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Des groupes petits ou inégaux dans le relai de hockey

Le relai de hockey consiste à pousser le palet le plus vite possible pour que son équipe ait terminé la première.

L’objectif de l’enfant est que son équipe gagne la partie.  L’objectif de l’enseignant est d’enseigner la 1ère unité de mouvement : celle qui va de la gauche vers la droite “en passant par en bas” (et qui forme la boucle, l’étrécie et le rond, lesquels forment entièrement les lettres e, l, f, i, u, t, b, c, o, a, d  et une partie de chacune des autres lettres, d’où son importance capitale).

La question s’est posée de savoir comment évaluer le groupe gagnant lorsqu’il n’y a pas le même nombre d’enfants dans chaque groupe ou lorsqu’il y a trop peu d’enfants par groupe.

La réponse est toute simple : il s’agit alors de compter les passages et ce n’est plus le dernier enfant à passer qui marque la fin de la partie mais un signal sonore. Comptons donc les passages.

Pour cela  prévoir des jetons dont le nombre varie en fonction du nombre de groupes, du nombre d’enfants, et surtout de la durée de l’exercice et deux boites par groupe  : une où seront posés les jetons au départ, une où chaque enfant jettera  un jeton à chaque passage.  Les deux boites seront placées près du mur à la fin de chaque piste Les différencier par leur dimension me semble plus efficace que par leurs couleurs  : une petite pour les prendre, une grande pour les déposer.

Le groupe qui comptera le plus de jetons dans sa grande boite aura gagné.

Par |2020-03-23T10:59:41+01:0010 août 2016|2 Commentaires

Formation à Paris le 6 avril 2016

Répondant aux demandes de formation, d’information, de conférences, je ferai ce mercredi 6 avril 2016 une animation sur le geste d’écriture au Centre culturel d’Athénée de Rueil Malmaison.

Vous êtes enseignant-e en maternelle ? Je vous y accueillerai avec grand plaisir.  Nous travaillerons ensemble pendant quatre heures sur les questions que vous vous posez au quotidien sur la façon d’apprendre à écrire aux enfants.

Informations et bulletin d’inscription ci-dessous en PDF. Le bulletin est à retourner à Stéphanie Leprêtre qui assure l’intendance avec efficacité. Je la remercie chaleureusement.

2016_04_06_inscription-formation-Danièle-Dumont-Rueil-Malmaison

Le planning des formations définitivement programmées se trouvent ici . D’autres sont en cours de finalisation ou en projet, notamment le 25 mai à Carcassonne.

Par |2019-02-22T16:40:19+01:0028 février 2016|1 commentaire

Conférences, cours et ateliers Année scolaire 2015/2016

Suite aux très nombreuses demandes de renseignements qui me sont faites sur les dates et lieux de mes formations, j’ai décidé cette année de publier mon calendrier. Ne figurent ici que les dates fermes.  D’autres dates sont pressenties en France métropolitaine et en Tunisie. Des dates sont à venir pour le Maroc.

N’hésitez pas à revenir pour vous tenir informé-e et à poser vos questions. Je vous répondrai soit sur le site soit en privé selon votre demande.

Pour les formations de l’année scolaire 2016/2017, c’est ici.

Pour vous inscrire,

– si vous êtes en école publique adressez-vous à votre circonscription,

– si vous êtes en école privée adressez-vous à votre chef d’établissement ou directement à Formiris/Formélie

– et si vous êtes un groupe informel d’enseignants contactez-moi directement j’étudierai la possibilité d’organiser un atelier ou une conférence (selon la salle disponible) au mieux de vos intérêts.

