Archives par mot-clé : enseignement de l’écriture

Mon apport à la pédagogie Montessori

Pour ceux qui s’intéressent à la méthode Montessori, je viens de (re)trouver l’article en lien ci-dessous.

Il met en parallèle ma méthode avec la pédagogie Montessori. Comme tout le monde je connaissais cette pédagogie de nom. Je n’étais jamais allée y voir de plus près avant cette année 2017 ou je me suis inscrite à deux groupes FaceBook d’enseignants qui pratiquent cette pédagogie.

Je trouve ses pratiques très intéressantes et leur fondement tout à fait pertinent.

Voici donc l’article en question :  L’apport de Danièle Dumont à la méthode Montessori, avec en fin d’articles divers commentaires, dont certaines précisions de ma part.

Je voudrais attirer ici tout particulièrement l’attention sur l’utilisation de mes cahiers de maternelle et tout particulièrement du cahier 1 qui concerne la gestion de l’espace , la latéralité ainsi que la tenue et le maniement du crayon. L’objectif de ces cahiers est souvent mal compris. Lorsqu’on le comprend on voit à quel point la méthode d’enseignement que je préconise et la méthode Montessori peuvent aller de pair.

En effet, chaque page des cahiers 1 (illustration ci-dessous et en marge de droite) et 2 (Les formes de base) comporte une liste d’activités préparatoires. L’acquisition des compétences visées par chaque page se fait par les activités préparatoires. Lorsque l’enfant semble près, il va alors au cahier ; le degré de réussite des exercices de la première des trois pages concernées montre où en est l’enfant dans l’acquisition de la compétence à ce moment là.  Il retourne ensuite à d’autres activités préparatoires dans la liste soit pour parachever soit pour consolider l’acquisition puis revient au cahier sur la deuxième des pages concernées par la compétence en question. Idem une troisième fois.  Au fil des trois pages, on doit pouvoir voir les progrès.

Ces cahiers ont donc une fonction de suivi de l’acquisition des compétences en latéralité et tenue et maniement de crayon mais aussi en gestion statique de l’espace graphique pour le cahier 1 (cf. ci-dessous),  puis de suivi de l’acquisition des compétences en ce qui concerne les formes de base et leur dérivées pour le cahier 2.

La mise en place de la 1ère unité de mouvement (qui sert à produire la boucle dont on verra l’utilisation au cahier 2) se fait en même temps que le cahier 1 sous forme de relai de hockey, jeux de foulards etc.  Autrement dit, la préparation au cahier 2 se fait en même temps que l’utilisation du cahier 1 et ses activités préparatoires , l’utilisation du cahier 2 intervient après le cahier 1..

Le congrès 2016 de l’AGEEM est fini

Le congrès AGEEM, cru 2016, est terminé. Un beau congrès.

Félicitations à l’équipe organisatrice !

J’y ai présenté avec bonheur les trois thèmes annoncés.

Un bémol pour les participants : ils y avait deux fois plus de personnes présentes aux agoras que de places pour qu’elles puissent s’assoir. Conclusion : certains étaient debout contre les murs, d’autres assis au sol et un nombre non négligeable n’ont pas pu entrer.

Des salles bien pleines à chacune des trois agoras
Des salles bien pleines à chacune des trois agoras
Impossible de rentrer. Plus une place, même assise par terre.
Impossible de rentrer. Plus une place, même assise par terre.

AGEEM2016agora

AGEEM2016agora-b

AGEEM2016agora-1

AGEEM2016agora-1b

Et quand ce fut fini... beaucoup attendaient pour poser des questions. La suite c'est donc tenue au stand des éditions Hatier.
Et quand ce fut fini… beaucoup attendaient pour poser des questions. La suite c’est donc tenue au stand des éditions Hatier.

Le geste d’écriture est arrivé.

Arrivé juste sur le fil, Le geste d’écriture était présent au congrès de l’AGEEM.

Du coup les participants qui ont assisté à mes agoras ont pu y retrouver les explications et les illustrations qu’ils ont découvertes sur l’écran ou dans mes propos.

J’ai eu un très grand plaisir de voir l’intérêt suscité par cette nouvelle mouture.

Doit-on utiliser le métalangage pour expliquer la formation des lettres aux enfants ?

Une enseignante me pose la question suivante :

Je suis enseignante en grande section. J’ai acheté il y a quelques années deux de vos ouvrages « le geste d’écriture » et le premier cahier d’écriture (ancienne édition malheureusement). J’ai assisté à votre conférence à Evreux mercredi 30 septembre dernier. Cela m’a beaucoup éclairé et j’ai entrepris de revoir complètement ma façon d’aborder l’apprentissage de l’écriture cursive. Toutefois, je m’interroge : doit-on apprendre aux élèves les termes « étrécie, jambage bouclé… » et les employer pour verbaliser la formation des lettres lorsqu’ils écrivent un mot ? Je sais que l’écriture doit produire du sens et qu’il est de ce fait inutile de leur faire écrire des lignes de lettres ou enchaîner les fiches de graphismes ou même indiquer le sens des tracés. Mais comment alors, prendre appui sur les formes de bases et ses dérivées sans leur expliquer qu’un « a » par exemple est formé d’un rond et d’une étrécie ?

