Pour les parents

Parents, cette page vous est tout spécialement dédiée.

Au moment où se décident les passages en CP, je vous propose ci-dessous une réflexion sur le passage anticipé. Si tout va bien et si votre enfant est précoce, pourquoi pas ? Il trouvera au CP de quoi commencer à alimenter son envie de savoir.  Dans le cas contraire, le poids des inconvénients risque d’être plus lourd que celui des avantages et l’ensemble de sa scolarité risque d’en être affectée. Rien n’empêche d’ailleurs qu’il saute plus tard une autre classe que la GS.  Pour plus de détail lire plus bas : « passage anticipé au CP ».

Qu’il ait ou non un an d’avance, qu’il soit ou non précoce, votre enfant écrit mal ?

Cela semble si naturel d’écrire, que vous voilà bien surpris(e ) devant ses cahiers. A moins que, au contraire, vos souvenirs de classe vous rappellent que, vous aussi, vous avez peiné, voire souffert, pour y arriver. Peut-être même avez-vous gardé « une écriture de cochon » ou « une écriture pattes de mouche » de celles qu’on n’ose pas trop montrer et vous préféreriez que votre enfant n’ait pas ce problème.

Je vais tâcher de répondre ci-dessous à vos questions les plus courantes. De nombreuses questions me sont régulièrement posées. Seules les plus générales figurent pas sur le site.

Si vous souhaitez faire travailler un peu l’écriture cet été à votre enfant, tout un éventail de cahiers est à votre disposition.

Mais peut-être a-t-il besoin d’être pris en main par un(e ) professionnelle ? Vous trouverez ici des adresses de rééducateurs ou rééducatrices en écriture formées à ma méthode. Il s’agit d’une méthode que j’ai mise au point au fil de près de 30 ans de recherche empirique et universitaire. Elle prend en compte l’ensemble de ce qui fait le geste d’écriture.

Elle s’appuie sur les mêmes bases que ma méthode d’enseignement de l’écriture dont vous trouverez les fondements sur le site ou dans Le geste d’écriture. Publié pour la 1ère fois fin 1999, Le geste d’écriture a connu en 2012 sa 13ème réimpression. Ce sont ces bases qui nourrissent mes conférences pédagogiques et formations depuis 20 ans et m’ont de ce fait fait toucher quelques milliers d’enseignants.

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♦ Pour information suite à la parution en ligne d’un article présentant un autre site comme étant le mien : outre le présent site et son prédécesseur ,  mes seuls sites sont d’anciens sites en pages perso avec l’extension monsite-orange.fr dont http://reeducation.ecriture.monsite-orange.frhttp://ddumontreeducatrice.monsite-orange.fr/

♦ Mes sites personnels et les sites des personnes habilitées à se réclamer de ma formation sont tous accessibles à partir du présent site.

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PASSAGE ANTICIPE AU CP 

Suite à la lecture de votre ouvrage « le geste d’écriture », je me permets de vous contacter car l’enseignante de ma fille en classe de MS, nous propose un passage anticipé en CP. Je me questionne sur l’intérêt de ce passage d’autant que vous suggérez de ne pas brûler les étapes dans l’apprentissage de l’écriture. La GS est une année cruciale dans ce domaine. Ma fille est en double niveau MS-GS et participe au travail des GS depuis février mais son écriture cursive reste limitée selon moi (je suis prof des écoles en CP). Je voulais connaître votre point de vue sur un passage anticipé en CP pour un enfant de 5 ans à peine. Merci pour votre réponse et vos conseils.

La décision d'un passage au CP anticipé mérite effectivement une réflexion approfondie qui inclut plusieurs paramètres.

Il me semble que la 1ère question, qui posera un éclairage particulier sur la suivante, est : "Pourquoi faire passer en CP une enfant qui devrait passer en GS ?"

Question double : En aval, quel est l'objectif ? En amont, quelles sont les motivations ?

 -  1ère question : Quel est l'objectif ?

Cette question peut se reformuler ainsi : Existe-t-il des enjeux qui rendraient ce passage nécessaire ? Vue sous cet angle, la question apporte vraisemblablement la réponse, non. Faire une scolarité avec une année d'avance n'est pas un enjeu en soi. Aucun paramètre de la projection dans l'avenir n'impose de passage anticipé en CP (à mon avis).

-  2ème question : Quelles sont les motivations ?