ANNÉE SCOLAIRE 2015/2016

SEPTEMBRE

Mercredi 23 septembre PARIS

Mercredi 30 septembre EVREUX

OCTOBRE

Mercredi 7 octobre MENDE

Mardi 13 octobre VEZERONCE

Mercredi 14 octobre L’ISLE D’ABEAU

Les 17 et 18 octobre + en cours du soir du 19 au 24 Cours de rééducation spécial écriture arabe

Du 19 au 24 octobre Cours de rééducation graphique session 2014/2015

NOVEMBRE

Mercredi 4 novembre WISSEMBOURG 

Mercredi 11 novembre férié

Mercredi 18 novembre MENDE

Lundi 23, mardi 24 novembre STRASBOURG

Mercredi 25 novembre WISSEMBOURG

Du vendredi 27 novembre au mardi 8 décembre                          10 conférences/formations sur l’île de LA RÉUNION

Vendredi 27 novembre BRAS PANON  16 h / 18 h

Samedi 28 novembre TAMPON  8 h 30 / 11 h 30

Lundi 30 novembre matin SAINT-DENIS  (équipes de circonscriptions)  9 h 11 h

Lundi 30 novembre  après-midi  SAINT-ANDRE  16 h / 18 h

DÉCEMBRE

Mardi 1er décembre LE PORT   15 h 45 : 17 h 45

Jeudi 3 décembre SAINT-PAUL  15 h 30 / 17 h 30

Vendredi 4 décembre  PIERREFONDS  13 h 30 / 16 h 30

Samedi 5 décembre SAINT-JOSEPH

Lundi 7 décembre SAINT-DENIS

Mardi 8 décembre SAINT-DENIS

Mercredi 9 décembre, retour en métropole

Mercredi 16 décembre L’ISLE D’ABEAU

JANVIER

Du mardi 12 au samedi 16 janvier LA MARSA (TUNISIE)

Mercredi 20 janvier PARIS

FÉVRIER

De préférence, les formations sont évitées en février.

MARS

Mercredi 2 mars LE MANS (72 100)

Mercredi 9, jeudi 10 et vendredi 11mars 47440 SAINT-ANDRÉ,  ILE DE LA RÉUNION

Mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18  mars SAINT-LOUIS, 97450, ILE DE LA RÉUNION

AVRIL

Samedi 2 avril SAINT-SEBASTIEN-SUR-LOIRE  (44 190)

Lundi 4 et mardi 5 avril LEGÉ  (44 650)

Mercredi 6 avril RUEIL MALMAISON 14 h 18 H (Centre Culturel l’Athénée,  2 avenue Alsace Lorraine RER A) Voir ici ou ici .

Du mercredi 13 avril à 14 h au mercredi 20 avril à 14 h Colloque annuel des rééducateurs et rééducatrices en écriture – Méthode Dumont

Lundi 25 avril AYDAT (63970)

MAI

Mercredi 18 mai  CONTRES sur LOIRE (41700)

Mercredi 25 mai CARCASSONNE (11 090)

JUIN

 

JUILLET

Dimanche 3, mardi 4, mercredi 5 juillet Agoras au congrès de l’AGEEM

Vendredi 8, samedi 9, dimanche 10, lundi 11 et au mardi 12 juillet Cours de rééducation graphique, session 2015/2016

Pour les cours de rééducation graphique, veuillez  adresser directement vos demandes à :

Cours de rééducation graphique Danièle DUMONT,  Cours privé d’enseignement supérieur à distance,                                                                           8 rue Ferdinand de Lesseps 21000 DIJON                                                           La session 2015/2016 commence au 15 octobre 2015.                               Les pré-inscriptions pour la session 2016/2017 seront prises à partir de février. Les réponses aux demandes seront envoyées fin mai ou début juin.

Attention aux contrefaçons qui commencent à sévir sur la toile et font des dégâts !

Par |2019-02-22T14:46:54+01:0026 septembre 2015|31 Commentaires

Forme, geste et rééducation.