Merci par avance pour vos précisions et également pour tous vos travaux qui constituent de véritables outils pour nous aider à faire progresser nos élèves.

Ma réponse à cette question pédagogiquement fondamentale
Merci pour votre message.
« Doit-on apprendre aux élèves les termes « étrécie, jambage bouclé… » et les employer pour verbaliser la formation des lettres lorsqu’ils écrivent un mot ? » me demandez-vous.
Doit-on apprendre aux élèves les termes « étrécie, jambage bouclé… » ? Oui. c’est le nom des formes qui servent à construire les lettres. Si les enfants connaissent ces formes, ils les verront dans les lettres ; s’ils apprennent comment est constituée chaque lettre ils sauront l’identifier dans les mots.
En revanche les employer pour verbaliser la formation des lettres lorsqu’ils écrivent un mot ? Non. Comme vous l’écrivez ensuite, l’écriture doit produire du sens. Donc si je décris la formation des lettres quand j’écris, c’est à dire si je dis « une grande boucle, une petite boucle, une grande boucle, une petite étrécie, une grande étrécie » lorsque j’écris, je ne peux pas penser en même temps ce que j’écris.
Si je verbalise la formation des lettres, je dis « je pars de…, je monte jusqu’à…, je tourne de tel côté etc. » alors non seulement j’évacue le sens de l’écrit, mais j’évacue aussi la compréhension de la formation des lettres. (cf. Oraliser, verbaliser, nommer )

La question est : « comment alors, prendre appui sur les formes de bases et leurs dérivées sans leur expliquer qu’un « a » par exemple est formé d’un rond et d’une étrécie ? » Lorsqu’on leur apprend la formation de chaque lettre on l’explique aux enfants : ainsi la lettre »a » est effectivement formée d’un rond fermé par une petite étrécie. Il me semble important que l’enfant ne confonde pas la lettre et la ou les formes constitutives de la lettre.
Ensuite, une fois que la lettre est intégrée dans un mot, c’est le mot qui prime, donc le sens qu’il véhicule et que véhicule le discours entier (phrase ou texte)
Le poster du processus de formation des lettres montre comment prendre appui sur les formes de base et leurs dérivées pour construire les lettres. Je vous suggère de l’utiliser en utilisant des caches que vous découvrirez progressivement.

Les formations du Cours Danièle Dumont

Sous quelles formes se font mes interventions?

  • sous forme de conférences pédagogiques pour les enseignants comme à Pollestre , près de Perpignan, où plus de 600 personnes s’étaient déplacées , plus de 300 enseignants de maternelle le matin, plus de 300 enseignants d’élémentaire l’après-midi.  
  • ou pour leurs formateurs (inspecteurs, conseillers pédagogiques comme à Chalons en Champagne) et bientôt à Saint-Denis de la Réunion.
  • d’échanges avec les personnes que j’ai formées à la rééducation d’écriture

et sous forme de publications sur ce site.

Pour ne pas oublier les parents

Ce n’est pas parce que votre enfant écrit mal qu’il est forcément dyspraxique ni même dysgraphique.

Peut-être une simple attention sur telle ou telle pratique peut-elle améliorer son écriture sans pour autant qu’il suive une rééducation ?

Savoir comment tenir son crayon, savoir où s’arrêter dans les lettres, savoir comment jouer avec le lignage du cahier peut vous permettre de lui venir en aide.

Cependant, même si votre enfant a du mal avec l’écriture, vous m’avez pas forcément ni l’envie, ni le temps de vous plonger dans la théorie.

Ces quelques fiches sont faites pour vous.

Vous y trouverez des réponses pratiques à vos questions les plus courantes qui, bien sûr, n’ont pas la prétention de vous expliquer comment faire une rééducation graphique, mais qui vous éclaireront sur des questions que vous vous posez et vous guideront pour aider votre enfant.

Ces fiches seront complétées et renouvelées au fil du temps. N’oubliez pas de les suivre.

Pour les parascolaires, voyez
le Petit Plus, personnage insolite que les enfants ne se lassent pas de chercher.

Si une rééducation graphique est nécessaire, des rééducateurs/rééducatrices en écriture sont à votre disposition.

Les gauchers La position du cahier Les guide-doigts

Le choix du stylo : la pointe du stylo (ou la plume) La tenue de stylo Le choix du stylo : le corps du stylo

L’écriture manuscrite et le numérique

A l’occasion de son congrès annuel, cette année 2015 sur le thème de numérique, la Mission laïque française m’a demandé une conférence sur la nécessité et l’intimité de l’écriture manuscrite.

