Foire aux questions

Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquentes.  Si vous ne trouvez pas de réponse à votre question, n’hésitez pas à publier un commentaire, je vous répondrai aussi tôt que possible.

Vous pouvez aussi taper un mot clé dans la fonction « recherche ».

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Où mettre le mot de passe qui donne accès à la police ?

La police est transmise en pièce jointe au mail qui vous informe de la livraison de votre commande. Ouvrez la pièce jointe puis cliquez ici (voir la flèche rouge) pour la police grasse et à côté pour la police maigre. Une fenêtre s'ouvre et vous demande le mot de passe. [caption id="attachment_6406" align="alignleft" width="474"] Où entrer le mot de passe ?[/caption]

Quelle est la meilleure taille pour utiliser la Cursive Dumont maternelle ?

Pour une utilisation correcte en situation d’écriture, la taille 28 est conseillée pour correspondre à un lignage seyes 3 mm. Une taille supérieure demande un effort trop grand aux enfants pour accéder en haut du lignage d'un mouvement des doigts.  

Les lettres ne s’attachent pas sous Word 2007

Les versions 2007 et antérieures de Word ne comportent pas de variantes contextuelles. Elles ne permettent donc pas le fonctionnement de la police Cursive Dumont maternelle.

L’onglet « variantes contextuelles » ne peut pas s’activer sous Word 2010 et versions suivantes

Si les lettres ne sont pas liées avec Word 2010, Word 2013,  Word 2016 et que les variantes contextuelles ne puissent pas être activées, c'est que le fichier a été ouvert par défaut en mode de compatibilité avec Word 2007 ou antérieur ou qu'il a été enregistré sous l'un de ces formats. Il faut alors d'abord activer Fichier => information => convertir pour changer le document Word 2007 en Word 2016, 2013 ou 2010. Une fois passé en format Word 2016, 2013 ou 2010 les variantes peuvent être activées.

Les lettres ne s’attachent pas sous Word 2010 et suivantes.

Voici comment activer les variantes contextuelles dans Word 2010 et versions suivantes : 1 - Cliquer sur la petite flèche située en bas tout à droite de l'onglet "police" 2 - Dans la fenêtre qui s'ouvre, choisir l'onglet "paramètres avancés" 3 - Cliquer sur la coche "Utiliser les variantes contextuelles". Cliquez sur l'onglet "par défaut", sinon cette manipulation sera à faire pour chaque nouveau document.

A qui s'adresse la rééducation

A qui s’adresse la rééducation en écriture ?

La rééducation de l'écriture, appelée aussi "rééducation graphique", concerne toute personne qui est en difficulté avec son écriture : - les enfants qui ont du mal à apprendre à écrire, - mais aussi des adolescents ou des adultes, Ils écrivent trop lentement ou sont peu lisibles, voire illisibles. Enseignants et parents pour les uns, patrons, secrétaires, collègues pour les autres, leur entourage  se plaint de leur écriture. C’est un adolescent qui n’arrive plus à prendre les cours, c’est un employé dont le patron juge l’écriture peu compatible avec les documents à remettre au public de l’entreprise, c’est un étudiant qui craint que sa copie d’examen soit illisible… Sont également concernées : - les personnes qui ont perdu l'usage de leur main scriptrice, qu'elles soient adolescentes ou adultes  - celles qui souffrent de crampes (à la condition que la crampe ne soit pas installée depuis trop d’années) En bref, sont susceptibles d’être concernées toutes personnes qui, pour une raison ou une autre, souffrent de troubles de l'écriture.

Ambidextrie

Doit-on obliger un enfant ambidextre à choisir entre main gauche et main droite ?

Doit-on obliger un enfant ambidextre à choisir entre main gauche et main droite ? Ma fille a 5 ans, elle est en GS de maternelle et est complètement ambidextre. Nous avons fait des tests avec la maîtresse pour savoir si elle utilisait plus une main que l'autre. Nous avons constaté que c'était vraiment 50/50, mais la maîtresse veut que je consulte un psychomotricien car elle dit qu'il faut déterminer une main pour l'écriture ( elle écrit pourtant aussi bien de la droite ou de la gauche. ) J'aimerai savoir ce que vous en pensez. Il existe effectivement des cas de nette ambidextrie. Vous pouvez revérifier la latéralité de votre fille à partir du test de la latéralité du livre Le geste d'écriture - méthode d'apprentissage - cycle 1 - cycle 2.  S'il s'avère qu'elle est effectivement ambidexte, et si elle est habile des deux mains - ce qui devrait alors être le cas - la consultation d'un psychomotricien ne me semble pas s'imposer. Je vous suggère de proposer à votre fille de faire de la main droite les exercices qui lui sont demandés pour apprendre à écrire et de lui permettre d'utiliser sa main gauche autant qu'elle veut en dehors de cela (écriture au brouillon - si tant est qu'on puisse parler de cela à son âge - , écriture pour s'amuser et toute autre écriture ou trace graphique que celle qui est imposée dans le cadre de son apprentissage). cela ne signifie pas qu'elle doive utiliser systématiquement la main gauche pour cela ; c'est simplement un choix qui lui est laissé. Cela devrait lui permettre de bien structurer son écriture et satisferait son ambidextrie.  