La rééducation de l’écriture (ou rééducation graphique) est une technique qui permet de restaurer une écriture défectueuse ou d’y remédier . Il est tentant de croire qu’il suffit de faire des lignes de lettres ou des lignes de graphismes pour améliorer son écriture. Il est tentant aussi, surtout si on n’a qu’une idée approximative du fonctionnement de l’écriture, de confondre forme et geste et de penser que faire repasser avec application sur des tracés équivaut à faire acquérir un geste adapté. Dire que l’écriture est le produit d’un geste réfère au geste d’écriture dans son ensemble réalisé avec fluidité et non à une addition de gestes autonomes, surtout si ces “gestes” s’enlisent dans la forme et ne sont plus que “le dessin d’une forme”.  On peut penser que c’est la confusion entre geste et forme qui a conduit à faire faire aux enfants certains des exercices inadaptés que nous avons vus au cours d’une émission à laquelle j’ai eu le plaisir d’être conviée dernièrement sur France 3 Nord Pas-de-Calais. J’en citerai deux :

– Le premier est une série de petites et grandes boucles en alternance. On y voit plusieurs tracés de l’enfant qui suivent laborieusement un modèle disproportionné (les grandes boucles sont trop grandes par rapport aux petites) et on voit l’enfant, debout, suivre ce modèle au ralenti avec son doigt. Qu’il s’agisse d’un travail sur les formes ou sur le geste, des tracés au ralenti sont inefficace à encoder le geste graphique et il vaudrait mieux éviter les disproportions.

– Le second est une série de ponts. Si on peut saluer l’application de l’enfant et sa belle réussite dans la réalisation de cet exercice car les tracés sont homogènes et le geste relativement vif, on peut, en revanche, déplorer les effets induits d’un tel exercice. En apprenant ainsi à terminer les ponts  droits sur la ligne, l’enfant aura ensuite du mal à tourner d’un geste fluide pour passer d’une lettre à pont (n, m, h, p) à la lettre qui suit.

C’est dire que la rééducation de l’écriture ne s’improvise pas  (son enseignement non plus d’ailleurs et, on le comprend alors, il serait bien dommage de compliquer encore plus la tâche des enfants en leur imposant l’écriture script avant la cursive).

Les cahiers de rééducation graphique pour l’école élémentaire et pour le collège peuvent aider les enfants dont les difficultés d’écriture sont peu importantes. Pour les autres, ils seront un bon appoint pour consolider une rééducation graphique menée sous le contrôle d’un-e professionnel-le compétent-e.

Pour aller plus loin dans la réflexion sur l’intérêt de l’écriture manuscrite, donc de son apprentissage : trois questions majeures-au sujet de l’écriture manuscrite.

ou encore : nécessité et intimité de l’écriture manuscrite.

et pour visualiser le processus de formation des lettres :

la forme et le geste.

Par |2019-02-22T14:45:35+01:001 septembre 2015|3 Commentaires

La forme et le geste

L’écriture est le produit d’un geste.

– Ce qui intéresse celui qui lit, c’est le produit fini, la trace sur le papier, pas le geste qui a été fait pour laisser la trace.

– Ce qui intéresse le rééducateur, c’est la mise en place de ce geste pour améliorer la qualité de la production et permettre qu’il ne soit plus, par ses hésitations ou ses perturbations, un frein à l’écriture fluide et présentable de la pensée.

– Ce qui intéresse l’enseignant, c’est d’avoir les moyens de donner à l’enfant un geste graphique fluide de telle façon que le geste d’écriture soit pour lui un véritable moyen de communication et d’expression.

Dans toutes ces perspectives, nous parlons bien du geste et non des gestes.  En effet, il ne s’agit pas de considérer des gestes qui se juxtaposeraient mais bien le geste d’écriture dans son ensemble, dans ce qui fait son essence et sa spécificité.

En conséquence l’écriture n’est pas constituée d’une somme de gestes (qui fonctionneraient comme une addition) mais bien d’un ensemble dont les éléments sont indissociables.  Il ne faut pas confondre le geste (qui est l’ensemble, le tout), le processus de création des formes qui explique comment les formes dérivent les unes des autres, le processus de formation des lettres qui explique comment les formes s’articulent pour former des lettres. Néanmoins les formes constitutives des lettres peuvent être isolées pour la démonstration.  Elles sont au nombre de sept : deux formes de base (une pour chacune des deux unités de mouvement, celle qui “passe par en bas” et celle qui “passe par en haut” pour aller vers la droite), deux dérivées de chacune des formes de base et une dérivée secondaire. (Les différences de dimension sont obtenues en dépliant les doigts pour les formes qui montent au-dessus du premier interligne et en les repliant dans la main pour celles qui passent sous la ligne)

La processus de formation des lettres - Extrait

La processus de formation des lettres – Extrait

 

 

 

 

 

Apprendre à écrire, c’est apprendre à tenir et manier son crayon de telle sorte qu’en mobilisant deux unités de mouvement on puisse produire des formes qui s’agencent en lettres formant des mots qui font sens au fur et à mesure pour celui qui écrit et qui feront sens en différé pour celui qui lira ce qui est écrit.