Cette nécessité ressentie par la MLF, qui met en place des classes trilingues depuis quelques années, de faire le point sur l’écriture manuscrite dans notre monde du numérique n’est pas une interrogation de circonstance appelée par le thème du congrès . Elle correspond à une interrogation de fond qui permet de prendre la mesure de ce que nous perdrions si, d’aventure,  la décision d’abandonner l’écriture manuscrite se généralisait : nous y perdrions certes certaines habiletés mais nous y perdrions en même temps ce qui donne à l’homme sa véritable dimension humaine, ce à quoi il ne pourrait plus, dès lors, prétendre pleinement : sa liberté.

J’avais déjà mené cette réflexion dans le cadre de l’introduction de ma thèse de doctorat sur le système d’écriture des lettres cursives latines ;  je l’ai conduite ici sur deux axes que je laisse découvrir in situ.

Bilans de mise en pratique de la méthode Dumont en classe

BILANS DE MISE EN PRATIQUE EN MATERNELLE  D’UNE  MÉTHODE D’ENSEIGNEMENT STRUCTURÉ DE L’ÉCRITURE FONDÉ SUR L’ANALYSE FONCTIONNELLE DU PROCÈS D’ÉCRITURE

 BILAN APRES ENVIRON DEUX ANS  DE MISE EN PRATIQUE DE LA METHODE EN MATERNELLE – 

Y D, 38 ans, institutrice depuis 1982, dont 12 années en Seine st Denis (ZEP).  1 année de pratique en CP, petite et moyenne section pendant 7 ans et 11 ans en grande section .

Depuis que j’enseigne à des “ 5 ans “, je suis confrontée à une demande très motivée des élèves quant à la nécessité de laisser trace de leur pensée, de leur imaginaire personnel .

Guidée par mes aînés, les I.O,  les fiches pratiques et autres rails, je parvenais à ce que les élèves atteignent leur but : écrire pour être lus ; ou simplement écrire pour être grand.

Néanmoins, malgré mes efforts pratiques et personnalisés, guidant telle main, traçant des pointillés, adoptant le script…je laissais aux maîtresses de CP le soin de codifier et de systématiser l’écriture ; puisque mes élèves ne semblaient décidément pas tous prêts à écrire lisiblement (malgré leur désir et mes efforts , je le répète ).

Monsieur Reymond (IEN)  fit intervenir Mme Dumont dans notre circonscription début 2001.

Aussitôt je décidais de tester cette méthode innovante, cadrée et complète .

2000/2001: (à partir de l’exposé de la conférence pédagogique ) grande section

Les courses aux zig-zag  désinhibent de suite les plus hésitants.

La séquence courte à recopier soulage .

Les alternances de gestes diversifient les exercices .

En bref, les progrès furent notoires, rapides, les élèves allégés d’un poids, fluidifiés dans leur geste ( et leur pensée !).

2001/2002 : grande section

On s’essaie avec les exercices préparatoires proposés dans le livre “ gestes d’écriture “ puis on “teste”  les cahiers d’éciture courante de février à juin .

A leur entrée en CP:   tous les élèves écrivent couramment, lisiblement et sans fatigue .

On note un séquençage et un déchiffrement des syllabes plus rapides.

– « N’écrire que ce que l’on sait » 1  rassure, fait patienter les plus audacieux : ils savent qu’ils apprennent réellement et qu’ils réussissent en toute conscience .

Mon bilan de fin de grande section et le bilan des maîtresses de CP ( testant en suivant les cahiers de CP) se rejoignent pour souligner une meilleure discrimination visuelle, une meilleure oralisation du geste d’écriture ( ex: grande boucle, coupe …) apportant une meilleure compréhension du langage écrit.

Les moyennes sections travaillent aussi  en suivant la méthode .

2002/2003 :

Dès septembre, les élèves de grande section sont donc prêts à apprendre les lettres, les alternances et les premiers mots ( bien plus tôt que l’an passé ):

Ils sont latéralisés et savent déplacer leur main de gauche à droite .

Tous peuvent tracer ou nommer les gestes graphiques de base .

Tous peuvent enchaîner des séquences de 4 gestes alternés sans avoir besoin de recours répétés au modèle  .

 

En janvier, dans ma classe 18 élèves sur 22 peuvent écrire lisiblement une phrase avec repérage mot à mot sur leur répertoire personnel : Tous peuvent copier une phrase simple en isolant graphiquement et sémantiquement chaque mot .

La méthode de Mme Dumont apporte un cadre à ma pratique par sa conception réfléchie, organisée et adaptée à chaque âge .

