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De l’utilisation des cahiers de maternelle

Les cahiers de maternelle se divisent en trois groupes :

  • Des cahiers qui consignent le suivi des  acquisitions  de  l’enfant : les cahiers d’écriture 1, 2 et 3. Ils fixent et enregistrent l’acquisition des compétences en matière de préparation en écriture (cahier 1) puis d’écriture (cahier 2 les formes de base, cahier 3 l’écriture courante). On trouvera plus de précision sur la façon de les utiliser dans l’article sur l’utilisation de la méthode Dumont en pédagogie Montessori.   
  • Les cahiers de la collection différenciation et transversalité. Ce sont des cahiers thématiques : Le cirque, Le loup… Tous les enfants y découvrent au même moment la même histoire racontée par l’enseignant puis travaillent sur la même page au même moment. Ils permettent pourtant des activités différenciées en fonction des besoins de chaque enfant.
  • Les parascolaires

 


Pour la classe

Les cahiers 1 et 2 ne correspondent pas forcément à une classe donnée, ils correspondent à une progression : on commence par le 1 et on va jusqu’au niveau  permis par l’acquisition des compétences. Ainsi théoriquement le cahier 1 se commence en PS mais il peut tout aussi bien être commencé en GS si cela n’a pas été fait avant.
Chaque compétence y est travaillée sur 3 pages. Les enfants font une ou plusieurs des activités préparatoires listées en haut de page (ou une autre), puis viennent faire les exercices de la 1ère des 3 pages. Ils font ensuite des activités préparatoires analogues puis viennent faire les exercices de la 2ème des 3 pages. Idem pou la 3ème page.
Cela permet de voir les progrès de l’enfant. Ces progrès peuvent être constatés aussi par les parents. Ceux-ci pourront savoir aussi ce que l’enfant à fait entre temps.
Des livrets d’accompagnement téléchargeables gratuitement sur le site des éditions Hatier sont à la disposition des enseignants pour qu’ils puissent suivre l’évolution de toute la classe en fonction de toutes les compétences à acquérir pour apprendre à écrire.
on les trouve en suivant ce lien.

Le cahier 3 se fait en GS ; il peut servir de révisions dans certains CP. Comme pour tous les cahiers, son utilisation est expliqué dans la notice. Des détails complémentaires sont donnés dans le livret d’accompagnement téléchargeable gratuitement correspondant.

Le cahier Le cirque peut être utilisé en PS, MS ou GS. Le cahier Le loup peut être utilisé en MS ou GS.

 

Pour la maison,  les parascolaires présentent ma méthode aux familles (Ma méthode d’écriture Danièle Dumont) ou en proposent une mise en application (Mon cahier d’écriture méthode Dumont). Ils sont publiés aux éditions Larousse  : http://legestedecriture.fr/des-cahiers-decriture-pour-la-maison/

Différence entre oeilleton et boucle

Lorsqu’on ne dispose pas d’un langage technique permettant de différencier suffisamment ce qu’on voit, on observe trois sortes de « boucles » dans l’écriture : des petites, des moyennes et des grandes. On voit les petites sur certaines lettres. Les moyennes « sont » la lettre e. Les grandes « sont » les grandes lettres.

Lorsqu’on entre plus avant dans la compréhension de l’écriture, on comprend que l’écriture est le produit d’un mouvement. Si, donc, vous posez votre stylo sur la ligne et que vous fassiez tourner vos doigts en avançant, vous formez une boucle. Dans l’écriture, cette boucle forme la lettre e. Si vous étirez vos doigts vers le haut vous formez « la même » boucle mais plus grande. Vous pouvez donc distinguer une petite boucle et une grande boucle. La grande boucle forme la lettre l. Elle entre aussi dans la composition d’autres lettres (b, h, k).

Si, maintenant, vous regardez l’écriture, vous distinguez clairement les petites boucles et les grandes boucles et vous voyez que ce qu’auparavant vous considériez comme des « petites boucles » ne correspondent pas au même geste. Vous voyez aussi que dans un même écrit les adultes peuvent en faire ou ne pas en faire sur la même lettre : écrivez rapidement « Ne pas renverser ses vases » et comparez vos r. Comparez aussi vos s. Comparez également vos v. Ces fameuses  »  » petites boucles »  » peuvent être présentes, ou absentes, ou remplacées par des petits traits. C’est donc qu’elles ne font pas partie intégrante de la lettre en question. Ce ne sont pas des formes constitutives des lettres, donc pas des boucles. On les appelle des œilletons.  Les petits traits s’appellent des traits couvrants.

Œilletons ou traits couvrants sont formés par le passage d’une forme à une autre, ils sont utilisés pour ramener vers le bas ou vers l’horizontale un tracé qui se poursuivrait vers le haut s’il restait dans la même direction . C’est donc une façon de négocier le passage d’une forme à la forme suivante (rond et attaque de grande boucle pour la lettre o, attaque de grande boucle et pont pour la lettre r, attaque de grande boucle et rouleau pour la lettre s, demie étrécie et attaque de grande boucle pour les lettres b, v et w). Cette négociation peut se faire aussi par un simple angle.