On peut lire aussi :

forme, geste et rééducation.

Pour connaître les nouvelles publications, c’est ici.

 

Par |2019-02-22T14:43:08+01:0031 août 2015|0 commentaire

Trois questions majeures au sujet de l’écriture manuscrite

Dans quelques jours c’est la rentrée. Cette année comme les précédentes n’échappera pas aux nombreuses questions sur l’écriture manuscrite. Et reviendront les trois questions majeures sur son enseignement.  Je vous propose quelques pistes pour y réfléchir.

Pourquoi apprendre à écrire  de sa main ?

Depuis longtemps tous les documents officiels sont imprimés. MAIS pour qu’ils aient de la valeur, nombre d’entre eux doivent être complétés d’une mention manuscrite : Lu et approuvé, Bon pour pouvoir, Bon pour solde de tout compte, ou encore des textes de plusieurs lignes lorsqu’il s’agit de se porter caution pour un loyer ou de témoigner en justice par exemple, mais pas seulement.

Sans écriture manuscrite impossible donc d’accomplir de nombreux actes simples de la vie sociale.

Celui qui n’écrit pas de sa main a donc besoin d’assistance pour les accomplir. Ne pas apprendre à un enfant à écrire de sa main en fait un futur handicapé social : celui qui n’écrit pas de sa main*  ne peut pas être à part entière un citoyen autonome. ( *de ses coudes, de son pied ou de sa bouche, bien évidemment pour les quelques personnes que la vie a privé de main)

Pourquoi apprendre à écrire correctement ?

Pour être efficace, l’écriture doit être lisible sinon elle ne remplit pas son rôle. A quoi sert d’écrire si personne n’arrive à vous lire ? La réplique habituelle est que beaucoup de médecins sont illisibles. Certes. Mais que ferait de l’ordonnance un pharmacien qui ne connaitrait ni le nom ni les propriétés des médicaments ? Il lui serait impossible de la déchiffrer. Écrire pour que seuls ceux qui connaissent très bien le sujet puissent lire n’a qu’un intérêt très limité. Pour être pleinement un acte de communication sociale, l’écriture doit être lisible. Bien que la pratique déforme naturellement l’écriture au fil de l’adolescence et des débuts dans la vie d’adulte, apprendre à écrire correctement depuis le début favorise la lisibilité quel que soit l’âge.

Pour être efficace, l’écriture doit être rapide. S’appliquer à tracer chaque lettre l’une après l’autre prend du temps et fait parfois perdre le fil de sa pensée. Comment prendre note de ce qu’on entend si on le fait trop lentement ? Comment ne pas agacer son interlocuteur si on met trop de temps à écrire devant lui ? La calligraphie est d’abord un art. L’écriture est d’abord un moyen de communication. Pour être efficace, l’écriture doit donc être réalisée dans les conditions normales de la communication.

Pour remplir correctement son rôle de moyen de communication, l’écriture doit pouvoir être présentable. Chacun adapte son comportement, sa présentation, ses attitudes pour se sentir à l’aise dans une relation. Il en va de même pour son écriture. Il y a l’écriture des brouillons, celle des notes prises à la volée pour soi, celle d’un papier écrit pour un ami, celle aussi qu’on peut laisser dans une boite à lettres pour signaler son passage à un client sans se sentir mal à l’aise.

Pourquoi apprendre correctement à écrire ?