L’originalité des élèves y est respectée … ceux-ci peuvent très vite et très bien utiliser ce qu’ils savent faire pour écrire, décorer de manière simple, naturelle , spontanée mais résolue .

Ainsi l’effort demandé auparavant pour atteindre leur but est toujours là, c’est vrai mais progressif, adapté et gratifiant . On écrit pas à pas, sûrement et allègrement .

Parallèlement d’autres domaines ont été agréablement modifiés, sans apprentissage spécifique (autre que cette nouvelle méthode d’écriture ) :

  • Organisation spatio-temporelle
  • Perception visuelle et auditive
  • Attention motrice et motricité fine
  • Confiance en ses capacités
  • Confiance en ses auto-remédiations
  • Désir de réussir
  • Désir de soigner ses productions diverses

La réussite quotidienne des élèves en écriture renforce la perception positive qu’ils ont d’eux-mêmes : ils se sentent davantage capables de réussir dans tous les domaines .

Pouvoir expliquer, nommer ce qu’ils ont appris à gérer, à écrire, dans un mode de communication de “grands “ les rassure dans leur nouveau statut où ils s’ancrent plaisamment avant de se libérer pour lire (déjà bien armés ).

D. Juin 2003.

1- N’écrire que ce que l’on sait signifie ici ne jamais être contraint par l’enseignant d’écrire ce qu’on n’est pas prêt à écrire. En terme piagétien nous pourrions dire : ce sur  quoi on n’est pas en mesure de fonder des hypothèses à partir de ses propres connaissances ou observations. Nous pourrions encore dire : ne jamais être contraint par l’enseignant d’écrire ce qui nous mettrait en insécurité faute de repères

*  *  *  *  *  *  *

BILAN APRES ENVIRON DEUX ANS

DE MISE EN PRATIQUE DE LA METHODE EN MATERNELLE

M B– Grande section

La méthode de Mme Dumont est utilisée depuis deux ans environ dans notre école. Les changements ont été rapidement perceptibles dans le comportement des enfants et  leur manière d’écrire, dans les activités de lecture et dans d’autres domaines de compétences.

I – L’écriture

A-    Latéralité et tenue du stylo

Cette méthode fournit un outil agréable pour apprendre à reconnaître sa main droite, à bien tenir son crayon, à utiliser correctement le pouce, l’index et le majeur ainsi qu’à déplacer le bras qui écrit. Elle a l’avantage de s’appliquer sans distinction aux droitiers comme aux gauchers. Ainsi, un adulte droitier ne se sent plus démuni face à un enfant gaucher.

B-    La gestion statique

Mme Dumont distingue la gestion statique qui concerne l’organisation des chaînes graphiques sur une feuille et la gestion dynamique qui s’intéresse aux mouvements de l’écriture.

La gestion statique contribue à une bonne gestion de l’espace. Les enfants savent que l’on commence à écrire en haut à gauche, que l’on se déplace vers la droite et que, arrivé au bout de la ligne, on repart à gauche. D’autre part les mots sont bien écrits horizontalement et ne sont pas collés entre eux lorsque l’on écrit une phrase (phénomène couramment observé auparavant).

 

C-    La gestion dynamique

Cette méthode met en œuvre quatre gestes de base (les boucles, les coupes, les ronds et les ponts) qui permettent d’écrire rapidement les premiers mots et les premières phrases. Le fait de lever le crayon uniquement avant les lettres rondes implique une fluidité de l’écriture et donc une rapidité à écrire.

Les enfants n’ont pas peur d’écrire car ils n’éprouvent pas de grosses difficultés. L’écriture n’est plus un dessin fait pour reproduire un ensemble de lettres mais le résultat d’une analyse préalable du mot en gestes à accomplir pour écrire une chaîne graphique.

Tous ces apprentissages se font d’une manière ludique à l’aide de comptines et d’activités motrices qui permettent de s’imprégner des différentes compétences indispensables à l’écriture.

II- Les améliorations apportées à la lecture

Cette méthode comporte un certain nombre d’exercices qui favorisent la discrimination visuelle des lettres et des mots.

De plus, les enfants apprennent le nom des lettres qu’il est possible d’écrire avec chacun des gestes (par exemple, quand ils savent écrire les boucles et alterner leur taille, ils apprennent que la petite boucle est un « e », la grande boucle est un « l » et ils peuvent écrire les mots « le » et « elle »). Cette connaissance des lettres leur permet d’avoir davantage de repères lorsqu’ils voient un mot et ainsi de le mémoriser plus facilement. Enfin cette méthode leur fait acquérir une organisation spatiale de la feuille qui est la même en écriture et en lecture : sens de lecture ou d’écriture, organisation des mots en chaînes graphiques et retour à la ligne.