Choix du stylo

Faut-il leur donner de gros stylos ou des stylos fins ?

Les gros stylos ont l’inconvénient d’obliger à écarter les doigts. C’est malcommode et ça donne de mauvaises habitudes. D’autre part, les enfants ont du mal à tenir un stylo trop fin. Il vaut donc mieux leur donner des stylos de taille moyenne. Ce sont les stylos les plus ordinaires. Ils sont suffisamment gros pour être facilement tenus en main, suffisamment fins pour ne créer ni inconfort ni mauvaises habitudes.

Quel est le stylo qui convient le mieux pour commencer à écrire ?

Des stylos ordinaires, de grosseur moyenne, de longueur suffisante, avec une bille ni trop grosse ni trop fine. Ils sont suffisamment gros pour être facilement tenus en main, suffisamment fins pour ne créer ni inconfort ni mauvaises habitudes, suffisamment longs pour reposer dans la commissure entre le pouce et l'index. Leur pointe est suffisamment grosse pour assurer un bon contact sur le papier, mais pas trop pour ne pas empâter l'écriture.

Certains disent que puisque l’enfant est petit il lui faut un petit stylo (ou un petit crayon).

C’est une réaction de type anthropomorphique. Si le crayon est trop petit il ne peut pas être tenu à la fois solidement et souplement. Le corps du crayon (ou du stylo) doit reposer pleinement dans la commissure entre le pouce et l’index. S’il arrive à peine à cette commissure, il est difficile de le manier correctement surtout lorsqu’on manque d’habitude.

De gros stylos sont-ils plus faciles à tenir que des stylos fins ?

Vrai si on considère qu’un enfant attrape plus facilement un gros objet qu’un objet fin. Ce n’est cependant pas parce qu’on attrape plus facilement un objet qu’on le manie plus facilement. Un trop gros stylo peut obliger à écarter les doigts au point qu'il est plus commode de placer à la fois l'index et le majeur sur le stylo, ce qui est ensuite mal commode pour écrire car alors les doigts ne se meuvent pas avec souplesse.

Comment choisir un stylo plume pour mon enfant ?

Le mieux est de l'aider à choisir son stylo en fonction de ses propres goûts. Mieux encore, de lui laisser essayer divers stylos pour qu’il se rendre compte de celui qui lui convient le mieux. Vous le guiderez pour qu’il ne se laisse pas séduire par un aspect attirant - belles couleurs, dessins à la mode et par une plume large qui laisse une grosse trace - au détriment du confort d’écriture. Il le choisira à la fois en fonction du corps du stylo ainsi que de la dureté et de l’épaisseur de la plume. - Tous les cas de figure se trouvent :
DuretéÉpaisseur

Souple

Moyenne

Dure

Fine

XX

XX

X

Moyenne

XXX

XXX

X

Épaisse

X

XX

X

Les cas les plus favorables pour un jeune enfant sont une plume souple ou moyenne d'épaisseur moyenne.  Plus la plusm et dure et fine moins le stylo conviendra à un enfant, sauf exception. Les cas les plus favorables pour un enfant sont marqués de trois croix. Moins il y a de croix, moins le stylo conviendra à un enfant, sauf exception. Les magasins de marque permettent d’essayer les stylos avant achat. Vous n’aurez pas cette possibilité en les achetant ailleurs mais on peut trouver de bons stylos dans tous types de magasins. Il existe différentes formes de plumes : les plumes biseautées, les plumes carrées et les plumes rondes. Les dernières sont les plus courantes et les plus faciles à utiliser.

Si les enfants préfèrent les pointes plus grosses ; c’est donc un stylo à pointe épaisse qu’il faut leur choisir ?

