L’écriture, acte procédural et sémantique

L’écriture est trop souvent vue uniquement comme une suite de  formes. Il s’ensuit que l’on s’attache trop souvent à faire reproduire des formes plutôt qu’à enseigner ce qui permettra d’écrire correctement, c’est à dire de façon claire, fluide, lisible  et ordonnée.  Partant de ce même point de vue que l’écriture est un graphisme parmi d’autres et est constituée de graphismes, certains voient dans la rééducation graphique un exercice destiné à mieux faire former les lettres.

Pourtant l’écriture a cette vocation spécifique d’être un acte de communication différée qui allie intimement fonctionnement procédural et vocation sémantique.

Ci après, à ce sujet, le compte-rendu de la conférence de clôture d’un séminaire dont j’ai assuré les ateliers relatifs à l’écriture organisé par la MLF-OSUI pour ses classes trilingues (français, arabe, anglais). Cette action s’inscrit dans le cadre de ma participation à la réflexion sur ce dispositif pour laquelle j’ai fait au congrès de Dijon une conférence sur la nécessité de l’écriture manuscrite.

L’écriture, acte procédural et sémantique. Conférence Casablanca Mai 2015

4 réflexions au sujet de « L’écriture, acte procédural et sémantique »

  1. Bonjour,
    Enseignante moi-même, je suis très intéressée par le compte-rendu de vos conférences et par votre travail en général. Et je suis convaincue du bien-fondé de votre méthode. Elle m’est d’une grande aide dans la façon d’aborder l’écriture avec mes élèves. Et pour aller plus loin, question pratique, j’ai eu l’occasion de voir quelques sites qui proposent des journées pédagogiques sur thème de l’écriture. Notamment, il y en a un qui propose des journées sur Paris, et j’aimerais savoir justement si la proposition de ce site correspond bien à votre méthode, car il me semble que le programme établi ressort bien de votre travail, mais avant de m’y inscrire, je voudrais en avoir l’assurance. Merci de votre réponse .
    Jeanne

    1. Bonjour,
      Je donne des formations là où on me demande. En revanche, sauf exception en ce qui concerne les personnes que j’ai formées à la rééducation de l’écriture et à la compréhension du geste graphique, je ne les délègue pas (voir liste ici des personnes qui sont autorisées à se réclamer de ma formation). Il arrive qu’une rééducatrice prenne en charge l’organisation d’une conférence ou d’un atelier (et je l’en remercie). Des formations données sur Paris qui laissent croire que j’ai délégué l’action de formation elle-même ne sont généralement pas conformes à mes propositions pédagogiques. Elles en calquent l’essentiel ; mais c’est un calque grossier. Le groupe de 5 personnes (4 à l’origine) qui les diffuse fait grand battage sur Internet.
      Le bas de la page 1 de ma conférence vous donne aussi la réponse.
      Lorsque j’étais au Maroc tout dernièrement il y a eu une conférence sur le geste d’écriture animée par l’une du même groupe. Or, il se trouve que j’ai assuré des formations à l’enseignement de l’écriture dans la même ville plusieurs années de suite. Il se trouve aussi que beaucoup de personnes là-bas connaissent mon travail et me connaissent – le monde est petit. L’une des personnes que j’ai formées a assisté à la conférence. Selon elle, l’ensemble de mon travail – plus ou moins digéré – y a été exposé mais pas une seule fois ni mon nom ni mes ouvrages n’y ont été cités. Cela laisse perplexe sur la déontologie. Je suppose qu’il doit en être de même en France. Il me semble donc que lorsque vous voyez un contenu de formation calqué sur mon enseignement mais qui ne cite ni mon nom ni mes ouvrages vous pouvez en tirer les conclusions qui s’imposent. Je ne cautionne ni le contenu, ni, bien évidemment, le comportement car à l’issue de tout cela ce sont les enfants qui en pâtissent.
      Toutefois, contrairement à ce que laisse supposer une démarche contrepublicitaire, les rééducatrices et rééducateurs que j’ai formés sont indépendants. Elles/ils sont cependant très liés entre eux et s’enrichissent régulièrement d’une formation continue notamment grâce à un colloque annuel qui les réuni autour d’ateliers, conférences et tables rondes.
      Danièle Dumont

  2. Bonjour,
    Je vous remercie Madame Dumont. Et je comprends bien l’information concernant ces formations proposées qui ne font pas mention de leurs sources. Car comment être sûr à partir de là qu’il ne s’agirait pas d’une sorte de « melting-pot » de plusieurs methodes. Et effectivement, je remarque que dans vos écrits, vous faites toujours référence à vos sources lorsque vous vous appuyez dessus pour élaborer votre démarche.
    Jeanne

    1. Citer ses sources est d’une part gage d’intégrité et de sérieux : on ne s’approprie pas ce qu’on n’a pas créé ; ce faisant on permet au lecteur d’aller à la source pour mieux comprendre et éventuellement approfondir.
      Étudier et comprendre une méthode quel qu’en soit l’objet nécessite une vraie réflexion. Mettre en place une méthode est tout autre chose que faire des juxtapositions. C’est vrai que juxtaposer est plus facile…

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