Cette question peut se reformuler ainsi : Sur quels critères effectifs se fonde la proposition de passage anticipé ? Votre fille participe actuellement au travail des GS. - Le critère pourrait donc être un critère de chronologie : après la GS, refaire du travail de GS équivaudrait à un redoublement, donc la maîtresse propose le CP. C'est un critère sans consistance. - Ce pourrait être un critère lié au contenu : ayant fait des activités de GS cette année, votre fille se trouverait à refaire des activités de GS l'an prochain. Le redoublement lui éviterait l'ennui de refaire la même chose. Cette réponse en faveur d'un passage anticipé ne vaudrait que si la maternelle était organisée comme un CP avec un programme et des contenus qui laissent peu de place aux changements. La pédagogie de la maternelle autorise ( devrait autoriser ) des variantes importantes dans les contenus : ce qu'on aura appris sur le thème de la mer une année pourra être appris sur le thème de la forêt l'année suivante, par exemple, surtout s'il s'agit d'une classe à double niveau. Bien sûr ce petit élagage du problème n'est pas la raison qui vous a fait m'interroger mais il ne me semble pas inutile, d'ailleurs vous en formulez la nécessité  "Je me questionne sur l'intérêt de ce passage".

J'en viens donc au cœoeur du problème : celui de l'apprentissage de l'écriture. Il répond à la question : quelque chose ferait-il que le passage anticipé ne soit pas judicieux ?

L'apprentissage de l'écriture est progressivement perçu comme une tâche superflue, à tel point que des états d'Amérique ont décidé de le rendre facultatif. C'est s'engouffrer dans une confusion portée par des courants pédagogiques qui relèvent d'une inconscience socio-politique grave. Vous trouverez mes arguments sur mon site en suivant ces liens. De plus en plus, apprendre à écrire est conçu comme "apprendre à dessiner des lettres" et la littérature pédagogique offre : - d'un côté des exercices graphiques qui vont dans ce sens, et parfois-même à l'encontre avec des tracés qui n'ont rien à voir avec l'écriture mais qui, dans l'esprit de leur concepteur, "apprend à former les lettres", - de l'autre côté des activités de production de texte qui oublient de s'intéresser à l'acte d'écriture. L'expression "le geste d'écriture" que j'ai mise en valeur avec la publication de mon livre du même nom a été tellement peu comprise qu'elle est devenue sous certaines plumes "les gestes de l'écriture" se vidant de son sens dans cette formulation. Le geste d'écriture, tel que je le conçois, va du moment où l'enfant s'apprête à tenir son crayon au moment où il écrit ce que lui dicte sa réflexion. Pour cela il faut que la technique graphique soit acquise, c'est à dire que l'enfant n'ait à réfléchir qu'au contenu sémantique de son écrit (l'orthographe en faisant partie cf. et//est, a/à mais aussi un sot /un seau / un saut / un sceau)

Apprendre à écrire, c'est :

- apprendre à tenir et manier son crayon pour le confort, pour la visibilité donc aussi la qualité de la production (une main mal placée cache l'écrit avec toutes les conséquences que cela implique), - apprendre les formes de bases et dérivées qui servent à construire les lettres, c'est à dire les connaître pour savoir tout d'abord analyser la forme des lettres, ensuite mettre ces formes en oeuvre automatiquement, autrement dit produire les lettres sans effort de réflexion afin d'avoir l'esprit libre pour penser ce qu'on écrit, - c'est aussi apprendre à réfléchir avant d'écrire, à concevoir par anticipation ce qu'on va écrire (le temps d'anticipation étant de plus en plus réduit pour pouvoir être aussitôt que possible de l'ordre de la fraction de seconde). C'est encore, par voie de conséquence - et tout cela en parallèle, entrer dans la combinatoire de façon implicite. On voit là à quel point l'apprentissage de l'écriture manuscrite favorise l'apprentissage de la lecture comme tendent à le montrer les dernières recherches en neuroscience. En passant en CP sans avoir acquis l'écriture cursive, l'enfant est privé de toutes ces compétences. Donc, pour moi, passage anticipé en CP, pourquoi pas ? Mais à la condition qu'il ait acquis l'écriture (et bien sûr qu'il soit au niveau requis dans les autres domaines de compétences). Qu'il ait acquis l'écriture ne signifie pas obligatoirement qu'il ait appris toutes les lettres (le CP est là pour ça), mais qu'il en ait acquis la technique, compris la relation à la réflexion et la relation à l'oral ainsi que le fonctionnement de cette relation.

