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De l’utilisation des cahiers de maternelle

Les cahiers de maternelle se divisent en deux groupes :

  • Des cahiers qui consignent le suivi des  acquisitions  de  l’enfant : les cahiers d’écriture 1, 2 et 3. Ils fixent et enregistrent l’acquisition des compétences en matière de préparation en écriture (cahier 1) puis d’écriture (cahier 2 les formes de base, cahier 3 l’écriture courante). On trouvera plus de précision sur la façon de les utiliser dans l’article sur l’utilisation de la méthode Dumont en pédagogie Montessori.   
  • Les cahiers de la collection différenciation et transversalité. Ce sont des cahiers thématiques : Le cirque, Le loup… Tous les enfants y découvrent la même histoire au même moment et travaillent sur la même page au même moment. Ils permettent pourtant des activités différenciées en fonction des besoins de chaque enfant.

Les cahiers 1 et 2 ne correspondent pas forcément à une classe donnée, ils correspondent à une progression : on commence par le 1 et on va jusqu’au niveau  permis par l’acquisition des compétences. Ainsi théoriquement le cahier 1 se commence en PS mais il peut tout aussi bien être commencé en GS si cela n’a pas été fait avant.

Le cahier 3 se fait en GS ; il peut servir de révisions dans certains CP.

Le cahier Le cirque peut être utilisé en PS, MS ou GS. Le cahier Le loup peut être utilisé en MS ou GS.

Différence entre oeilleton et boucle

Lorsqu’on ne dispose pas d’un langage technique permettant de différencier suffisamment ce qu’on voit, on observe trois sortes de « boucles » dans l’écriture : des petites, des moyennes et des grandes. On voit les petites sur certaines lettres. Les moyennes « sont » la lettre e. Les grandes « sont » les grandes lettres.

Lorsqu’on entre plus avant dans la compréhension de l’écriture, on comprend que l’écriture est le produit d’un mouvement. Si, donc, vous posez votre stylo sur la ligne et que vous fassiez tourner vos doigts en avançant, vous formez une boucle. Dans l’écriture, cette boucle forme la lettre e. Si vous étirez vos doigts vers le haut vous formez « la même » boucle mais plus grande. Vous pouvez donc distinguer une petite boucle et une grande boucle. La grande boucle forme la lettre l. Elle entre aussi dans la composition d’autres lettres (b, h, k).

Si, maintenant, vous regardez l’écriture, vous distinguez clairement les petites boucles et les grandes boucles et vous voyez que ce qu’auparavant vous considériez comme des « petites boucles » ne correspondent pas au même geste. Vous voyez aussi que dans un même écrit les adultes peuvent en faire ou ne pas en faire sur la même lettre : écrivez rapidement « Ne pas renverser ses vases » et comparez vos r. Comparez aussi vos s. Comparez également vos v. Ces fameuses  »  » petites boucles »  » peuvent être présentes, ou absentes, ou remplacées par des petits traits. C’est donc qu’elles ne font pas partie intégrante de la lettre en question. Ce ne sont pas des formes constitutives des lettres, donc pas des boucles. On les appelle des œilletons.  Les petits traits s’appellent des traits couvrants.

Œilletons ou traits couvrants sont formés par le passage d’une forme à une autre, ils sont utilisés pour ramener vers le bas ou vers l’horizontale un tracé qui se poursuivrait vers le haut s’il restait dans la même direction . C’est donc une façon de négocier le passage d’une forme à la forme suivante (rond et attaque de grande boucle pour la lettre o, attaque de grande boucle et pont pour la lettre r, attaque de grande boucle et rouleau pour la lettre s, demie étrécie et attaque de grande boucle pour les lettres b, v et w). Cette négociation peut se faire aussi par un simple angle.