se fait à l’école. C’est le cas, par exemple, de l’écriture.

Depuis un certain nombre d’années, je publie aux éditions Hatier une méthode d’écriture que j’ai mise au point au fil de ma réflexion et de ma recherche tout au long de ces trente dernières années. Il ne s’agit pas d’une « technique pour tracer des lettres  » mais bien d’une méthode qui conduit l’enfant à produire du sens tout en écrivant bien. Les articles de ce site en exposent certains pans. Ces publications, visibles à droite de l’écran, s’adressent surtout jusqu’ici aux enseignants des écoles maternelles et élémentaires.

Avec mes deux dernières parutions, c’est à vous, parents, que je m’adresse. Vous y trouverez dans une présentation claire et précise les informations dont vous avez besoin pour pouvoir faire travailler l’écriture à votre enfant avec la même méthode que l’enseignant. Vous pourrez alors accompagner et valoriser ses progrès sans devancer ce qui est fait en classe, sans porte à faux, et en étant au fait de la façon dont fonctionne cet outil de communication et d’expression si mal connu, l’écriture.

Et si vous faites l’école à la maison, alors ces deux ouvrages vous sont indispensables pour que votre enfant ait une écriture de qualité.

Quel rapport avec la méthode Dumont ?

J’ai partagé ceci sur FaceBook   et j’y ai fait le commentaire suivant : « Je suis parfaitement d’accord ! Mesdames ne faites pas ça ! 
Comme vous me connaissez un peu vous avez dû voir le clin d’œil. 
Quel rapport avec la méthode Dumont ? Eh bien, oui, il y en a un. Mais je vous le dirai après vous avoir lu-e-s. »

Alors je vous ai lu-e-s. Les réponses ont été variées et toutes intéressantes. Il est temps que je donne enfin ma réponse.
Pour celles qui en auraient besoin voici un lien vers une petite piqure de rappel   et un autre vers une présentation de la nouvelle édition.

Comme vous le savez, le geste d’écriture est un concept que j’ai créé il y a déjà de nombreuses années.  Il va du moment où l’on s’apprête à prendre la crayon jusqu’à celui où l’on écrit en produisant du sens.

Il inclut donc la réflexion.  Le chapitre 9 du Geste d’écriture est consacré au sens.  Vous y avez lu ou vous y lirez : pour que l’écrit fasse sens pour lui, l’enfant doit être amené à réfléchir avant d’écrire.

RÉFLÉCHIR est le maître mot de ma méthode. Pour qu’il y ait réellement écriture, il faut qu’il y ait préalablement réflexion. Réfléchir avant d’écrire. Réfléchir ne signifie pas chercher quelle est la bonne réponse à la question mais, au contraire, se poser la question, aller jusqu’au bout de sa réflexion pour pouvoir avancer une réponse motivée.

Lorsque j’ai commencé à lire le texte en question après avoir vu l’image, je commençais à bouillir un peu car je trouvais la réaction extrêmement exagérée. Et puis j’ai lu la fin et là j’ai été d’accord, comme tout le monde : on ne pose pas ses tongs sur la table du restaurant !  Ensuite j’ai lu les commentaires beaucoup  portaient sur l’allaitement. Or, de quoi parle le commentaire de présentation : des tongs, rien que des tongs.

Je remercie vivement celles et ceux qui se sont prêtés sur Facebook à mon petit jeu de devinettes. Il a été un petit peu biaisé car quelqu’un a très vite parlé des tongs, du coup les réactions épidermiques qui m’auraient amusées (ce n’est pas méchant) n’ont pas fusé.

Le point commun avec la méthode Dumont est qu’il faut toujours aller au bout de la réflexion avant d’écrire/ avant de réagir (par écrit en tout cas) et j’en profite pour ajouter toujours aller jusqu’au bout de sa réflexion pour valoriser les projets en transversalité.  Cf la réponse faite ce jour à une enseignante tout en bas de page ici .