 

III- Autres avantages de la méthode

Grâce à l’utilisation des cahiers les enfants acquièrent très vite une autonomie dans le travail d’écriture. Pour les Grandes Sections, l’organisation répétée des deux pages qui se travaillent en même temps permet à l’élève de savoir ce qu’il doit faire après quelques séances. Ainsi, il peut prendre son cahier et faire son travail d’écriture sans avoir recours à l’adulte. Si l’écriture ne lui pose aucun problème, il peut avancer plus rapidement qu’un enfant qui a besoin de plus de temps et de répétitions et, s’il a été absent, il peut continuer à son rythme.

Lorsqu’un enseignant a plusieurs niveaux dans sa classe, cette méthode pose une base commune pour l’apprentissage de l’écriture qui est très agréable puisqu’elle est sous forme de chansons. L’utilisation des cahiers facilite la gestion des différents niveaux et permet à l’adulte de voir rapidement où en est chaque enfant et de retravailler ponctuellement avec les élèves qui ont plus de difficultés.

La méthode de Mme Dumont est donc très appréciable. Il n’existait concrètement aucune méthode concernant l’écriture, juste des progressions et quelques modèles de sens d’écriture des lettres . Maintenant, il existe un véritable outil qui permet aux enseignants d’apprendre aux enfants comment on tient un crayon, comment la main se déplace, comment les doigts agissent sur le crayon, quels gestes il faut maîtriser et dans quel ordre il faut les apprendre. Tout ce travail se fait, au départ, à l’aide de chansons que les enfants apprécient beaucoup. Avec cette méthode, les enfants apprennent à écrire avec plaisir.

 

  1. D. juin 2003

 

Archives de l’ancien livre d’or

BETTINA Un petit coucou après les journées de l’écriture en juillet. J’ai remis au propre toutes mes notes et me sens d’attaque avec plein d’enthousiasme pour la rentrée de septembre. Les journées de l’écriture ont été très riches et je souhaitais te remercier pour ta générosité. A bientôt, par mail, en conférence ou lors d’une autre formation… Salutations de Charente Maritime Bettina

MARIE… Merci Danièle pour ton investissement sans faille auprès de tes élèves (et j’en sais quelque chose !) Merci pour cette passion qui ne te quitte pas et qui avec bonheur, intelligence et bon sens bouscule les idées reçues. Tu es une sorte de tsunami mais, de celui-là, on en redemande ! Merci pour le Lien. Sans doute y es-tu aussi pour quelque chose dans cette envie de peindre… Bravo pour tout cela. Marie.

AGNES Bravo Madame Dumont pour cet espace si riche et très complet, une vraie mine d’informations! Merci

ELODIE Un grand merci pour votre investissement remarquable ,votre site est une merveilleuse source , une lumière sur l’écriture. Merci car vous m’avez donné envie

JOHAN Saludos, expresarle mis mas sinceras felicitaciones por este wed, donde recoje parte de toda su experiencia y trayectoria como formadora en la escritura. Sobre todo que bien es ensenar desde tempranas edades donde el nino o nina es como una esponja que absorven todo cual se les ensene y que bueno que sus investigaciones y trabajos a favor de esta formacion esten sirviendo a muchos hombres y mujeres que dia a dia tienen el priviligio de formar al futuro del manana, y ello no solo en Francia sino en muchos paises que conocen de su experiencia, que bueno que su pais cuente con personas como usted seguro estoy y asi sera dejara un legado muy grande en pro del conocimiento para dicha ensenanza. Tomare muchos de sus tips en mi campo profesional, ya que igual nosotros los profesionales de la salud somos formadores tambien,y gracias por hacer llegar a millones de personas del mundo su amplio camino como profesional en la materia de la escritura. Desde VENEZUELA le aujuro que sigan los exitos!!!

CLAUDINE Chère Madame Dumont, Félicitations pour votre site. Félicitations et merci pour vos travaux. Dans notre école, nous appliquons toutes votre méthode depuis quelques années. En fait, nous avons commencé quand je vous ai connue pour la rééducation de mon fils. Félicitations aussi pour cela. J’ai vu que vous formiez des rééducatrices. C’est bien.  Encore merci ! Claudine

CAROLINE Un immense merci pour tout votre travail: la passion nous gagne ! Comment ouvrir l’intelligence si le corps est prisonnier ? Cette méthode est un coup de vent frais sur des pratiques enseignantes allant souvent à l’encontre du bon sens; elle permet de redonner le sourire à des enfants en souffrance. Et bravo pour votre site où l’on se promène d’un lien à l’autre avec la soif d’apprendre et de se corriger !

ANTOINE Je suis béotien en matière d’écriture mais je sais l’importance que ce site a pour toi… Il est l’aboutissement de longues années de travail! Félicitations Danièle. Ton fidèle ami. Antoine

MICHELE Danièle, rencontrée lors d’une formation en massage, cherchait dans ces ateliers comment « libérer » les articulations du bras et de l’épaule de façon à enrichir sa recherche sur la réeducation de l’écriture. J’ai rencontré quelqu’un de curieux, déterminé et qui sait faire partager sa passion pour le geste d’écriture. C’est une belle rencontre. Je suis heureuse de voir son site. Félicitations !

