Archives par mot-clé : écriture cursive

Écriture manuscrite/écriture numérique

La question du numérique revient régulièrement. On en loue les avantages. On en dénonce les effets… les méfaits ?
Examinons le tout avec sérénité. Pour autant ne nous voilons pas la face : si le numérique représente une avancée technique considérable à laquelle il serait dommageable de renoncer, son usage non réfléchi représente un danger réel à bien des égards à commencer par l’usage précoce des claviers.

Démonstration en deux PDF :

!Les risques du tout numerique

!Impact socio-economique du tout numerique

 

Planning des prochaines conférences

LES CONFÉRENCES DE CETTE ANNÉE CIVILE 2018

LES CONFÉRENCES DU 1er TRIMESTRE 2017/2018 

Les dernières et avant-dernières conférences de l’année civile ont eu lieu le mercredi 6 décembre à Neuilly sur Seine et le 13 décembre pour la circonscription de Saint-Denis 3.

Attention, sauf exception, ces conférences ne sont pas publiques. Comme vous êtes très nombreux à me demander si j’interviens bientôt dans votre circonscription, je renseigne ce planning quinzaine après quinzaine ou mois après mois  afin de limiter le nombre de questions à ce sujet.

Sauf indication contraire, la présence ici de cette information ne vaut pas accord pour que chacun assiste aux conférences. C’est la raison pour laquelle ni l’adresse de la salle ni l’horaire ne sont mentionnés.

 

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LE DÉBUT DE L’ANNÉE SCOLAIRE :

Après une semaine de formation à Casablanca fin août, les conférences et formations ont démarré en France par Givet le mardi 19 septembre et Rethel le Mercredi 20.

Puis ce fut Saint-Pol le mercredi 27 septembre.

Le mercredi suivant, 4 octobre, un  atelier a réuni une soixantaine d’enseignants à Ham.

Puis ce fut dans le Sud :

Le mardi 10 octobre  à Six Fours le mercredi 11 octobre à Hyères.Retrouvailles avant le début de la conférence

Le mardi 17 a eu lieu à Pertuis une conférence-débat organisée par Le Groupement Indépendant de Parents d’Élèves qui m’a valu un très beau message que vous pouvez lire en fin d’article ici. 

Conférence publique

Le mercredi 18 ce fut une conférence pédagogique pour le cycle 2 à Cannes

Le cours de rééducation graphique  puis trois journées de cours de pédagogique de l’écriture ont occupé l’ensemble des vacances scolaires.

La reprise s’est faite à Rambouillet, le 8 novembre.

Puis le 15 novembre 2017 une conférence a réuni à Rouen des enseignants de CP et de CE1

Le mercredi 22 novembre la circonscription de Fleury les Aubray   accueillait 300 enseignants.

La suivante le mardi 28 novembre à Rombas a accueilli de nombreux enseignants, bien au-delà de ce qui était prévu…  

Des échos des conférences ici

Pourquoi une police Cursive Dumont ?

Pourquoi une police Cursive Dumont ? Diverses polices de caractère existaient jusqu’ici. Avait-on besoin d’en créer une autre ?

La réponse est clairement : oui. Il fallait à nos écoles une police où les enfants puissent voir ce que l’on attendait d’eux.  Jusqu’alors, à quelques signes près peut-être, les lettres étaient toujours identiques à elles-mêmes dans les polices censées être cursives. Les enfants étaient donc incités à reproduire des formes figées et, hormis avec une préparation spécifique à l’écriture, il leur fallait toute l’école primaire pour produire une écriture fluide.

Dans la Cursive Dumont  les enfants perçoivent le mouvement de l’écriture. Et cela change tout.

C’est que la Cursive Dumont est le fruit d’une réflexion et d’une observation attentives de l’écriture produite sur le papier et de l’acte d’écriture en cours de réalisation, acte que j’ai nommé le geste d’écriture , expression qui a fait florès depuis (mais n’est pas toujours bien comprise et ne peut être réduite à les gestes de l’écriture ni même le geste de l’écriture).

L’une des autres spécificités de la Cursive Dumont maternelle, intimement liée à la première, est sa simplicité. Ma recherche a montré que certaines caractéristiques relativement traditionnelles de l’écriture des lettres ne sont pourtant pas des formes, c’est à dire des éléments intrinsèques, des éléments sans lesquels la lettre n’existerait pas.

