L’apprentissage de la tenue du crayon est une préoccupation clairement exprimée. Pour être efficace il implique l’apprentissage de son maniement sans lequel la fluidité du geste risque d’être compromise.
En effet, placer les doigts correctement sur le crayon est une chose. Les bouger correctement en est une autre.
Ces deux paramètres forment, avec la posture, un ensemble de compétences indispensable à une écriture de qualité et indolore.

Un troisième paramètre intervient de façon sous-jacente : celui du support. Pour que les doigts se déplacent le plus souplement possible il leur faut se déplacer relativement dans leur axe, c’est à dire assez près de cet axe.  Cela implique que le corps soit légèrement penché en avant et que la hauteur de  la table soit adaptée de façon à ne pas obliger à écarter les bras. Plus la feuille sera droite et plus les bras seront écartés plus l’écriture manquera de confort.
Le cerveau humain étant programmé pour tendre vers les solutions de confort, l’adulte n’étant plus soumis aux obligations scolaires, l’adulte incline instinctivement sa feuille pour écrire.

Les documents qui accompagnaient les programmes de 2002 invitaient à incliner la feuille si le bras était correctement placé. Progressivement la condition a disparu des publications. Appliquée au pied de la lettre sans cette précision, la consigne conduit de nombreux enfants à placer le cahier à la verticale, la hauteur des tables par rapport aux chaises n’offrant souvent qu’une seule option : écarter les bras pour que l’avant-bras repose sur la table.

Malgré l’insistance réitérée pour la feuille soit légèrement inclinée (vers la gauche pour le droitier, vers la droite pour le gaucher) il n’est donc pas illogique que beaucoup d’enseignants restent attachés à la feuille placée “bien droit”.

Sur la tenue et la maniement du crayon on peut consulter aussi la tenue du crayon illustrée , des propositions pour commencer si votre niveau d’enseignement s’y prête   et les mêmes ou d’autres illustrées dans les billets de l’an dernier