ROLAND Quoi de plus beau qu’une plume qui glisse sur le papier. C’est à la fois un geste, un langage, une caresse, une sculpture, une pensée unique de chaque être. et Danièle Dumont est tout cela à la fois. Continue mon amie à gravir la montagne pour nous offrir la lumière de l’écriture. Roland Soucho

VERONIQUE Continue à alimenter nos réflexions. Coucou Danièle, Good idea ce site. Bien organisé et clair, il donne l’envie d’y entamer une ballade intellectuelle. Tes conseils et le fruit de nos échanges me permettent d’évoluer dans ma pédagogie et je t’en remercie.

CHARIVARI, nous qui avons tant envie d’espoir…  Chouette, je suis bien contente de te retrouver ici. Merci pour ce partage !

DELPHINE Je suis heureuse de vous laisser un petit mot, afin de vous remercier pour vos réflexions et méthodes innovantes! Je vous ai ‘découverte’ il y a 3 ans, lorsque j’ai pris un CP pour la première fois. C’est une de mes collègues, maîtresse de CP, qui m’avait conseillé un de vos ouvrages. J’ai été convaincue par votre démarche! Alors un grand MERCI !!! Et longue vie à votre nouveau ‘bébé’!

SANDRA Chère Madame Dumont, Je vous remercie de m’avoir informée de l’ouverture de votre nouveau site web. Je me suis, bien entendu, empressée de le visiter, et je tiens à vous exprimer toute mon admiration pour sa conception ainsi que pour sa clarté. J’aime beaucoup le côté percutant de votre « accroche » : « Vous êtes perplexe… remédier. » Et j’espère très sincèrement que parents et enseignants se tourneront vers vos travaux et formations pour que les enfants en difficulté puissent, comme Flore Ann que vous avez si merveilleusement suivie, acquérir le geste d’écriture. Un geste ô combien salvateur ! Je vous remercie très sincèrement de tout ce que vous avez pu apporter à notre fille, et cela va bien plus loin que l’écriture en elle-même. Flore Ann a fait un très bon premier trimestre de CE1. Sa maîtresse est assez impressionnée par ses progrès en écriture, lorsque la demoiselle décide de s’appliquer. En effet, comme vous avez pu le constater, tout ce qui demande un effort ennuie considérablement cette petite puce. Néanmoins, son désir de bien faire semble avoir pris le dessus ces dernières semaines, et nous l’encourageons vivement dans cette voie. Je souhaitais vous tenir informée de l’évolution positive de votre petite élève, preuve supplémentaire, s’il en faut, de l’efficacité et de la fiabilité de la Méthode Dumont ! A très bientôt.

FRANCOISE Madame Dumont, C’est finalement depuis peu de temps que je m’intéresse à vos écrits, à votre façon d’appréhender l’écriture avec les enfants et je dois dire que votre approche me passionne! Mes progressions de graphisme sont parties au feu et j’ai tout repensé grâce à vous: il me semble y voir clair; tout cela me semble si logique! Bien-sûr, je n’ai commencé avec ma classe de GS que depuis novembre mais je compte bien vous tenir au courant de l’évolution… Un grand merci!

TOUFIK Bravo pour le site. N’étant pas du domaine je le trouve, cependant, bien fait et riche en informations.  Ce site, n’est pas uniquement une belle création de Danièle, mais, une source d’inspiration et d’apprentissage pour tous ceux qui s’intéressent à l’apprentissage de l’écriture.   Bravo encore Danièle

SAIDA Et si l’écriture m’était contée? elle retracerait le geste habile d’une femme persévérante, allant droit au but, se méfiant des détours, faisant des lignes et des tracés un tremplin vers d’autres horizons.

Bien des enfants sacrifient leurs rêves sur l’autel du « noir sur blanc » et c’est grâce à la « méthode Dumont » qu’ils osent les retrouver. Au nom de ces jeunes esprits à qui tu as su rendre confiance et sourire : Merci et surtout continue!

SEBASTIEN Tous mes compliments pour ce site et pour l’ensemble de votre travail que j’ai eu la chance de suivre dès ses débuts et qui me suscite toujours autant de respect et d’admiration.

ISABELLE J’ai assisté à l’une de vos conférences, combien dérangeante mais combien convaincante. Un très grand merci pour l’ensemble de votre travail. Félicitations pour ce site.

FRANCINE Merci pour ce site. Merci pour la richesse et la qualité de votre enseignement.

UGO Tous mes compliments pour ce site déjà fort riche dès son ouverture.

Merci de ce partage

PIERRE Félicitations !