En conclusion,

à mon avis si je me base sur ce que vous écrivez, le passage anticipé de votre fille en CP ne s'impose pas. Il est à craindre qu'il soit sources de lacunes, donc d'insatisfaction, donc de mauvaise image de soi. Je suis sûre que vous saurez trouver des arguments qui lui feront prendre un grand plaisir à être encore en maternelle l'an prochain.

L’AMBIDEXTRIE

Doit-on obliger un enfant ambidextre à choisir entre main gauche et main droite ? Ma fille a 5 ans, elle est en GS de maternelle et est complètement ambidextre. Nous avons fait des tests avec la maîtresse pour savoir si elle utilisait plus une main que l’autre. Nous avons constaté que c’était vraiment 50/50, mais la maîtresse veut que je consulte un psychomotricien car elle dit qu’il faut déterminer une main pour l’écriture ( elle écrit pourtant aussi bien de la droite ou de la gauche. ) J’aimerai savoir ce que vous en pensez.

Il existe effectivement des cas de nette ambidextrie. Vous pouvez revérifier la latéralité de votre fille à partir du test de la latéralité du livre Le geste d'écriture - méthode d'apprentissage - cycle 1 - cycle 2.  S'il s'avère qu'elle est effectivement ambidexte, et si elle est habile des deux mains - ce qui devrait alors être le cas - la consultation d'un psychomotricien ne me semble pas s'imposer. Je vous suggère de proposer à votre fille de faire de la main droite les exercices qui lui sont demandés pour apprendre à écrire et de lui permettre d'utiliser sa main gauche autant qu'elle veut en dehors de cela (écriture au brouillon - si tant est qu'on puisse parler de cela à son âge - , écriture pour s'amuser et toute autre écriture ou trace graphique que celle qui est imposée dans le cadre de son apprentissage). cela ne signifie pas qu'elle doive utiliser systématiquement la main gauche pour cela ; c'est simplement un choix qui lui est laissé. Cela devrait lui permettre de bien structurer son écriture et satisferait son ambidextrie.  

LA MAIN GAUCHE

Pour écrire, mon enfant hésite entre la main gauche et la main droite. Il tape dans un ballon du pied gauche. Dois-je l’inciter à écrire de la main gauche ?

Non. Il faut vérifier sa latéralité de la main. On peut être gaucher du pied et droitier de la main ou inversement. Même chose pour l’œil. Une astuce pour vérifier la latéralité de l’œil : Fixez un objet au bout d’un crayon. Faites-le tenir par l’enfant bras tendu et demandez-lui de viser un objet fixé au mur. Passez derrière lui et bouchez-lui un œil. Enlevez votre main et bouchez-lui l’autre œil. Sa réaction spontanée vous dira de suite quel est l’œil directeur. Essayez, vous comprendrez (Lorsque l’enfant vise avec son œil directeur, il ne se passe rien. Lorsqu’il vise avec l’autre œil, comme ce n’est pas cet œil-là qui "dirige", l’enfant a l’impression que l’objet a brusquement bougé) .

Mon enfant est gaucher, il tourne son poignet en crochet pour écrire. Il se plaint d’avoir mal dans le bras et dans le dos. On dit portant que c’est une position normale pour les gauchers

C’est une position fréquente, mais pas « normale » dans le sens où elle tend inutilement les muscles et les tendons. Pour écrire sans douleur, il faut que les muscles soient au repos dès qu’on arrête d’écrire. S’il incline sa feuille vers la droite, s’il la remonte sur la table et s’il tient son crayon correctement, le gaucher voit ce qu’il écrit. Il n’a pas alors à fatiguer inutilement ses muscles en les tendant pour placer sa main au-dessus de sa ligne d’écriture. Il peut donc mettre sa main sous la ligne comme un droitier. Laissez-le essayer divers emplacements du cahier sur la table pour ajuster à la longueur de son avant-bras et son œil directeur

Mon enfant a été testé pour sa latéralité : il est droitier mais il écrit de la main gauche. Il a 10 ans. N’est-il pas trop tard pour qu’il apprenne à écrire de la main droite ?