Pas forcément. Les pointes ou plumes trop larges font un trait épais qui engorge les boucles. Elles donnent rapidement un aspect sale. Attention, les pointes trop épaisses ou les plumes trop larges ne sont pas adaptées aux petites écritures.

Il semble que des stylos à pointe fine donnent une écriture plus nette. Est-ce vrai ?

Il semble que des stylos à pointe fine donnent une écriture plus nette. Est-ce vrai ? C’est généralement vrai. Attention, cela n’est valable à coup sûr que lorsque celui qui écrit se sent à l’aise avec ce genre de stylo. Il est rare que des enfants jeunes – avant au moins le CE1 – soient attirés par des stylos à pointe fine. Ces stylos manquent de souplesse ; ils ont tendance à griffer le papier quand ils sont maniés par une main peu expérimentée. Ils peuvent procurer une sensation désagréable aux enfants (et à certains adultes aussi).

Comment tenir un crayon ?

Mon enfant tient mal son crayon. Comment faire pour l’aider ?

Sachant que le crayon se tient entre la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur ( pas la phalange, l'articulation), il faut l'habituer à placer ses doigts ainsi. Vous pouvez intégrer cet apprentissage à des jeux d'ombres chinoises. Si vous placez votre pouce comme indiqué et que vous leviez l'index, vous obtenez une ombre de tête de lapin comme on le voit ici avec la comptine "L'ombre du lapin". Ensuite lui lui faites placer un crayon entre le pouce et le majeur et conservant la position indiqué et vous lui faites faire des ovales debout que vous lui faites ensuite colorier. Après cela il écrira un ou deux mots de son choix ou une courte phrase s'il sait écrire. S'il a entre 3 et 7 ans, je vous conseille le Petit Plus J'apprends à bien tenir mon crayon aux éditions Belin.

Déroulement d'une séance

Comment se déroule une séance de rééducation en écriture ?

S’il s’agit d’un enfant, en début de séance le rééducateur le  reçoit avec ses parents : instant bref où est repérée l'évolution objective (écriture des cahiers de classe) et subjective (avis des parents, de l'enseignant aux dires des parents et de l'enfant, et avis de l'enfant lui-même). Le rééducateur observe tout d'abord l'écriture actuelle. Il observe ensuite l'écriture des débuts puis son évolution (il aura pris soin de demander d’apporter les échantillons d’écriture nécessaires). Enfin, il regarde l'enfant (ou l'adulte) écrire. Cet ensemble d'observations lui permet de comprendre la problématique et de prévoir une stratégie de remédiation adaptée aux troubles de l'écriture qu'il aura constatés. Il l'ajustera au fur et à mesure au cours de chaque séance et en fonction des progrès d'une séance à l'autre. La rééducation de l'écriture commence dès la 1ère séance. J'ai par habitude de conseiller aux professionnels que j'ai formé(e)s de ne rédiger un bilan à remettre aux parents que s'il est expressément demandé. Alors que la consignation au dossier de toutes les observations est indispensable, la rédaction d’un bilan à destination des parents n’est d'aucune utilité immédiate. Si un bilan se révèle nécessaire en cours de rééducation graphique, les observations du moment s’ajouteront aux observations initiales et à la progression de la rééducation. Le rééducateur en écriture procède à un test de latéralité s'il s'avère nécessaire. Le rééducateur en écriture n'est pas un répétiteur, il n'est donc pas là pour faire écrire et réécrire mais pour construire au cours de chaque séance la stratégie de remédiation qui fera progresser. Il donne donc des exercices quotidiens à faire entre les séances. C'est sur l'aboutissement de ces exercices qu'il construit la séance suivante guidé par les observations qu'il a faites au début. Il s’ensuit qu’une séance de rééducation de l'écriture ne peut pas être préparée à l’avance et que l’espacement des séances sera fonction de l’évaluation du temps nécessaire pour que les exercices fassent effet.

Effets de la rééducation

Quels sont les effets de la rééducation de l’écriture ?