Merci à vous de nous faire prendre conscience de ce qu’est le geste d’écriture dans toute sa complexité.

JULIE Merci Me Dumont. Vous êtes toujours à notre disposition. Vous avez fait un travail surprenant et fidèle à vos habitudes. Je ne suis pas surprise du résultat et je vois que vous n’avez pas fini. Merci d’avoir réalisé une méthode qui donne autant de bons résultats. Je ne regrette pas avoir fait le bon choix. Longue vie à ce site.

ANNE Merci Madame Dumont pour ce partage. Bravo pour ce site prometteur. J’utilise votre méthode depuis plusieurs années. Je suis très satisfaite.

MARTINE C’est un honneur pour moi de déposer des mots sur ce livre d’or. Merci pour ce site remarquable, témoignage d’un long travail de recherche, d’observation et de partage. Ce grand livre numérique est loin d’être achevé. Je n’en doute pas quand on connait la détermination de l’auteur. C’est instructif et réconfortant de savoir que l’on pourra tourner les pages ensemble.

Merci pour l’abnégation, la patience, l’écoute et le suivi individuel et collectif à toute heure du jour et de la nuit…

Dans l’espoir profond de pouvoir servir avec respect et qualité ce précieux enseignement, encore merci.

 

 

 

Conférences pédagogiques

Mes conférences pédagogiques (au minimum 100 personnes) seront désormais organisées directement en collaboration avec les Éditions Hatier.  Voir ici mon calendrier de conférences et formations pour l’année scolaire 2015/2016

Leur thème général est sans surprise : l’enseignement du geste d’écriture. Trois options se présentent. D’autres peuvent être envisagées à la demande.

1 –  Cycle 1 – Préparation à l’apprentissage et apprentissage de l’écriture en maternelle dès la TPS

A partir de la TPS mais quelle que soit la classe

  • Tenue et maniement du crayon
  •  Gestion de l’espace
  •  Préparation au geste de base

En plus pour les MS et GS

  • Le système de formation des lettres et leur enchaînement
  • L’accès au sens et le début de la réflexion autonome

2 – Cycle 2  – L’apprentissage de l’écriture en élémentaire

  • Tenue et maniement du crayon.
  • Respect du lignage : dimensions et tenue de ligne
  • Le système de formation des lettres et leur enchaînement.
  • Accès au sens et aide à la réflexion

3 –  Le geste d’écriture dans le cadre de la prévention de l’illettrisme

Les conditions des ateliers par petits groupes restent inchangées.  Ils se déroulent généralement sur 2 journées ou 3 journées. Le premier trimestre de l’année scolaire ils ont eu lieu à La Seyne sur Mer, Lunel, Orange, Saint-Denis de la Réunion, Saint-Paul de la Réunion, Strasbourg, Tourcoing .

Progression du livre de lecture et utilisation du cahier d’écriture

Les questions sur le lien entre écriture et lecture sont récurrentes. En voici deux. J’y répondrai d’abord de façon générale (A), ensuite livre par livre en commençant par les deux livres dont il est question ci-dessous (B). Enfin, je répondrai aux autres détails des questions (C).

Questions

1) Je me permets de vous envoyer ce message, car je fais ma première rentrée dans quelques jours (je suis donc PES) et j’ai un CP/CE1. J’ai commandé vos fichiers d’écritures car j’en ai entendu beaucoup de bien, seulement voilà, l’écriture ne suit pas du tout la progression de mon manuel de lecture (Ratus) : est-ce que je peux dissocier l’écriture et la lecture ou est-ce qu’au CP il n’est pas préférable de faire des va-et-vient entre encodage et décodage?
Et si je modifie la progression de vos cahiers d’écriture, il me semble que c’est leur enlever leur intérêt.

D’autre part, peut-être sont-ce des questions stupides, mais avec ces cahiers, il s’agit de n’écrire que ce que l’on sait écrire, est-ce que ça veut dire que je ne dois pas faire écrire à mes élèves leur prénom ou la date dans le cahier du jour ?

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2) J’ai une classe de cp/ce1 avec 6cp. C’est ma première année avec des cp. J’ai acheté « Le geste d’écriture » et les cahiers d’écriture de cp. J’ai lu sur votre site et sur le forum edp que vous recommandiez d’abord d’apprendre et de revoir toutes les lettres cursives (cahier d’apprentissage 1) jusqu’à la Toussaint puis de passer au cahier de perfectionnement (cahier 2).