L’écriture est commandée par le cerveau. Ce n’est donc pas un réapprentissage total de l’écriture. Il s’agira juste de lui apprendre à faire bouger ses doigts correctement et à déplacer son bras pour écrire avec souplesse. Il ne s’agit pas de faire « de la gymnastique des doigts ». Ça ne lui apprendrait pas à tenir et manier le crayon. Les exercices sont spécifiques et doivent être guidés par le rééducateur/la rééducatrice afin de correspondre exactement à l’objectif général mais aussi aux besoins et aux possibilités de votre enfant. Bien sûr, il/elle en profitera pour améliorer aussi l’ensemble de son écriture si nécessaire. C’est l’affaire de 5 à 6 séances maximum.

Peut-on dire que si on écrit de la main gauche, c’est qu’on est gaucher ?

Utiliser sa main gauche pour écrire ne signifie pas qu’on soit gaucher. On peut utiliser sa main gauche parce qu’on veut faire comme quelqu’un qu’on aime ou qu’on admire (c’est le mimétisme) ou parce qu’on veut être comme lui (c’est ce qu’on appelle l’identification). Certains enfants utilisent leur main gauche en croyant faire comme le droitier qui est assis en face d’eux. C’est ce qu’on nomme l’effet miroir. Une fois qu’on a l’habitude d’écrire de la main gauche, cette main est entraînée à écrire. Si on change de main parce qu’on est droitier, les débuts seront moins réussis de la main droite que de la main gauche ; c’est normal. Avec la rééducation graphique ce sera vite l’inverse.

Mes jumeaux sont gauchers, l’un d’eux écrit mal, pas l’autre.

Il est bien possible que celui qui écrit mal ne soit pas gaucher, même si ce sont de vrais jumeaux. Il utiliserait sa main gauche pour faire comme son jumeau. Sa latéralité est donc vérifier. C’est très fréquent que des jumeaux soient l’un droitier, l’autre gaucher.

 LE STYLO – LE CRAYON : TENUE ET CHOIX

Comment doit-on tenir un crayon ?

La meilleure tenue de crayon est celle assure à la fois le plus de solidité à la prise et le plus de souplesse aux doigts. Le crayon y est pris en pince entre la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur ; l'index se place sur le crayon pour le guider. Explication : - Pour écrire dans le sable on utilise spontanément l'index : l'index se pose sur le stylo pour le guider. - Si on ferme la main en poing et qu'on tende l'index, le pouce vient se placer contre le côté du majeur. On sent qu'il peut appuyer fort contre le majeur. Pour que, dans cette position les doigts puissent bouger facilement, on fera glisser le bout du pouce contre le majeur jusqu'à ce qu'il vienne se placer contre la dernière articulation du majeur. C'est là que se pince le stylo.

Mon enfant tient mal son crayon. Comment faire pour l’aider ?

Sachant que le crayon se tient entre la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur ( pas la phalange, l'articulation), il faut l'habituer à placer ses doigts ainsi. Vous pouvez intégrer cet apprentissage à des jeux d'ombres chinoises. Si vous placez votre pouce comme indiqué et que vous leviez l'index, vous obtenez une ombre de tête de lapin comme on le voit ici avec la comptine "L'ombre du lapin". Ensuite lui lui faites placer un crayon entre le pouce et le majeur et conservant la position indiqué et vous lui faites faire des ovales debout que vous lui faites ensuite colorier. Après cela il écrira un ou deux mots de son choix ou une courte phrase s'il sait écrire. S'il a entre 3 et 7 ans, je vous conseille le Petit Plus J'apprends à bien tenir mon crayon aux éditions Belin.

Faut-il leur donner de gros stylos ou des stylos fins ?

Les gros stylos ont l’inconvénient d’obliger à écarter les doigts. C’est malcommode et ça donne de mauvaises habitudes. D’autre part, les enfants ont du mal à tenir un stylo trop fin. Il vaut donc mieux leur donner des stylos de taille moyenne. Ce sont les stylos les plus ordinaires. Ils sont suffisamment gros pour être facilement tenus en main, suffisamment fins pour ne créer ni inconfort ni mauvaises habitudes.

Quel est le stylo qui convient le mieux pour commencer à écrire ?

Des stylos ordinaires, de grosseur moyenne, de longueur suffisante, avec une bille ni trop grosse ni trop fine. Ils sont suffisamment gros pour être facilement tenus en main, suffisamment fins pour ne créer ni inconfort ni mauvaises habitudes, suffisamment longs pour reposer dans la commissure entre le pouce et l'index. Leur pointe est suffisamment grosse pour assurer un bon contact sur le papier, mais pas trop pour ne pas empâter l'écriture.