Si la rééducation de l'écriture se limite à traiter les problèmes d’écriture pour en optimiser la qualité, elle est également précieuse pour ses effets secondaires : ¯  Sur l’orthographe. La technique de rééducation de l'écriture  fait généralement revisiter au fur et à mesure  les mots écrits, ce qui d’une part attire l’attention sur les éventuelles erreurs, d’autre part fait mieux percevoir les occurrences orthographiques. Il s’ensuit donc une amélioration de l’orthographe d’autant plus que l‘attention consacrée à la réalisation de la trace écrite - qui est devenue automatique – peut se déplacer vers le contenu de l’écrit et son orthographe. ¯  Sur la confiance en soi. Constatant rapidement qu’il est capable décrire correctement, l’enfant reprend confiance en lui. Cette confiance est renforcée par les encouragements de l’enseignant et des parents qui constatent eux aussi les progrès. ¯  Sur le comportement relationnel. L’enfant n’étant plus en butte aux remarques sur son écriture dont la mauvaise qualité est trop souvent attribuée à de la mauvaise volonté, il est moins tendu et moins sur la défensive. Son comportement relationnel s’améliore. ¯  Sur la réussite scolaire. Amélioration de l’écriture, meilleure image de soi, meilleure confiance en soi, meilleur comportement relationnel, possibilité de se relire, autant de facteurs propices à une meilleure réussite scolaire. Parmi ses effets secondaires on note aussi la possibilité de débloquer un mutisme d’origine affective alors que le même exercice n’aura pas d’effet sur la communication d’un enfant autiste comme je l’ai relaté dans un dossier universitaire.

Eviter une mauvaise écriture ou y remédier

Comment éviter l’installation d’une mauvaise écriture ? Comme faire pour y remédier ?

Pour éviter que s'installent de mauvaises habitudes, un enseignement rationnel du geste d'écriture est souhaitable dès la maternelle. Au sortir de la maternelle, les enfants ainsi formés manient correctement le crayon ; ils ont une écriture fluide aux dimensions et espaces réguliers ; ils tiennent la ligne même sans lignage. Ils n’ont pas forcément vu toutes les lettres mais leur écriture est de qualité et les formes de base et dérivées sont connues. Ils apprendront donc facilement les lettres qui viendraient à leur manquer. Cet enseignement se poursuivra au CP. Il commencera au CP si ça n’a pas été fait avant. Les cahiers d'écriture que j'ai publiés aux éditions Hatier sont un bon support d’apprentissage tant en maternelle qu’en élémentaire. On pourra parfaire les acquis du cahier 1 apprentissage de CP avec le cahier 2 perfectionnement. En cas de besoin on pourra utiliser le cahier Remédiation en aide personnalisée. On gagne à faire appel au plus tôt à un rééducateur/une rééducatrice en écriture si nécessaire. Sans pour autant qu’ils cherchent à se substituer à l’enseignant les parents peuvent veiller à quelques détails qui ont leur importance : la tenue du stylo, le choix du stylo, la position du cahier...

Formation

Comment devient-on rééducateur en écriture ?

La rééducation spécifique de l'écriture demande une formation à part entière. On y apprend à observer l'écriture, à en comprendre le fonctionnement, à traiter la cause du problème. Autrement dit, on y apprend d'abord voir l’écriture pour comprendre le geste d'écriture dans son ensemble et être capable d’analyser le fonctionnement de l'écriture à traiter. C'est ensuite qu'on y apprend à rééduquer. Ainsi, tandis qu’on risque d’attribuer une ligne mal tenue à une mauvaise volonté de l'enfant à qui on dit depuis longtemps "tiens ta ligne !", le rééducateur pourra y voir, selon les cas : *une mauvaise position de la main qui cache l'écriture, l'enfant ne voit donc pas la ligne, * un soulèvement du poignet qui rend instable le contact du stylo avec le papier, * un mauvais maniement du crayon qui induit directement cette mauvaise tenue de ligne car il nécessiterait un énorme effort permanent pour rectifier la trajectoire, * un cahier placé trop droit et trop près du corps, des coudes trop écartés, * des troubles visuels (qui ne seront pas de son ressort), * une difficulté de lecture (qui ne sera pas de son ressort). Autant de cas qui nécessitent une remédiation différente, voire l'intervention d'un autre professionnel. Par exemple, si le rééducateur soupçonne des troubles visuels, il suggèrera de consulter aussi un orthoptiste via un ophtalmologiste. S'il constate, sauf en début CP, que l'enfant tient sa ligne lorsqu'il écrit un texte connu et ne la tient plus lorsqu'il est obligé de recopier un texte, il pourra suggérer de consulter aussi un orthophoniste qui vérifiera les compétences en lecture.

Gauchers

Est-ce que taper dans un ballon du pied gauche dit qu’on doit écrire de la main gauche ?