L’objectif de l’écriture manuscrite est de laisser une trace personnelle de sa pensée (quel qu’en soit l’objet). C’est un moyen de communication différée. Écrire c’est donc tout d’abord produire du sens.  En toute petite section, en PS, et au début de la MS l’enfant ne produit pas encore du sens en écrivant de sa main. Il apprend ce qui lui servira à écrire correctement : tenue et maniement du crayon, tenue de la ligne, respect des proportions, sens de déroulement de ce qui sera très bientôt l’écriture. Muni de tout ce qu’il faut pour pouvoir techniquement écrire correctement  et ayant été abondamment confronté à l’écrit, l’enfant va alors pourvoir commencer à écrire. Il va découvrir peu à peu chaque lettre,  de quelle(s) forme(s) elle est composée, comment elle s’enchaîne aux autres déjà apprises, mais immédiatement il va utiliser cette lettre pour “produire du sens”, c’est à dire écrire, écrire en réfléchissant à ce qu’il écrit et non dessiner des lettres.

En effet, puisqu’écrire c’est produire du sens,  au fur et à mesure qu’on écrit on pense ce qu’on écrit, on ne pense pas au cheminement du crayon sur le papier. Pour qu’il y ait écriture, il faut donc qu’il y ait réflexion. Et cela dès le début (sinon il s’agit d’un dessin de lettres). On comprendra donc l’avantage qu’il y a de mettre l’enfant en situation de réfléchir à ce qu’il veut écrire avant d’écrire et de penser ce qu’il écrit au fur et à mesure qu’il écrit.

Il s’agit donc pour l’enfant , non plus de réfléchir à la façon dont il va tracer les lettres (il l’aura fait à la découverte de la lettre), mais de réfléchir à ce qu’il veut dire. Réfléchir à ce qu’il veut dire, ce n’est pas participer (ou pas, d’ailleurs, car il peut être distrait) à une réflexion collective sur ce que la classe veut exprimer, mais bien réfléchir seul à ce qu’il a l’intention de dire, lui. Apprendre correctement à un enfant à écrire, c’est lui apprendre non pas qu’on tourne à droite ou à gauche, qu’on monte ou qu’on descend pour écrire tel mot choisi collectivement, c’est, après lui avoir appris ce qui lui servira à écrire correctement, lui demander d’écrire en réfléchissant. Au tout début, la réflexion est limitée car les possibilités sont réduites, il ne connait que peu de lettres et il lui faut le temps de s’habituer à ce nouveau savoir-faire, mais très vite l’enfant va avoir compris comment fonctionne l’écriture et comment écrire en utilisant ce qu’il savait déjà et ce qu’il vient d’apprendre.

Apprendre correctement à écrire favorise l’autonomie de pensée en la libérant d’une part de la focalisation sur le geste, d’autre part de l’attachement systématique et obligatoire à une réponse collective.

Pour résumer d’une phrase, je dirais que : apprendre à écrire de sa main, apprendre à écrire correctement et apprendre correctement à écrire favorisent l’autonomie dans les démarches de la vie sociale, l’adaptation au contexte relationnel et l’autonomie de pensée.

Je n’aborde pas là la question fondamentale de la liberté d’expression et de communication face au numérique ; je l’ai développée dans un article dédié uniquement à la question :

 L‘écriture manuscrite et le numérique : nécessité et intimité de l’écriture manuscrite.

On peut lire aussi  :

l’école face à ses objectifs.

la place d’un enseignement structuré de l’écriture dans la prévention de l’illettrisme

On peut lire encore :

forme, geste et rééducation.

et pour visualiser les formes constitutives de l’écriture :

la forme et le geste.

