Archives par mot-clé : école

Tenue du crayon – Démonstration

Encore et toujours, la question de la tenue du crayon préoccupe. Doit-on le tenir entre le pouce et l’index ou entre le pouce et le majeur ? 

Une petite démonstration, que vous allez faire vous-même, vous éclairera sur la solidité de la prise :

Objectif   Faire en sorte que la prise soit à la fois souple et assurée de façon à ce que le crayon soit solidement tenu et que le geste soit fluide.
 
Expérience
 
Fermez la main sans y enfermer votre pouce.
Vous voyez que celui-ci se met naturellement face à la face latérale des autres doigts en l’occurrence de l’index ; si vous levez l’index il se place face à la face latérale du majeur ainsi de suite.
Essayez maintenant de placer votre pouce en face de votre index (en pince).
Éprouvez les deux sortes de pinces : pulpe du pouce/face latérale du majeur et pulpe de pouce /extrémité de l’index.
La première pince est solide, la deuxième l’est beaucoup moins.
 
Maintenant, crayon en main avec l’index seul dessus tracez sur place des petits zigzags. Vos doigts bougent facilement.
Faites la même chose en y plaçant aussi le majeur.
Vous avez plus de mal à bouger les doigts.  Cela vient que l’innervation du majeur ne lui autorise pas la même souplesse que celle de l’index.
 
Vous comprenez alors que pour que la tenue du crayon soit optimum  en fermeté et en souplesse à la fois, il vaut mieux le tenir entre la pulpe du pouce et la face latérale du majeur, l’index se posant dessus pour le retenir.
 
Plus d’info ici http://legestedecriture.fr/enseigner-la-tenue-et-le-maniement-du-crayon/       et sur « Le geste d’écriture » édition 2016
 
Et si vous souhaitez que je redise et que je reprécise : 

La meilleure tenue de crayon est celle qui assure à la fois le plus de solidité à la prise et le plus de souplesse aux doigts : le crayon y est pris en pince entre la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur ; l’index se place sur le crayon.

Pour écrire dans le sable on utilise spontanément l’index ; lorsqu’on tient un stylo, l’index se pose dessus pour le guider virtuellement. En réalité, c’est le majeur qui propulse le crayon vers l’avant, l’index le bloque.

Si on ferme la main en poing et si on tend l’index, le pouce vient se placer contre le côté du majeur. On sent qu’il peut appuyer fort contre le majeur lorsque la main est légèrement pliée : l’annulaire et l’auriculaire viennent en effet en renfort du majeur pour affermir la prise. Pour que, dans cette position les doigts puissent bouger facilement, on fera glisser le bout du pouce contre le majeur jusqu’à ce qu’il vienne se placer contre la dernière articulation du majeur. C’est là que se pince le stylo.

Sachant que le crayon se tient entre l’extrémité de la pulpe du pouce et la dernière articulation du majeur (pas la phalange, l’articulation), il vaut mieux habituer l’enfant à placer ses doigts ainsi.

Cet apprentissage peut se faire par des jeux d’ombres chinoises. Si on place le pouce comme indiqué et si on lève l’index, on obtient une ombre de tête de lapin comme on le voit ici avec la comptine « L’ombre du lapin ».

En tenant un crayon de couleur entre le pouce et le majeur positionnés ainsi on peut s’exercer à tracer puis colorier des ovales debout.  Pour les enfants de 3 et 7 ans, le Petit Plus J’apprends à bien tenir mon crayon aux éditions Belin est tout indiqué pour apprendre progressivement à tenir et manier le crayon.

Le geste d’écriture – Présentation de la nouvelle édition

J’ai déjà dit quelques mots de la nouvelle édition,  j‘ai publié le sommaire également, mais c’est au blog d’une enseignante que j’ai réservé la présentation détaillée de cette nouvelle édition. Pourquoi ce choix ? Parce que j’ai souhaité mettre à l’honneur un blog qui partage des expériences de terrain sans être dans une démarche commerciale. C’est donc dans ecolepetitesection qu’on trouvera l’analyse détaillée de la nouvelle édition. Rendez-vous donc sur ce blog, et bonne lecture.

Bien sûr, École petite section n’est pas le seul blog qui suive cette démarche. Mais c’est vers celui-ci que m’a conduite mon surf sur Internet ces jours-derniers. J’ai donc rédigé pour ce blog une présentation détaillée de cette nouvelle édition. J’ai en effet apprécié de voir sue ce site n’utilisait pas mon nom pour servir d’appât vers des pratiques que je ne cautionne pas ou vers des téléchargements payants de fiches (sauf dans un commentaire faisant une publicité pour une formation, mais, difficile d’éviter cela). Souvent on les reconnait à une faute d’orthographe sur mon prénom – que l’on orthographie Danielle au lieu de Danièle, faute peut-être destinée à brouiller les pistes…  Vieux truc de faussaire !

Des distorsions de ma pédagogie accompagnent souvent ces pratiques. L’une des plus récurrentes est la question des familles de lettres. Ce concept de familles de lettres se retrouve aussi en abondance sur tout type de sites ou blogs.