Pour écrire, mon enfant hésite entre la main gauche et la main droite. Il tape dans un ballon du pied gauche. Dois-je l’inciter à écrire de la main gauche ?Non. Il faut vérifier sa latéralité de la main. On peut être gaucher du pied et droitier de la main ou inversement. Même chose pour l’œil. Une astuce pour vérifier la latéralité de l’œil : Fixez un objet au bout d’un crayon. Faites-le tenir par l’enfant bras tendu et demandez-lui de viser un objet fixé au mur. Passez derrière lui et bouchez-lui un œil. Enlevez votre main et bouchez-lui l’autre œil. Sa réaction spontanée vous dira de suite quel est l’œil directeur. Essayez, vous comprendrez (Lorsque l’enfant vise avec son œil directeur, il ne se passe rien. Lorsqu’il vise avec l’autre œil, comme ce n’est pas cet œil-là qui "dirige", l’enfant a l’impression que l’objet a brusquement bougé) .

Le poignet en crochet peut-il être source de douleurs ?

Mon enfant est gaucher, il tourne son poignet en crochet pour écrire. Il se plaint d’avoir mal dans le bras et dans le dos. On dit portant que c’est une position normale pour les gauchers C’est une position fréquente, mais pas « normale » dans le sens où elle tend inutilement les muscles et les tendons. Pour écrire sans douleur, il faut que les muscles soient au repos dès qu’on arrête d’écrire. S’il incline sa feuille vers la droite, s’il la remonte sur la table et s’il tient son crayon correctement, le gaucher voit ce qu’il écrit. Il n’a pas alors à fatiguer inutilement ses muscles en les tendant pour placer sa main au-dessus de sa ligne d’écriture. Il peut donc mettre sa main sous la ligne comme un droitier. Laissez-le essayer divers emplacements du cahier sur la table pour ajuster à la longueur de son avant-bras et son œil directeur

A 10 ans est-il trop tard pour changer de main ?

Mon enfant a été testé pour sa latéralité : il est droitier mais il écrit de la main gauche. Il a 10 ans. N’est-il pas trop tard pour qu’il apprenne à écrire de la main droite ? L’écriture est commandée par le cerveau. Ce n’est donc pas un réapprentissage total de l’écriture. Il s’agira juste de lui apprendre à faire bouger ses doigts correctement et à déplacer son bras pour écrire avec souplesse. Il ne s’agit pas de faire « de la gymnastique des doigts ». Ça ne lui apprendrait pas à tenir et manier le crayon. Les exercices sont spécifiques et doivent être guidés par le rééducateur/la rééducatrice afin de correspondre exactement à l’objectif général mais aussi aux besoins et aux possibilités de votre enfant. Bien sûr, il/elle en profitera pour améliorer aussi l’ensemble de son écriture si nécessaire. C’est l’affaire de 5 à 6 séances maximum.

Peut-on dire que si on écrit de la main gauche, c’est qu’on est gaucher ?

Utiliser sa main gauche pour écrire ne signifie pas qu’on soit gaucher. On peut utiliser sa main gauche parce qu’on veut faire comme quelqu’un qu’on aime ou qu’on admire (c’est le mimétisme) ou parce qu’on veut être comme lui (c’est ce qu’on appelle l’identification). Certains enfants utilisent leur main gauche en croyant faire comme le droitier qui est assis en face d’eux. C’est ce qu’on nomme l’effet miroir. Une fois qu’on a l’habitude d’écrire de la main gauche, cette main est entraînée à écrire. Si on change de main parce qu’on est droitier, les débuts seront moins réussis de la main droite que de la main gauche ; c’est normal. Avec la rééducation graphique ce sera vite l’inverse.

Mes jumeaux sont gauchers, l’un d’eux écrit mal, pas l’autre.

Il est bien possible que celui qui écrit mal ne soit pas gaucher, même si ce sont de vrais jumeaux. Il utiliserait sa main gauche pour faire comme son jumeau. Sa latéralité est donc vérifier. C’est très fréquent que des jumeaux soient l’un droitier, l’autre gaucher.

Guide-doigt

Mon enfant tient mal son crayon. Un guide-doigts peut-il l’aider ?