Par |2019-02-21T15:04:26+01:0030 août 2015|1 commentaire

Le rouleau, forme nouvelle ou reconsidération d’une forme déjà répertoriée

Au début de mon travail sur l’écriture j’étais bien ennuyée avec ce que j’appelle désormais le rouleau. Je n’arrivais pas à analyser sa place dans “le système”. C’est qu’en fait je n’avais pas encore vu que le système était … un système, donc devait fonctionner comme tel, à savoir qu’il devait être constitué d’éléments entretenant tous entre eux des relations fonctionnelles et/ou hiérarchiques. Je l’expliquais bien pour le 1ère unité, mais pour la 2ème, je séchais. A partir du moment où j’ai entrepris une thèse sur le système d’écriture, j’ai dû aller au coeur du problème et ne plus considérer le mot “système” comme une étiquette (comme on le fait couramment en matière d’écriture). Du coup, ce qui n’était pas encore pour moi “le rouleau” (et qui, dans ma position du tout début n’avait qu’une existence secondaire) ne pouvait plus être “un électron libre”. Je l’ai donc intégré en percevant son lien avec le pont et, de ce fait, en en faisant sa dérivée (pont refermé) mais le système fonctionnait mal. Il fallait donc réanalyser les relations intrasystémiques. Ce que j’ai fait après ma thèse. Je me suis alors rendu compte que, loin d’être d’importance secondaire, ce qui devint alors le rouleau avait une importance capitale, puisque c’était LA forme de base (de 2ème unité). L’enseignement de l’ensemble du système s’en trouve grandement facilité. De plus, avec l’accès à s et x son apport est d’un grand intérêt pour la production de texte.

Par |2019-02-21T22:54:03+01:0022 août 2015|0 commentaire

Le geste d’écriture – Méthode d’apprentissage cycle 1 – Cycle 2 – Transversalité et différenciation

La refonte du Geste d’écriture apporte une évolution significative qui permet de mieux comprendre :
– pourquoi les formes s’articulent en formes de base et dérivées,
– pourquoi la place de ces formes dans la progression n’est pas interchangeable
– et comment on facilite l’accès de l’enfant à l’écriture en suivant cette progression
mais aussi
– comment préparer à l’écriture en transversalité
-et, en même temps, en différenciant les tâches en fonction des besoins de chaque enfant sans pour autant prendre chaque enfant à part.

Le cahier Le cirque paru en 2015 est un support de choix pour pratiquer la transversalité et la différenciation.

Cette refonte aide aussi à comprendre qu’il s’agit bien du geste d’écriture (et non des gestes de l’écriture, expression révélatrice de lacunes dans la compréhension du fonctionnement de l’écriture).
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=yLB2jTofuUY

Par |2019-02-21T22:52:05+01:0020 août 2015|0 commentaire

Bilans de mise en pratique de la méthode Dumont en classe

BILANS DE MISE EN PRATIQUE EN MATERNELLE  D’UNE  MÉTHODE D’ENSEIGNEMENT STRUCTURÉ DE L’ÉCRITURE FONDÉ SUR L’ANALYSE FONCTIONNELLE DU PROCÈS D’ÉCRITURE

 BILAN APRES ENVIRON DEUX ANS  DE MISE EN PRATIQUE DE LA METHODE EN MATERNELLE – 

Y D, 38 ans, institutrice depuis 1982, dont 12 années en Seine st Denis (ZEP).  1 année de pratique en CP, petite et moyenne section pendant 7 ans et 11 ans en grande section .

Depuis que j’enseigne à des “ 5 ans “, je suis confrontée à une demande très motivée des élèves quant à la nécessité de laisser trace de leur pensée, de leur imaginaire personnel .

Guidée par mes aînés, les I.O,  les fiches pratiques et autres rails, je parvenais à ce que les élèves atteignent leur but : écrire pour être lus ; ou simplement écrire pour être grand.

Néanmoins, malgré mes efforts pratiques et personnalisés, guidant telle main, traçant des pointillés, adoptant le script…je laissais aux maîtresses de CP le soin de codifier et de systématiser l’écriture ; puisque mes élèves ne semblaient décidément pas tous prêts à écrire lisiblement (malgré leur désir et mes efforts , je le répète ).

Monsieur Reymond (IEN)  fit intervenir Mme Dumont dans notre circonscription début 2001.

Aussitôt je décidais de tester cette méthode innovante, cadrée et complète .

2000/2001: (à partir de l’exposé de la conférence pédagogique ) grande section

Les courses aux zig-zag  désinhibent de suite les plus hésitants.

La séquence courte à recopier soulage .

Les alternances de gestes diversifient les exercices .

En bref, les progrès furent notoires, rapides, les élèves allégés d’un poids, fluidifiés dans leur geste ( et leur pensée !).