Certains disent que puisque l’enfant est petit il lui faut un petit stylo (ou un petit crayon).

C’est une réaction de type anthropomorphique. Si le crayon est trop petit il ne peut pas être tenu à la fois solidement et souplement. Le corps du crayon (ou du stylo) doit reposer pleinement dans la commissure entre le pouce et l’index. S’il arrive à peine à cette commissure, il est difficile de le manier correctement surtout lorsqu’on manque d’habitude.

De gros stylos sont-ils plus faciles à tenir que des stylos fins ?

Vrai si on considère qu’un enfant attrape plus facilement un gros objet qu’un objet fin. Ce n’est cependant pas parce qu’on attrape plus facilement un objet qu’on le manie plus facilement. Un trop gros stylo peut obliger à écarter les doigts au point qu'il est plus commode de placer à la fois l'index et le majeur sur le stylo, ce qui est ensuite mal commode pour écrire car alors les doigts ne se meuvent pas avec souplesse.

Comment choisir un stylo plume pour mon enfant ?

Le mieux est de l'aider à choisir son stylo en fonction de ses propres goûts. Mieux encore, de lui laisser essayer divers stylos pour qu’il se rendre compte de celui qui lui convient le mieux. Vous le guiderez pour qu’il ne se laisse pas séduire par un aspect attirant - belles couleurs, dessins à la mode et par une plume large qui laisse une grosse trace - au détriment du confort d’écriture. Il le choisira à la fois en fonction du corps du stylo ainsi que de la dureté et de l’épaisseur de la plume. - Tous les cas de figure se trouvent :
DuretéÉpaisseur

Souple

Moyenne

Dure

Fine

XX

XX

X

Moyenne

XXX

XXX

X

Épaisse

X

XX

X

Les cas les plus favorables pour un jeune enfant sont une plume souple ou moyenne d'épaisseur moyenne.  Plus la plusm et dure et fine moins le stylo conviendra à un enfant, sauf exception. Les cas les plus favorables pour un enfant sont marqués de trois croix. Moins il y a de croix, moins le stylo conviendra à un enfant, sauf exception. Les magasins de marque permettent d’essayer les stylos avant achat. Vous n’aurez pas cette possibilité en les achetant ailleurs mais on peut trouver de bons stylos dans tous types de magasins. Il existe différentes formes de plumes : les plumes biseautées, les plumes carrées et les plumes rondes. Les dernières sont les plus courantes et les plus faciles à utiliser.

Si les enfants préfèrent les pointes plus grosses ; c’est donc un stylo à pointe épaisse qu’il faut leur choisir ?

Pas forcément. Les pointes ou plumes trop larges font un trait épais qui engorge les boucles. Elles donnent rapidement un aspect sale. Attention, les pointes trop épaisses ou les plumes trop larges ne sont pas adaptées aux petites écritures.

Il semble que des stylos à pointe fine donnent une écriture plus nette. Est-ce vrai ?

Il semble que des stylos à pointe fine donnent une écriture plus nette. Est-ce vrai ? C’est généralement vrai. Attention, cela n’est valable à coup sûr que lorsque celui qui écrit se sent à l’aise avec ce genre de stylo. Il est rare que des enfants jeunes – avant au moins le CE1 – soient attirés par des stylos à pointe fine. Ces stylos manquent de souplesse ; ils ont tendance à griffer le papier quand ils sont maniés par une main peu expérimentée. Ils peuvent procurer une sensation désagréable aux enfants (et à certains adultes aussi).

 

LES GUIDE-DOIGTS

Mon enfant tient mal son crayon. Un guide-doigts peut-il l’aider ?

Les guide-doigts ajoutent de l’épaisseur au corps du stylo. Ils obligent donc les enfants à écarter les doigts, ce qui est inconfortable. Je vous propose une expérience : prenez de la pâte à modeler très souple, placer-la sur un stylo à l’emplacement du guide-doigts. Prenez le stylo comme pour écrire, tout d’abord sans appuyer sur la pâte à modeler. Ecrivez un mot. Ensuite appuyez pour laisser l’empreinte de vos doigts. Faites faire la même chose à trois autres personnes. Comparez les moulages. Vous voyez qu’il y a des différences. - Que nous dit cette expérience ? Les guide-doigts imposent une contrainte. Ils remplacent un inconfort par un autre. Il vaut donc mieux apprendre à l’enfant à tenir et manier correctement son crayon. Le geste d’écriture méthode d’apprentissage – Cycle 1 – Cycle 2 y consacre plusieurs pages. Plus concrètement, Le Petit plus, j’apprends à tenir mon crayon montre comment faire et propose des activités ludiques pour y arriver. S’il est un peu tard dans la scolarité de votre enfant pour que sa tenue et son maniement du crayon soient rectifiés par son enseignant vous pouvez consulter un rééducateur/une rééducatrice en écriture. S’il n’y a pas d’autres problèmes que celui-ci, c’est l’affaire de 2 à 3 séances.