Les guide-doigts ajoutent de l’épaisseur au corps du stylo. Ils obligent donc les enfants à écarter les doigts, ce qui est inconfortable. Je vous propose une expérience : prenez de la pâte à modeler très souple, placer-la sur un stylo à l’emplacement du guide-doigts. Prenez le stylo comme pour écrire, tout d’abord sans appuyer sur la pâte à modeler. Ecrivez un mot. Ensuite appuyez pour laisser l’empreinte de vos doigts. Faites faire la même chose à trois autres personnes. Comparez les moulages. Vous voyez qu’il y a des différences. - Que nous dit cette expérience ? Les guide-doigts imposent une contrainte. Ils remplacent un inconfort par un autre. Il vaut donc mieux apprendre à l’enfant à tenir et manier correctement son crayon. Le geste d’écriture méthode d’apprentissage – Cycle 1 – Cycle 2 y consacre plusieurs pages. Plus concrètement, Le Petit plus, j’apprends à tenir mon crayon montre comment faire et propose des activités ludiques pour y arriver. S’il est un peu tard dans la scolarité de votre enfant pour que sa tenue et son maniement du crayon soient rectifiés par son enseignant vous pouvez consulter un rééducateur/une rééducatrice en écriture. S’il n’y a pas d’autres problèmes que celui-ci, c’est l’affaire de 2 à 3 séances.

Nombre de séances

Combien faut-il compter de séances ?

La mise en relation permanente des causes et des effets et une réflexion suivie sur le geste graphique de l’intéressé permet un nombre réduit de séances. Hors cas pathologique sévère - qui nécessite par ailleurs une prise en charge par un autre professionnel - on compte en moyenne 4 à 6 séances. Une rééducation bien conduite et normalement suivie donne des résultats significatifs dès la 3ème séance. Généralement les cas de graves dysfonctionnements (comme les troubles neuro-moteurs par exemple) n’arrivent pas au rééducateur en écriture puisqu’ils sont pris en charge directement par les professionnels qui interviennent dans le domaine concerné et traitent donc d’autres problèmes avant que soit envisagée la rééducation graphique.

Objectif de la rééducation

Que traite la rééducation de l’écriture ?

La rééducation graphique traite l’écriture et ne traite que l’écriture. Elle ne traite pas les problèmes de dyslexie et autres problèmes de langage ou de lecture ; elle ne traite pas l’orthographe, les troubles de l’attention, la dyspraxie, les troubles visuo-spatiaux et, d’une façon générale, les problèmes pathologiques en eux-mêmes. En revanche, la rééducation de l'écriture a divers effets secondaires bénéfiques (voir la rubrique Quels sont les effets secondaires de la rééducation) dont une gratification qui favorise un comportement positif face à la scolarité et éventuellement à la communication. Elle peut être associée à d’autres prises en charge par d’autres professionnels (dyspraxie, orthoptie…) et peut parfois être l’occasion de soupçonner des dysfonctionnements non encore identifiés. C’est le cas, par exemple, des dysfonctionnements des saccades oculaires qui, bien que la rééducation de l'écriture soit un complément bénéfique à leur rééducation, devront être pris en charge par le professionnel compétent, à savoir l’orthoptiste. A l’inverse, elle peut mettre en évidence que tel enfant orienté vers l’usage du clavier n’a aucune raison d’abandonner l’écriture manuscrite car ses difficultés relèvent uniquement de la technique d’écriture. Ces cas ne sont pas rares. Ils sont généralement traités comme les autres en 4 à 6 séances avec résultats significatifs à la 3ème séance. Sauf en cas de dyspraxie sévère qui interdit tout acte graphique, on gagne toujours à pouvoir écrire de sa propre main.  C’est indispensable à l’autonomie sociale.

Passage anticipé en CP

Intérêt d’un passage anticipé en CP

Suite à la lecture de votre ouvrage "le geste d'écriture", je me permets de vous contacter car l'enseignante de ma fille en classe de MS, nous propose un passage anticipé en CP. Je me questionne sur l'intérêt de ce passage d'autant que vous suggérez de ne pas brûler les étapes dans l'apprentissage de l'écriture. La GS est une année cruciale dans ce domaine. Ma fille est en double niveau MS-GS et participe au travail des GS depuis février mais son écriture cursive reste limitée selon moi (je suis prof des écoles en CP). Je voulais connaître votre point de vue sur un passage anticipé en CP pour un enfant de 5 ans à peine. Merci pour votre réponse et vos conseils. La décision d'un passage au CP anticipé mérite effectivement une réflexion approfondie qui inclut plusieurs paramètres.

Il me semble que la 1ère question, qui posera un éclairage particulier sur la suivante, est : "Pourquoi faire passer en CP une enfant qui devrait passer en GS ?"

Question double : En aval, quel est l'objectif ? En amont, quelles sont les motivations ?

 -  1ère question : Quel est l'objectif ?