Il en est ainsi des traits d’attaque devant les lettres rondes, des œilletons et des traits couvrants. La Cursive Dumont exclut donc ces tracés parasites pour ne conserver que les sept formes qui constituent l’écriture, formes que ma recherche a permis de mettre à jour et de définir . On n’y trouvera donc pas d’œilletons sur les b, v, w, s, ni bien sur les o (lorsqu’ils en comportent un, leur finale s’effondre vite, portant alors à confusion avec a ) ni encore sur les r ( de trop gros œilletons leur donnent des allures de h mal formés). On n’y trouvera pas non plus de trait couvrant sur les r, ni de trait d’attaque devant les lettres rondes ( c, o, a, d, g, q) 

Sa simplicité et l’absence de cassure à l’attaque des e et à la fin des lettres à pont (m, n, h, r) font de l’écriture Cursive Dumont maternelle un modèle idéal pour la classe.

La police de caractères Cursive Dumont était dans mes tiroirs depuis des années. Les années passant vite et étant très remplies, elle est restée dans mes tiroirs. Pendant ce temps une thèse de doctorat sur le sujet a étayé mes propositions. La police a mûri. Un concours de circonstances  l’a fait éclore début 2015. Il y a plus de deux ans déjà. Les événements ont fait que sa version maternelle a été publiée pour la 1ère fois en tout début de cette année 2017.  D’autres ont repoussé à juillet 2017 la présente mise en ligne.

A peine sortie, elle est déjà copiée (défauts en plus… ), signe de sa qualité.

Je souhaite à tous un très bel usage.

CONGRES DE L’AGEEM 2017 – AGORAS

Cette année 2017, le Congrès annuel de l’AGEEM aura lieu à Albi.

J’y tiendrai deux agoras

Jeudi 06 juillet 2017 : 15h20 / 16h20

Je pense donc je suis ; je suis donc je pense : la question du sens dans l’apprentissage de l’écriture.

Vendredi 07 juillet 2017 : 11h20 / 12h20

La prise en compte de l’enfant, être pensant, dans la construction de son apprentissage de l’écriture.

Pour information : Secrétariat Congrès AGEEM 2017 Parc des Expositions 81990 Le Sequestre

Tél. 06 80 21 07 41 congresageem.albi2017@gmail.com

Une bonne nouvelle pour l’utilisation de la police de caractères Cursive Dumont maternelle

Lors de la sortie de la police de caractères Cursive Dumont maternelle, nous avions précisé que le fonctionnement de la police est lié à celui des variantes contextuelles de la technologie Open Type.  A ce sujet nous avions déploré que Libre office ne mette pas encore en œuvre les variantes contextuelles. Mais voilà qui est fait :  La version de Libre Office qui fera fonctionner correctement la police est en cours de finalisation. Elle devrait être disponible très rapidement (Version 5.3). Pour information, voici le lien de téléchargement de Libre Office version 5.3.0 beta 2. , la version d’essai.

La rectification a été faite dans le descriptif . 

 

 

La modélisation est en ligne

De nombreuses publications en ligne se réfèrent à mes propositions pédagogiques.  Parmi elles, certaines publient la modélisation de l’apprentissage de l’écriture en l’amputant d’une colonne.  Croyant simplifier elles dénaturent et le tableau perd sa fonction modélisante, autrement dit sa fonction de trame.

J’ai donc décidé de mettre ce tableau en ligne sous forme d’une vidéo explicative.  Si vous êtes un-e fidèle du site vous en avez déjà lu la présentation.  La vidéo offre l’avantage de pouvoir être plus explicative.  Bien sûr, vous retrouverez cette modélisation en détail dans Le geste d’écriture, édition 2016 (et également dans les éditions précédentes).

Voici donc (hormis celle qui est sur Eduscol) la 1ère vidéo sur la méthode Dumont

 

 

Des groupes petits ou inégaux dans le relai de hockey

Le relai de hockey consiste à pousser le palet le plus vite possible pour que son équipe ait terminé la première.

L’objectif de l’enfant est que son équipe gagne la partie.  L’objectif de l’enseignant est d’enseigner la 1ère unité de mouvement : celle qui va de la gauche vers la droite « en passant par en bas » (et qui forme la boucle, l’étrécie et le rond, lesquels forment entièrement les lettres e, l, f, i, u, t, b, c, o, a, d  et une partie de chacune des autres lettres, d’où son importance capitale).