 

 

LA POSITION DU CAHIER

Le cahier doit-il être placé très droit ou un peu incliné ?

Pour un meilleur confort, le cahier doit être légèrement incliné vers la gauche pour le droitier, vers la droite pour le gaucher. En effet, lorsque le cahier est incliné, il est plus ou moins dans l’axe de l’avant-bras ce qui permet de placer la main tout naturellement dans le prolongement de l’avant-bras. Les muscles du bras sont alors en position de repos. En pliant et dépliant les doigts ont trace des lettres verticales. Dans le cas contraire – c’est-à-dire lorsque le cahier est placé bien droit sur la table – il faut tordre plus ou moins le poignet et soit contorsionner légèrement la main pour pousser le stylo avec son pouce pour que les lettres soient droites, soit écrire d’un mouvement du poignet au lieu d’un mouvement des doigts. Tout cela est plus fatiguant.

Le cahier doit-il être déporté vers la gauche ou vers la droite ?

C’est une question de confort personnel. La réponse est donc individuelle. Elle est liée à la latéralité de la main mais aussi à la latéralité de l’œil (ce ne sont pas forcément les mêmes).

Le cahier doit-il être avancé sur la table ou placé au bord de la table ?

Pour un meilleur confort, le cahier doit être plus ou moins avancé sur la table. Cela permet un appui plus solide de l’avant-bras. Pour les gauchers le cahier doit être un peu plus avancé encore de façon à ce que leur bras ne bloque pas contre leur corps pour aller au bout de la ligne.

LES RÉGLURES DU CAHIER

Mon enfant n’arrive pas à écrire entre les lignes. Ne vaudrait-il pas mieux lui acheter un cahier avec un rail pour les petites lettres et un trait pour les grandes lettres plutôt que les réglures traditionnelles

Les réglures traditionnelles, dites rayures Seyes, ont l’avantage de dissocier clairement la dimension des lettres : les petites lettres (a, e, i etc.) dans le 1er interligne, t et d jusqu’en haut du 2ème ou débordant un peu dans le 3ème, au choix, les lettres à grandes boucles (l, b etc.) jusqu’en haut du 3ème. Sous la ligne p et q vont jusqu’en bas du 2ème interligne ou un peu plus bas, au choix, les autres lettres descendent jusqu’au 3ème interligne. Si on utilise seulement un rail et un trait au-dessus, alors l’enfant n’a plus de repères pour arrêter les lettres t et d, il les monte comme les l, b, h etc. ou ls arrête au hasard. De plus, les rails sont souvent très écartés. Ils obligent donc à tracer des lettres de grande taille ; certains enfant peuvent avoir du mal à déplier leurs doigts pour aller jusqu’en haut. Cela risque de les inciter à écrire d’un mouvement de l’épaule au lieu d’un mouvement des doigts ce qui, à la longue, sera fatiguant.

 

6 réflexions au sujet de « Pour les parents »

  1. Bonjour,
    J’ai commandé votre cahier « Les cahiers d’écriture CP nº1 – Apprentissage » que je trouve extrêmement bien fait: la progression tout en douceur a vraiment permis à ma fille de s’améliorer. J’aimerais cependant comprendre pourquoi le tracé du chiffre 5 doit commencer au milieu, sur la verticale, et non pas sur l’horizontale ? Cela oblige à relever le crayon pour tracer ensuite la casquette. J’ai vu que les deux approches existaient mais je n’ai pas trouvé d’explications sur les avantages de ce tracé-là. Merci d’avance. Cordialement, Sandrine