Cette question peut se reformuler ainsi : Existe-t-il des enjeux qui rendraient ce passage nécessaire ? Vue sous cet angle, la question apporte vraisemblablement la réponse, non. Faire une scolarité avec une année d'avance n'est pas un enjeu en soi. Aucun paramètre de la projection dans l'avenir n'impose de passage anticipé en CP (à mon avis).

-  2ème question : Quelles sont les motivations ?

Cette question peut se reformuler ainsi : Sur quels critères effectifs se fonde la proposition de passage anticipé ? Votre fille participe actuellement au travail des GS. - Le critère pourrait donc être un critère de chronologie : après la GS, refaire du travail de GS équivaudrait à un redoublement, donc la maîtresse propose le CP. C'est un critère sans consistance. - Ce pourrait être un critère lié au contenu : ayant fait des activités de GS cette année, votre fille se trouverait à refaire des activités de GS l'an prochain. Le redoublement lui éviterait l'ennui de refaire la même chose. Cette réponse en faveur d'un passage anticipé ne vaudrait que si la maternelle était organisée comme un CP avec un programme et des contenus qui laissent peu de place aux changements. La pédagogie de la maternelle autorise ( devrait autoriser ) des variantes importantes dans les contenus : ce qu'on aura appris sur le thème de la mer une année pourra être appris sur le thème de la forêt l'année suivante, par exemple, surtout s'il s'agit d'une classe à double niveau. Bien sûr ce petit élagage du problème n'est pas la raison qui vous a fait m'interroger mais il ne me semble pas inutile, d'ailleurs vous en formulez la nécessité  "Je me questionne sur l'intérêt de ce passage".

J'en viens donc au cœoeur du problème : celui de l'apprentissage de l'écriture. Il répond à la question : quelque chose ferait-il que le passage anticipé ne soit pas judicieux ?

L'apprentissage de l'écriture est progressivement perçu comme une tâche superflue, à tel point que des états d'Amérique ont décidé de le rendre facultatif. C'est s'engouffrer dans une confusion portée par des courants pédagogiques qui relèvent d'une inconscience socio-politique grave. Vous trouverez mes arguments sur mon site en suivant ces liens. De plus en plus, apprendre à écrire est conçu comme "apprendre à dessiner des lettres" et la littérature pédagogique offre : - d'un côté des exercices graphiques qui vont dans ce sens, et parfois-même à l'encontre avec des tracés qui n'ont rien à voir avec l'écriture mais qui, dans l'esprit de leur concepteur, "apprend à former les lettres", - de l'autre côté des activités de production de texte qui oublient de s'intéresser à l'acte d'écriture. L'expression "le geste d'écriture" que j'ai mise en valeur avec la publication de mon livre du même nom a été tellement peu comprise qu'elle est devenue sous certaines plumes "les gestes de l'écriture" se vidant de son sens dans cette formulation. Le geste d'écriture, tel que je le conçois, va du moment où l'enfant s'apprête à tenir son crayon au moment où il écrit ce que lui dicte sa réflexion. Pour cela il faut que la technique graphique soit acquise, c'est à dire que l'enfant n'ait à réfléchir qu'au contenu sémantique de son écrit (l'orthographe en faisant partie cf. et//est, a/à mais aussi un sot /un seau / un saut / un sceau)

Apprendre à écrire, c'est :

- apprendre à tenir et manier son crayon pour le confort, pour la visibilité donc aussi la qualité de la production (une main mal placée cache l'écrit avec toutes les conséquences que cela implique), - apprendre les formes de bases et dérivées qui servent à construire les lettres, c'est à dire les connaître pour savoir tout d'abord analyser la forme des lettres, ensuite mettre ces formes en oeuvre automatiquement, autrement dit produire les lettres sans effort de réflexion afin d'avoir l'esprit libre pour penser ce qu'on écrit, - c'est aussi apprendre à réfléchir avant d'écrire, à concevoir par anticipation ce qu'on va écrire (le temps d'anticipation étant de plus en plus réduit pour pouvoir être aussitôt que possible de l'ordre de la fraction de seconde). C'est encore, par voie de conséquence - et tout cela en parallèle, entrer dans la combinatoire de façon implicite. On voit là à quel point l'apprentissage de l'écriture manuscrite favorise l'apprentissage de la lecture comme tendent à le montrer les dernières recherches en neuroscience. En passant en CP sans avoir acquis l'écriture cursive, l'enfant est privé de toutes ces compétences. Donc, pour moi, passage anticipé en CP, pourquoi pas ? Mais à la condition qu'il ait acquis l'écriture (et bien sûr qu'il soit au niveau requis dans les autres domaines de compétences). Qu'il ait acquis l'écriture ne signifie pas obligatoirement qu'il ait appris toutes les lettres (le CP est là pour ça), mais qu'il en ait acquis la technique, compris la relation à la réflexion et la relation à l'oral ainsi que le fonctionnement de cette relation.