Je voulais profiter de ce billet – car c’est plus un billet qu’un véritable article – pour attirer aussi votre attention sur une pétition qui circule sur la toile. J’en ai pris connaissance dans les pages d’un groupe FaceBook dédié aux enseignants. Elle était présentée par une enseignante, pour moi donc par quelqu’un qui est censé savoir de quoi il parle lorsqu’il parle d’un livre de lecture.  Cette pétition visait à faire interdire la diffusion de Bulle, livre de lecture pour CP.  Image à l’appui  elle interpellait le lecteur  : Partagez moi cette horreur que cela circule et remonte le plus haut possible ! Les images et les textes sont présentées de telle façon que,  à moins d’aimer le style Gore, on a du mal à rester indifférent.  Comme beaucoup je suis tombée dans le panneau.  Comme beaucoup je n’ai pas pu ajouter de commentaire de protestation sur la pétition car les commentaires ont été désactivés.  Si au lieu de me fier aux réactions de l’enseignante qui la présentait j’avais analysé plus finement la pétition je ne me serais sans doute (peut-être car le montage est fait de façon très astucieuse) pas laissé prendre par ce montage diffamatoire.
Donc approfondissons encore et toujours notre réflexion !

Pour information, je me suis dédoublée : si vous souhaitez une formation vous pouvez aussi voir là les personnes que j’ai formées.

Il y a 10 ans – Synthèse d’une formation des formateurs de l’Éducation Nationale (Inspecteurs, Conseillers pédagogiques, Maître formateurs)

Pour ceux qui se demanderaient ce qui a changé ces dernières années dans ma méthode d’enseignement de l’écriture, voici la synthèse d’une formation que j’ai donnée il y a 10 ans déjà à Chalon-en-Champagne.

On y verra que tout y était. Le changement, ou plutôt l’évolution, réside dans l’approfondissement de la structuration de la forme des lettres avec une définition affinée des formes de base (qui se réduisent à deux) et une précision des phénomènes de dérivation qui permettent de comprendre comment on passe de deux formes de base à sept formes en tout. Avec ce regard complémentaire apporté par ma recherche universitaire on comprend mieux comment la méthode que je préconise apporte dès le départ de la fluidité à l’écriture.

Synthese_D.DUMONT_Le_geste_d_ecriture

Conférences en 2018

LES CONFÉRENCES DE CETTE ANNÉE CIVILE 2018

LES CONFÉRENCES DU 1er TRIMESTRE 2017/2018 

Les dernières et avant-dernières conférences de l’année civile ont eu lieu le mercredi 6 décembre à Neuilly sur Seine et le 13 décembre pour la circonscription de Saint-Denis 3.

Attention, sauf exception, ces conférences ne sont pas publiques. Comme vous êtes très nombreux à me demander si j’interviens bientôt dans votre circonscription, je renseigne ce planning quinzaine après quinzaine ou mois après mois  afin de limiter le nombre de questions à ce sujet.

Sauf indication contraire, la présence ici de cette information ne vaut pas accord pour que chacun assiste aux conférences. C’est la raison pour laquelle ni l’adresse de la salle ni l’horaire ne sont mentionnés.

 

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LE DÉBUT DE L’ANNÉE SCOLAIRE :

Après une semaine de formation à Casablanca fin août, les conférences et formations ont démarré en France par Givet le mardi 19 septembre et Rethel le Mercredi 20.

Puis ce fut Saint-Pol le mercredi 27 septembre.

Le mercredi suivant, 4 octobre, un  atelier a réuni une soixantaine d’enseignants à Ham.

Puis ce fut dans le Sud :

Le mardi 10 octobre  à Six Fours le mercredi 11 octobre à Hyères.Retrouvailles avant le début de la conférence

Le mardi 17 a eu lieu à Pertuis une conférence-débat organisée par Le Groupement Indépendant de Parents d’Élèves qui m’a valu un très beau message que vous pouvez lire en fin d’article ici. 

Conférence publique

Le mercredi 18 ce fut une conférence pédagogique pour le cycle 2 à Cannes

Le cours de rééducation graphique  puis trois journées de cours de pédagogique de l’écriture ont occupé l’ensemble des vacances scolaires.

La reprise s’est faite à Rambouillet, le 8 novembre.

Puis le 15 novembre 2017 une conférence a réuni à Rouen des enseignants de CP et de CE1

Le mercredi 22 novembre la circonscription de Fleury les Aubray   accueillait 300 enseignants.

La suivante le mardi 28 novembre à Rombas a accueilli de nombreux enseignants, bien au-delà de ce qui était prévu…  

Des échos des conférences ici

 

Agora AGEEM 2017

J’avais dit quelques mots de présentation de mes interventions au congrès d’Albi de l’AGEEM.

En voici une brève présentation en attendant de développer plus :

C’est ici   ou encore   là  .

On trouvera une présentation générale du congrés d’Albi ici

 et ma présence au congrès 2016 à Dijon là .