2001/2002 : grande section

On s’essaie avec les exercices préparatoires proposés dans le livre “ gestes d’écriture “ puis on “teste”  les cahiers d’éciture courante de février à juin .

A leur entrée en CP:   tous les élèves écrivent couramment, lisiblement et sans fatigue .

On note un séquençage et un déchiffrement des syllabes plus rapides.

– “N’écrire que ce que l’on sait” 1  rassure, fait patienter les plus audacieux : ils savent qu’ils apprennent réellement et qu’ils réussissent en toute conscience .

Mon bilan de fin de grande section et le bilan des maîtresses de CP ( testant en suivant les cahiers de CP) se rejoignent pour souligner une meilleure discrimination visuelle, une meilleure oralisation du geste d’écriture ( ex: grande boucle, coupe …) apportant une meilleure compréhension du langage écrit.

Les moyennes sections travaillent aussi  en suivant la méthode .

2002/2003 :

Dès septembre, les élèves de grande section sont donc prêts à apprendre les lettres, les alternances et les premiers mots ( bien plus tôt que l’an passé ):

Ils sont latéralisés et savent déplacer leur main de gauche à droite .

Tous peuvent tracer ou nommer les gestes graphiques de base .

Tous peuvent enchaîner des séquences de 4 gestes alternés sans avoir besoin de recours répétés au modèle  .

 

En janvier, dans ma classe 18 élèves sur 22 peuvent écrire lisiblement une phrase avec repérage mot à mot sur leur répertoire personnel : Tous peuvent copier une phrase simple en isolant graphiquement et sémantiquement chaque mot .

La méthode de Mme Dumont apporte un cadre à ma pratique par sa conception réfléchie, organisée et adaptée à chaque âge .

L’originalité des élèves y est respectée … ceux-ci peuvent très vite et très bien utiliser ce qu’ils savent faire pour écrire, décorer de manière simple, naturelle , spontanée mais résolue .

Ainsi l’effort demandé auparavant pour atteindre leur but est toujours là, c’est vrai mais progressif, adapté et gratifiant . On écrit pas à pas, sûrement et allègrement .

Parallèlement d’autres domaines ont été agréablement modifiés, sans apprentissage spécifique (autre que cette nouvelle méthode d’écriture ) :

  • Organisation spatio-temporelle
  • Perception visuelle et auditive
  • Attention motrice et motricité fine
  • Confiance en ses capacités
  • Confiance en ses auto-remédiations
  • Désir de réussir
  • Désir de soigner ses productions diverses

La réussite quotidienne des élèves en écriture renforce la perception positive qu’ils ont d’eux-mêmes : ils se sentent davantage capables de réussir dans tous les domaines .

Pouvoir expliquer, nommer ce qu’ils ont appris à gérer, à écrire, dans un mode de communication de “grands “ les rassure dans leur nouveau statut où ils s’ancrent plaisamment avant de se libérer pour lire (déjà bien armés ).

D. Juin 2003.

 

1- N’écrire que ce que l’on sait signifie ici ne jamais être contraint par l’enseignant d’écrire ce qu’on n’est pas prêt à écrire. En terme piagétien nous pourrions dire : ce sur  quoi on n’est pas en mesure de fonder des hypothèses à partir de ses propres connaissances ou observations. Nous pourrions encore dire : ne jamais être contraint par l’enseignant d’écrire ce qui nous mettrait en insécurité faute de repères

*  *  *  *  *  *  *

BILAN APRES ENVIRON DEUX ANS

DE MISE EN PRATIQUE DE LA METHODE EN MATERNELLE

M B– Grande section

La méthode de Mme Dumont est utilisée depuis deux ans environ dans notre école. Les changements ont été rapidement perceptibles dans le comportement des enfants et  leur manière d’écrire, dans les activités de lecture et dans d’autres domaines de compétences.