En conclusion,

à mon avis si je me base sur ce que vous écrivez, le passage anticipé de votre fille en CP ne s'impose pas. Il est à craindre qu'il soit sources de lacunes, donc d'insatisfaction, donc de mauvaise image de soi. Je suis sûre que vous saurez trouver des arguments qui lui feront prendre un grand plaisir à être encore en maternelle l'an prochain.

Position cahier

Le cahier doit-il être placé très droit ou un peu incliné ?

Pour un meilleur confort, le cahier doit être légèrement incliné vers la gauche pour le droitier, vers la droite pour le gaucher. En effet, lorsque le cahier est incliné, il est plus ou moins dans l’axe de l’avant-bras ce qui permet de placer la main tout naturellement dans le prolongement de l’avant-bras. Les muscles du bras sont alors en position de repos. En pliant et dépliant les doigts ont trace des lettres verticales. Dans le cas contraire – c’est-à-dire lorsque le cahier est placé bien droit sur la table – il faut tordre plus ou moins le poignet et soit contorsionner légèrement la main pour pousser le stylo avec son pouce pour que les lettres soient droites, soit écrire d’un mouvement du poignet au lieu d’un mouvement des doigts. Tout cela est plus fatiguant.

Le cahier doit-il être déporté vers la gauche ou vers la droite ?

C’est une question de confort personnel. La réponse est donc individuelle. Elle est liée à la latéralité de la main mais aussi à la latéralité de l’œil (ce ne sont pas forcément les mêmes).

Le cahier doit-il être avancé sur la table ou placé au bord de la table ?

Pour un meilleur confort, le cahier doit être plus ou moins avancé sur la table. Cela permet un appui plus solide de l’avant-bras. Pour les gauchers le cahier doit être un peu plus avancé encore de façon à ce que leur bras ne bloque pas contre leur corps pour aller au bout de la ligne.

Réglures cahiers

Les rails sont-ils plus facilement utilisables que les rayures Seyes ?

Mon enfant n’arrive pas à écrire entre les lignes. Ne vaudrait-il pas mieux lui acheter un cahier avec un rail pour les petites lettres et un trait pour les grandes lettres plutôt que les réglures traditionnelles ? Les réglures traditionnelles, dites rayures Seyes, ont l’avantage de dissocier clairement la dimension des lettres : les petites lettres (a, e, i etc.) dans le 1er interligne, t et d jusqu’en haut du 2ème ou débordant un peu dans le 3ème, au choix, les lettres à grandes boucles (l, b etc.) jusqu’en haut du 3ème. Sous la ligne p et q vont jusqu’en bas du 2ème interligne ou un peu plus bas, au choix, les autres lettres descendent jusqu’au 3ème interligne. Si on utilise seulement un rail et un trait au-dessus, alors l’enfant n’a plus de repères pour arrêter les lettres t et d, il les monte comme les l, b, h etc. ou ls arrête au hasard. De plus, les rails sont souvent très écartés. Ils obligent donc à tracer des lettres de grande taille ; certains enfant peuvent avoir du mal à déplier leurs doigts pour aller jusqu’en haut. Cela risque de les inciter à écrire d’un mouvement de l’épaule au lieu d’un mouvement des doigts ce qui, à la longue, sera fatiguant.

Tenue de crayon - Comment tenir un crayon ?

Comment doit-on tenir un crayon ?

La meilleure tenue de crayon est celle assure à la fois le plus de solidité à la prise et le plus de souplesse aux doigts. Le crayon y est pris en pince entre la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur ; l'index se place sur le crayon pour le guider. Explication : - Pour écrire dans le sable on utilise spontanément l'index : l'index se pose sur le stylo pour le guider virtuellement. En réalité, c'est le majeur qui propulse le crayon vers l'avant, l'index le bloque. - Si on ferme la main en poing et qu'on tende l'index, le pouce vient se placer contre le côté du majeur. On sent qu'il peut appuyer fort contre le majeur. Pour que, dans cette position les doigts puissent bouger facilement, on fera glisser le bout du pouce contre le majeur jusqu'à ce qu'il vienne se placer contre la dernière articulation du majeur. C'est là que se pince le stylo.

 

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