Bonjour et bienvenue à vous, les enseignants et enseignantes de maternelle ou d’élémentaire qui vous activez derrière vos ordinateurs. Bonjour et bienvenue à vous aussi les parents dont le rôle auprès de vos enfants s’est doublé tout à coup d’un rôle de précepteur. Et bienvenue à tous les autres bien sûr.
Ce billet arrive tard. Il était prévu de longue date mais n’avait pas encore été mis en place sous cette forme. Le site est en réaménagement comme vous l’avez vu. Les articles vont progressivement y être rapatriés mais en attendant vous pouvez toujours y accéder en activant la fonction recherche.

Compte tenu des événements, le billet aura peut-être une fréquence plus soutenue que prévue.
Ne déplorons pas son arrivée tardive ; elle vous offre le recul nécessaire pour envisager avec sérénité les actions proposées.
Les enfants sont donc à la maison et il va falloir les occuper tout en assurant la continuité pédagogique. Dure tâche que de se substituer au maître ou à la maîtresse ! Faire classe. Est-ce vraiment ce qui est attendu de vous ? Je ne suis pas persuadée. Chacun son métier. En revanche, vous pouvez … faire autrement chaque fois que c’est possible, tout en assurant la continuité pédagogique.
Je vous propose donc, dans ce billet que j’espère quotidien, de vous intéresser à l’écriture puisque c’est mon domaine. De temps en temps nous dériverons un tout petit peu vers d’autres domaines mais ce sera juste un plus… inclus dans la transversalité.
La transversalité ? Qu’est-ce que c’est ? C’est une façon de faire quelque chose sans en avoir l’air. Par exemple, nous verrons demain comment faire de la motricité fine en faisant sa toilette ou en aidant maman à la cuisine.
L’enfant fait quelque chose avec une intention (se laver, aider maman, aider papa…) et à travers cette action (= en transversalité) il acquiert une compétence qui lui servira pour bien écrire mais on ne le lui dit pas, d’une part pour ne pas gâcher son plaisir, d’autre part pour que l’apprentissage se fasse naturellement.

Pour commencer, un peu de théorie : pour enseigner correctement l’écriture, il faut savoir comment elle fonctionne. Elle fonctionne… avec les doigts (il faut donc qu’ils soient souples). Elle fonctionne sur un papier ou au tableau (il lui faut donc être posée sur un support). Elle fonctionne aussi en utilisant des formes (il faut donc que l’enfant connaisse ces formes).

Ce sont ces trois grands axes qui nous guideront.

(Ceux qui souhaitent en connaître plus sur ce « découpage » peuvent voir cette vidéo ci https://www.youtube.com/watch?v=Fw4jc19_03Y et celle-là https://www.youtube.com/watch?v=DQtjHxbqD7k  ou lire la première partie de la dernière édition de mon livre Le geste d’écriture Editions Hatier pages 9 à 72. )

Un mot me frappe lorsque je parcours les réseaux sociaux : c’est le mot travail. Alors que nous nous élevons, à juste titre, contre le travail des enfants à travers le monde, le mot « travail » ressort souvent dans cette situation particulière qui maintient les enfants à la maison : il faut leur donner « du travail » à faire. Je vous propose donc, si votre enfant en est encore à la préparation à l’apprentissage de l’écriture, d’écarter ce mot pour laisser toute sa place au vécu de tous les jours qui développera les compétences nécessaires.

Voilà pour l’introduction. Demain nous parlerons du début de la première étape : Être confiné et développer sa motricité fine.