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Passionnée par cette compétence socioculturelle spécifique qu’est l’écriture – vecteur de communication et de liberté – , j’ai consacré l’essentiel de ces 35 dernières années à l’observation de l’écriture manuscrite, observation couronnée par une thèse de doctorat en sciences du langage portant sur le système d’écriture des minuscules latines en usage dans les écoles françaises.

J’ai mené un examen critique de l’observation proposée par les graphologues, les graphométriciens, les graphothérapeutes et les experts en écriture, en allant y voir de près. (Diplômée de graphologie et  de graphométrie, je suis également titulaire d’un diplôme universitaire d’expertise en écritures et documents de la faculté de Médecine de Brest.) J’ai exercé les fonctions d’expert  en écriture près des tribunaux  pendant de nombreuses années avant de prendre une retraite bien méritée selon la formule consacrée.

Constatant les aléas de la classification des caractéristiques graphiques utilisées par les graphologues, j’ai restructuré et rationalisé l’observation de l’écriture   il y a maintenant près de 30 ans.

Les recherches universitaires de validation de la graphologie entreprises par des étudiants en psychologie qui m’avaient contactée n’ayant pas pu se faire de façon rationnelle comme je l’aurais souhaité, je m’en suis éloignée pour focaliser exclusivement mon attention sur l’observation technique de l’écriture dans des optiques socioculturelles concrètes : l’expertise en écriture, l’enseignement de l’écriture et sa rééducation.  Très tôt j’ai étayé ma réflexion par l’étude et la pratique de la rééducation graphique, qui, bien menée, permet d’aller au cœur de la mise en œuvre du geste graphique.

J’ai pu ainsi faire une nouvelle lecture de l’échelle d’Ajuriaguerra, neurologue et pédopsychiatre, à l’éclairage de l’observation du psychologue allemand Heiss, directeur de l’institut de psychologie cognitive de Fribourg.