    1. Bonjour,
      Effectivement on peut commencer par le tracé horizontal. Commencer par la verticale offre l’avantage de se repérer à la forme du 2 et du 3 pour savoir comment tourner la courbe du 5 : on peut dire que de 1 à 5 les courbes tournent en 2ème unité c’est à dire dans le sens des aiguilles d’une montre. Si on veut compter sur ses doigts, à partir de 6 il faut changer de main ( ou recommencer sur la même main ) : on change de main, on change de sens. Bien sûr, c’est une astuce, ce n’est pas une méthode. (Je donne cette astuce sur le posters qui viennent de sortir chez Hatier. Nouvelles publications Les posters
      Bonnes vacances
      Danièle Dumont

  2. Bonjour !
    J’ai eu des cycle 2 pendant 8 ans et j’ai toujours été très vigilante à donner les bons réflexes aux élèves pour le bon geste d’écriture… J’ai largement puisé dans vos livres et conseils pour y arriver, entre autres… Merci beaucoup.
    Maintenant j’ai des cycle 3 et en géométrie, j’ai beaucoup, beaucoup de difficultés à obtenir que les élèves n’appuient pas sur leur crayon. J’ai eu beau leur faire faire des petits exercices pour leur montrer que si on aperçoit encore le trait après le gommage, c’est que l’appui est trop fort, rien à faire ! J’ai testé la plaque de polystyrène, le papier carbone, et d’autres…. dès qu’ils reviennent sur leur cahier de géométrie, c’est reparti ! Ils ne cassent pas la mine d’un critérium, même pointe 0.5 mm, mais appuient trop quand même…
    Auriez-vous des astuces ?
    Merci beaucoup pour TOUT !

    1. Bonjour,
      la question de l’appui est récurrente. Lorsque les enfants écrivent il faut bien effectivement qu’il y ait un appui. Trop souvent ils appuient fortement sur la pointe du crayon au lieu d’appuyer de façon modérée donc confortable sur leur poignet. C’est que leur poignet fait un pont au lieu de reposer confortablement sur la feuille. Cela est dû à une prise spontanément palmaire (c’est à dire à pleine main) et une omission de la part des enseignants de faire basculer la main sans pour autant qu’elle soit à plat sur la table. Ce pont est renforcé par tous les exercices de pianotage des doigts sur la table faits coude levé. Attention aux conseils toxiques donnée en abondance sur Internet.
      Faites les pianoter sur la table en avançant du bas vers le haut et en gardant l’avant-bras en contact avec la table ( poignet compris)
      Ensuite faites-leur faire des coloriages de petites hauteurs et veillant pour chaque « étage » à garder le poignet en contact avec la table.(cf les étages du gâteau du cahier 1 de maternelle – je ne sais pas le n° de page car je ne l’ai pas sous la main – je pars demain sur l’île de la Réunion et j’ai voulu alléger les bagages)
      Tenez-moi au courant
      Bien cordialement
      Danièle Dumont

  3. Bonsoir Madame Dumont,
    Je suis enseignante en primaire et m’intéresse à la rééducation en écriture. Je remarque notamment cette année que des élèves de cm2 ne tiennent pas correctement leur crayon, positionne mal leur cahier, se positionnent mal sur leur chaise, mais il est vrai qu’outre ces observations, je ne sais pas comment réellement bien faire pour les aider et ne pas les induire en erreur.
    J’ai votre livre sur le geste d’écriture (ancienne version) et je suis intéressée pour suivre votre formation. Je vis dans le sud de l’Aisne, j’ai beau regarder, je ne vois pas quelle formation aurait lieu près de chez moi. Sauriez-vous me l’indiquer?
    Pourriez-vous également m’indiquer les tarifs de cette formation ainsi que l’endroit où se passe la formation en présentiel et les conférences obligatoires annuelles?
    Cordialement,
    L L

    1. Bonjour,
      J’assure moi-même les formations à la rééducation de l’écriture dans le cadre de mon Cours par correspondance qui est à la fois organisme de formation et cours privé d’enseignement supérieur par correspondance. Contrairement à ce que pourraient laisser croire certains sites, je ne cautionne aucune formation même si elle prétend utiliser ma méthode de rééducation. Le plagiat qui en est fait est émaillé d’anomalies préjudiciables au bon fonctionnement de la rééducation.
      La session 2016/2017 est au complet. Si vous souhaitez vous inscrire pour l’an prochain envoyez-moi votre demande de préinscription dès les 1ers jours de mars. Des informations seront publiées sur mon site en temps voulu.
      Cordialement
      Danièle Dumont

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