I – L’écriture

A-    Latéralité et tenue du stylo

Cette méthode fournit un outil agréable pour apprendre à reconnaître sa main droite, à bien tenir son crayon, à utiliser correctement le pouce, l’index et le majeur ainsi qu’à déplacer le bras qui écrit. Elle a l’avantage de s’appliquer sans distinction aux droitiers comme aux gauchers. Ainsi, un adulte droitier ne se sent plus démuni face à un enfant gaucher.

B-    La gestion statique

Mme Dumont distingue la gestion statique qui concerne l’organisation des chaînes graphiques sur une feuille et la gestion dynamique qui s’intéresse aux mouvements de l’écriture.

La gestion statique contribue à une bonne gestion de l’espace. Les enfants savent que l’on commence à écrire en haut à gauche, que l’on se déplace vers la droite et que, arrivé au bout de la ligne, on repart à gauche. D’autre part les mots sont bien écrits horizontalement et ne sont pas collés entre eux lorsque l’on écrit une phrase (phénomène couramment observé auparavant).

 

C-    La gestion dynamique

Cette méthode met en œuvre quatre gestes de base (les boucles, les coupes, les ronds et les ponts) qui permettent d’écrire rapidement les premiers mots et les premières phrases. Le fait de lever le crayon uniquement avant les lettres rondes implique une fluidité de l’écriture et donc une rapidité à écrire.

Les enfants n’ont pas peur d’écrire car ils n’éprouvent pas de grosses difficultés. L’écriture n’est plus un dessin fait pour reproduire un ensemble de lettres mais le résultat d’une analyse préalable du mot en gestes à accomplir pour écrire une chaîne graphique.

Tous ces apprentissages se font d’une manière ludique à l’aide de comptines et d’activités motrices qui permettent de s’imprégner des différentes compétences indispensables à l’écriture.

II- Les améliorations apportées à la lecture

Cette méthode comporte un certain nombre d’exercices qui favorisent la discrimination visuelle des lettres et des mots.

De plus, les enfants apprennent le nom des lettres qu’il est possible d’écrire avec chacun des gestes (par exemple, quand ils savent écrire les boucles et alterner leur taille, ils apprennent que la petite boucle est un « e », la grande boucle est un « l » et ils peuvent écrire les mots « le » et « elle »). Cette connaissance des lettres leur permet d’avoir davantage de repères lorsqu’ils voient un mot et ainsi de le mémoriser plus facilement. Enfin cette méthode leur fait acquérir une organisation spatiale de la feuille qui est la même en écriture et en lecture : sens de lecture ou d’écriture, organisation des mots en chaînes graphiques et retour à la ligne.

 

III- Autres avantages de la méthode

Grâce à l’utilisation des cahiers les enfants acquièrent très vite une autonomie dans le travail d’écriture. Pour les Grandes Sections, l’organisation répétée des deux pages qui se travaillent en même temps permet à l’élève de savoir ce qu’il doit faire après quelques séances. Ainsi, il peut prendre son cahier et faire son travail d’écriture sans avoir recours à l’adulte. Si l’écriture ne lui pose aucun problème, il peut avancer plus rapidement qu’un enfant qui a besoin de plus de temps et de répétitions et, s’il a été absent, il peut continuer à son rythme.

Lorsqu’un enseignant a plusieurs niveaux dans sa classe, cette méthode pose une base commune pour l’apprentissage de l’écriture qui est très agréable puisqu’elle est sous forme de chansons. L’utilisation des cahiers facilite la gestion des différents niveaux et permet à l’adulte de voir rapidement où en est chaque enfant et de retravailler ponctuellement avec les élèves qui ont plus de difficultés.

La méthode de Mme Dumont est donc très appréciable. Il n’existait concrètement aucune méthode concernant l’écriture, juste des progressions et quelques modèles de sens d’écriture des lettres . Maintenant, il existe un véritable outil qui permet aux enseignants d’apprendre aux enfants comment on tient un crayon, comment la main se déplace, comment les doigts agissent sur le crayon, quels gestes il faut maîtriser et dans quel ordre il faut les apprendre. Tout ce travail se fait, au départ, à l’aide de chansons que les enfants apprécient beaucoup. Avec cette méthode, les enfants apprennent à écrire avec plaisir.

 

  1. D. juin 2003

 

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