La question s’est posée de savoir comment évaluer le groupe gagnant lorsqu’il n’y a pas le même nombre d’enfants dans chaque groupe ou lorsqu’il y a trop peu d’enfants par groupe.

La réponse est toute simple : il s’agit alors de compter les passages et ce n’est plus le dernier enfant à passer qui marque la fin de la partie mais un signal sonore. Comptons donc les passages.

Pour cela  prévoir des jetons dont le nombre varie en fonction du nombre de groupes, du nombre d’enfants, et surtout de la durée de l’exercice et deux boites par groupe  : une où seront posés les jetons au départ, une où chaque enfant jettera  un jeton à chaque passage.  Les deux boites seront placées près du mur à la fin de chaque piste Les différencier par leur dimension me semble plus efficace que par leurs couleurs  : une petite pour les prendre, une grande pour les déposer.

Le groupe qui comptera le plus de jetons dans sa grande boite aura gagné.

La gestion statique de l’espace graphique

Une enseignante de maternelle m’envoie la question suivante :

Je vais enseigner à la prochaine rentrée dans une classe de MS/GS.
Je relis avec beaucoup d’attention votre livre « Le geste d’écriture » pour bien m’en imprégner.
J’ai une question sur la gestion statique de l’espace graphique.
Je comprends l’intérêt du travail sur l’alignement et l’espacement des objets pour la tenue de la ligne et l’espacement régulier entre les mots. Mais je ne comprends pas le lien de ces activités avec l’espacement entre les lettres car dans l’écriture manuscrite en cursive, il n’y a pas d’espacement entre les les lettres puisqu’elles ont liées entre elles.
Merci pour votre réponse à mon questionnement.
Cordialement

Cette question appelle un développement particulier, c’est pourquoi j’y répond sous forme d’article plutôt que dans les commentaires.  Une précision tout d’abord : la version 2016 du Geste d’écriture est susceptible d’apporter des éclaircissements sur quelques questions qui ont pu se poser jusqu’ici.

La gestion statique de l’espace graphique assure, comme son nom l’indique, la gestion des contingences spatiales de l’écriture indépendamment du mouvement fait pour disposer les éléments. Elle habitue l’enfant à voir ces caractéristiques.  Ces caractéristiques sont travaillées en transversalité, c’est à dire en focalisant l’attention de l’enfant sur l’activité en cours et non sur l’objectif de l’enseignant. L’objet de la tâche et l’objet du savoir ne se rejoindront qu’ultérieurement. Par exemple quand l’enfant aligne les petits chiens sur la poutre dans le cahier Le cirque il ne se réfère pas à l’écriture mais au spectacle du cirque.  En même temps qu’il perçoit l’alignement des objets, il en perçoit l’espacement, tant en ce qui concerne l’espace entre les éléments globalement qu’en ce qui concerne l’espacement de leurs axes.

Il encode un rythme d’espace lequel comprend la façon de se diriger dans l’espace mais également, entre autres, une façon particulière d’organiser l’espace.  C’est ce rythme, c’est à dire cette cohérence dans la disposition des éléments, qu’il restituera ensuite dans l’écriture, y compris l’écriture cursive. Les lettres étant liées, il se réfèrera aux corps des lettres pour qu’ils ne se touchent pas mais ne soient pas trop éloignés non plus. (S’intégrera à ce rythme et l’étayera la gestion de l’espace produite par le mouvement qui crée les formes et les dépose).

Pour que les enfants bénéficient au maximum de ces enseignements il me semble important de laisser l’encodage se faire de la façon la plus naturelle possible, sinon l’enfant risque de ne pas pouvoir se détacher des détails : il va percevoir d’un côté la tenue de ligne, de l’autre les espacements, d’un autre encore l’inclinaison des axes et il cherchera à appliquer cela à l’écriture alors que l’espace est un tout dont les éléments interagissent.  La transversalité (qui permet une répétition sans lassitude et sans insistance lourde) et la différenciation (qui permet que chaque enfant agisse en fonction de ses besoins et de ses possibilités pour optimiser son apprentissage) favorisent ces apprentissages implicites et naturels.  Vous trouverez des explications sur la façon de les mettre en œuvre étayées d’exemples dans la 1ère partie du Geste d’écriture 2016.

