De nouveaux programmes viennent de sortir. J’ai été interpelée publiquement par une internaute qui souhaiterait que j’exprime les points de divergences.

Je ne vais pas me prêter à cet exercice mais je vais mettre en ligne ici mon mémoire de Master 2 de linguistique fonctionnelle qui a pour thème la relation entre le discours et les pratiques de classe dans l’enseignement de l’écriture en maternelle. Il me semble que peu de choses ont changé depuis 2006, date de sa soutenance. Il devrait donc rendre encore service. Discours&Pratiques

Donc dans les nouveaux programmes on lit la référence à mes propositions pédagogiques. Cela s’inscrit dans la droite ligne de leur apparition progressive depuis 2002 dans les pages  des programmes et d’Eduscol ainsi que de la prise en compte de ma contribution à la réflexion du Conseil supérieur des programmes.

Si cette référence est clairement mentionnée à certains endroits, comme ici par exemple , elle se fait plus discrète comme là au sujet de l’importance de l’écriture manuscrite face au numérique, voire absente ailleurs.

C’est le cas par exemple lorsqu’il est question de ne plus / ne pas prétendre faire entendre les occlusives (cf. ma réaction) (cf. aussi mon article sur la question ), c’est le cas aussi lorsque les programmes (ou les instructions ministérielles) parlent de l’importance du recodage, recodage dont je donne la définition page 98 de l’édition 2016, du Geste d’écriture  : “Le changement progressif d’une forme en une autre s’appelle le recodage”. Le recodage assure l’unité des lettres et l’unité des mots en leur apportant la fluidité nécessaire à une écriture réussie.