Je souhaite suivre votre méthode d’enseignement de l’écriture. Je me pose évidemment la question de l’articulation entre l’apprentissage de la lecture et celui de l’écriture. (En lien avec la progression phonologique de mon manuel de lecture)

La progression phonologique de mon manuel de lecture « A l’école des albums » est la suivante (pour les périodes 1 et 2)

Sons / graphèmes

Période 1 : a – i , y – o – r – é – p – au – es [é] – on , om – c, qu – l – u – d – eau

Période 2 : oi – f – s ss ç – ou – e – er – b – ê,ai – an, en, em – j,g – n – v – z , s – c – ez – è

Je dois trouver une progression adaptée à ma méthode de lecture pour éviter que les enfants fassent uniquement le « dessin des lettres » en suivant les différentes lettres et digraphes telles qu’ils sont proposés dans cette dernière.

Je me pose trois questions :

1) Comment faire pour suivre la logique de mise en place du geste graphique (de votre méthode) tout en tenant compte de mon manuel de lecture et de sa progression ? (et ceci sans dénaturer votre méthode !)

2) Si l’enfant sait écrire toutes les lettres avant la Toussaint, forcément les élèves auront appris à écrire ces lettres (et certains mots les contenant) avant l’étude du son correspondant dans le manuel.

L’enfant risque donc d’écrire ce qu’il ne sait pas encore lire. Comment faire ? La solution est-elle de considérer, lorsque cela est impossible de faire autrement, que la leçon d’écriture tient le rôle d’une première présentation de la lettre et du son qu’elle fait, préliminaire à la leçon de lecture qui viendra plus tard ?

3) Et si cette solution est valable, ne risque-t-elle pas non plus de séparer la méthode de lecture de la méthode d’écriture ? Et donc de ne pas articuler les deux méthodes.

Ma réponse :

A ) Réponse générale

A l’entrée au CP les enfants sont familiarisés avec les lettres de l’alphabet. Lecture et écriture peuvent être dissociées. On peut choisir aussi de ne pas dissocier la progression de la lecture et de l’écriture tout en suivant les deux méthodes en même temps. En effet, suivre la méthode d’écriture n’impose pas de changer la méthode de lecture.

Dans les deux cas, l’apprentissage de la lecture commencera par une prise de contact avec le livre quelle que soit la méthode. On profitera de cette période pour faire un rappel de la tenue du stylo et une prise de contact avec le cahier. Les pages 5 et 6 sont consacrées à cette prise de contact.

Vous aurez lu auparavant les pages 2 et 3 de présentation du cahier et de suggestions et consignes afin d’en optimiser votre utilisation. Vous y aurez vu que les exercices sont à doser en fonction des besoins et des possibilités de enfants.

Dans le même temps, vous ferez la séance ‘’écrire c’est facile’’. Dont voici le tableau des formes.

Pour cela, vous aurez repéré dans le livre de lecture à quelle page interviennent les lettres qui utilisent des formes de 2ème unité (rouleau – que certains considéraient jusqu’ici  comme une ‘’boucle à l’envers’’ – , pont, jambages bâtonnés ou jambages bouclés). Jusqu’il y a peu, entraînée par les habitudes professionnelles,  je considérais le pont comme la forme de base de 2ème unité. L’étude du système et des relations intrasystémiques poursuivie après ma thèse m’a montré que c’était là une erreur : les deux formes de bases ont obligatoirement les deux mêmes attributs, attaque à gauche et  arrondi. Le pont ne possède pas ce dernier attribut puisqu’on peut le continuer tout droit indéfiniment. C’est le cas, en revanche, du rouleau – qui servira à former s, x, z).

Ensuite, vous aurez regardé où se trouve la 1ère lettre ronde.

Selon le niveau des enfants et selon le livre que vous utilisez vous arrêterez votre séance à la fin de la 1ère unité ou avant le rond, sauf si une lettre de 2ème unité* se trouve dans les toute premières pages (*j’appellerai ainsi les lettres qui utilisent une 2ème unité sachant que la 1ère unité est présente dans toutes les lettres).

Si vous utilisez le cahier dans l’ordre de ses pages, vous commencerez l’écriture à proprement parler soit en même temps que la lecture, soit un peu avant, soit un peu après. Répondez bien aux questions des enfants sur ce qu’ils ont écrit. Au besoin suscitez discrètement leurs questions : ils doivent impérativement comprendre que l’écriture fait sens.

Des exercices concernent l’enchaînement des lettres, cela ne fait pas sens, bien sûr, mais c’est un exercice d’acquisition d’une écriture fluide. D’autres concernent des mots et très rapidement des phrases. Faites mettre les mots isolés dans des phrases afin que l’enfant accède au sens. D’autres exercices concernent les mots outils. Leur utilité n’est plus à démontrer.

Si vous associez écriture et lecture repérez dans le cahier les exercices qui peuvent être faits pour que l’enfant n’écrive que ce qu’il a appris à écrire. Progressivement le cahier se remplira mais ce sera dans le désordre (ce qui somme toute, importe peu).

A très vite pour des exemples complets de liaison entre méthode Dumont et manuels de lecture.

 

Progression lecture et progression écriture – Ratus