J’ai bien conscience que la lecture de cet article peut être ardue. Il est sans doute nécessaire de le lire plusieurs fois (et peut-être aussi les chapitres correspondants dans le livre) pour bien comprendre cette sorte d’alchimie qui s’opère quand on évite la lourdeur de la verbalisation (laquelle est trop souvent un frein plus qu’une aide), mais cela vaut la peine car lorsqu’on comprend ces notions, alors on a fait un grand pas dans la compréhension du geste d’écriture (et on cesse alors de parler des gestes de l’écriture , expression qui montre qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire pour comprendre.)

 

 

Parution du Geste d’écriture – Édition 2016

Le geste d’écriture, nouvelle mouture est désormais sur les rayons des librairies.

Découvrez ici les grandes lignes du sommaire.  J’espère que cette nouvelle édition abondamment illustrée, riche d’exemples concrets de pratiques de classe vous apportera beaucoup de satisfactions.

Cette nouvelle mouture ne renie rien de l’ancienne, bien sûr. En revanche elle lui apporte des précisions sur la pédagogie générale de la méthode Dumont, pédagogie qui peut s’appliquer à toutes les matières : celle de la différenciation et de la transversalité. Avec presque le double de pages, elle développe et illustre plus abondamment chaque étape de l’apprentissage de l’écriture.

Un plus décisif par rapport à l’ancienne mouture.

SOMMAIRE

Forme, geste et rééducation.

La rééducation de l’écriture (ou rééducation graphique) est une technique qui permet de restaurer une écriture défectueuse ou d’y remédier . Il est tentant de croire qu’il suffit de faire des lignes de lettres ou des lignes de graphismes pour améliorer son écriture. Il est tentant aussi, surtout si on n’a qu’une idée approximative du fonctionnement de l’écriture, de confondre forme et geste et de penser que faire repasser avec application sur des tracés équivaut à faire acquérir un geste adapté. Dire que l’écriture est le produit d’un geste réfère au geste d’écriture dans son ensemble réalisé avec fluidité et non à une addition de gestes autonomes, surtout si ces « gestes » s’enlisent dans la forme et ne sont plus que « le dessin d’une forme ».  On peut penser que c’est la confusion entre geste et forme qui a conduit à faire faire aux enfants certains des exercices inadaptés que nous avons vus au cours d’une émission à laquelle j’ai eu le plaisir d’être conviée dernièrement sur France 3 Nord Pas-de-Calais. J’en citerai deux :

– Le premier est une série de petites et grandes boucles en alternance. On y voit plusieurs tracés de l’enfant qui suivent laborieusement un modèle disproportionné (les grandes boucles sont trop grandes par rapport aux petites) et on voit l’enfant, debout, suivre ce modèle au ralenti avec son doigt. Qu’il s’agisse d’un travail sur les formes ou sur le geste, des tracés au ralenti sont inefficace à encoder le geste graphique et il vaudrait mieux éviter les disproportions.

– Le second est une série de ponts. Si on peut saluer l’application de l’enfant et sa belle réussite dans la réalisation de cet exercice car les tracés sont homogènes et le geste relativement vif, on peut, en revanche, déplorer les effets induits d’un tel exercice. En apprenant ainsi à terminer les ponts  droits sur la ligne, l’enfant aura ensuite du mal à tourner d’un geste fluide pour passer d’une lettre à pont (n, m, h, p) à la lettre qui suit.

C’est dire que la rééducation de l’écriture ne s’improvise pas  (son enseignement non plus d’ailleurs et, on le comprend alors, il serait bien dommage de compliquer encore plus la tâche des enfants en leur imposant l’écriture script avant la cursive).

Les cahiers de rééducation graphique pour l’école élémentaire et pour le collège peuvent aider les enfants dont les difficultés d’écriture sont peu importantes. Pour les autres, ils seront un bon appoint pour consolider une rééducation graphique menée sous le contrôle d’un-e professionnel-le compétent-e.

Pour aller plus loin dans la réflexion sur l’intérêt de l’écriture manuscrite, donc de son apprentissage : trois questions majeures-au sujet de l’écriture manuscrite.

ou encore : nécessité et intimité de l’écriture manuscrite.

et pour visualiser le processus de formation des lettres :

la forme et le geste.