Archives de catégorie : Réponse aux enseignants

Toutes les questions des enseignants

Objectif atteint : libérer l’esprit grâce à une bonne préparation

Bien que je le disais, bien que je l’écrivais, mes débuts dans la présentation d’une nouvelle façon de voir l’écriture et son apprentissage ont eu du mal à faire percevoir que mon objectif était in fine la production de sens.  D’autres, mieux que moi sans doute, ont consacrés de longues études à cette production.

Mon originalité consistait à vouloir que cette production intellectuelle soit portée par une production technique de qualité. Quel sens peut-on donner à une écriture illisible ?  Quelle perception du sens peut avoir un lecteur confronté à une écriture tellement mal faite qu’il n’a pas envie de la lire ? Quel appétit à la production de sens peut avoir un enfant qui s’arrête pour « bien dessiner » chaque lettre ?

C’est donc par le versant procédural que j’ai abordé l’enseignement de l’écriture.  Le concept de geste d’écriture que j’ai alors créé indique bien que la démarche va jusqu’au bout : on écrit ce qu’on a à l’esprit au moment où on le fait,  la trace écrite donne accès à la fonction sémantique de l’écriture.

Depuis de nombreuses années je travaille donc sur l’écriture et je tâche d’apporter de mon mieux ma contribution à la construction du chemin qui conduira chaque enfant au maximum de ses possibilités.
Écrire, c’est réfléchir. Pour qu’il puisse en être ainsi, le cerveau de l’enfant ne doit pas être encombré de considérations sur la façon dont il s’y prend. Cela doit être intégré sans qu’il ait eu à aucun moment à s’y appesantir.

Bien sûr, l’écriture est culturelle, mais c’est aussi un acte procédural. Plus tôt le procédural s’enseigne, plus tôt et plus efficacement le culturel sera opérationnel. Autrement dit en prenant soin d’enseigner par le jeu au tout petit tout ce qui lui servira à apprendre à écrire on se dote d’atouts précieux pour permettre à l’enfant de réfléchir lorsqu’il écrit.

Quel bonheur de constater que les résultats de cet enseignement sont en bonne voie ! Je voudrais partager ce bonheur avec vous qui me lisez en vous livrant ici le contenu de deux messages reçus presqu’en même temps.

Conseillère pédagogique sur Marseille, on a eu l’occasion de se croiser lors d’une conférence menée pour Marseille 1 à laquelle je m’étais invitée.
Juste ce mail pour vous dire combien votre travail m’est précieux aujourd’hui pour former les enseignants de CP dédoublés aux gestes d’écriture, eux qui souvent n’ont jamais eu d’apport dans ce domaine.
Vos livres sont des mines d’or et les vidéos trouvées me permettent de conduire des formations utiles et efficaces puisque directement opérationnelles pour les collègues
Merci donc 1000 fois de votre investissement.
Je n’ai qu’un regret: ne pas avoir croisé vos ouvrages plus tôt, du temps où j’avais des CP/CE1 notamment.

Quelle magnifique conférence vous avez tenue ce soir sur Six fours. En 15 ans d’enseignements je n’ai jamais eu la chance de rencontrer une personne aussi intéressante. Vous avez donné et transmis votre savoir. Et je n’ai qu’une seule envie à mon tour de donner et de transmettre à mes élèves de toutes les choses que j’ai découvertes ce soir . 
 » Écrire, c’est une manière de vivre.  » comme le disait si bien Gustave Flaubert. J’ai eu ce soir l’impression que l’écriture c’est votre manière de vivre. Je vous souhaite une belle route à travers la France où plein d’autres enseignants auront la chance de vous rencontrer. Mille mercis Sandra

Un très grand merci à mon tour pour ceux deux beaux messages.  Je me dis que ça valait la peine de ne pas abandonner .

La tenue du crayon : les faux bons conseils

On constate de plus en plus que les enfants ont du mal à tenir le crayon. J’en ai donné quelques raisons directement liées aux nouvelles technologies.

J’en donnerai d’autres raisons liées indirectement aux nouvelles technologies, c’est à dire non pas aux technologies elles-mêmes mais à ce qu’elles propagent.

Moyen de diffusion d’une puissance inégalée jusqu’ici, le numérique propage, en effet, des informations utiles, mais aussi nombre de conseils toxiques qui le seront d’autant plus qu’ils sont alléchants.

Attention donc, si une proposition vous intéresse ne l’adoptez pas sur les bases de son emballage : essayez-la. Comme vous le feriez d’une paire de chaussures. Observez ce qui vous est proposé. Essayez sans rien y changer. Constatez. Tirez-en des conclusions qui ne soient marquées ni par votre désir d’adhérer à une proposition si bien présentée ni par un rejet à priori pour une raison ou pour une autre.

Vous expérimenterez ainsi, par exemple, un conseil abondamment diffusé sur des vidéos, des sites, des blogs et même des formations puis relayé d’abondance aussi par ceux qui se sont laissés piéger : bloquer un mouchoir avec l’annulaire et l’auriculaire pour faire fermer la main afin de mieux tenir le crayon.

Alors essayez. Prenez un mouchoir en papier. Placez-le dans votre main qui tient le crayon. Serrez-le fort contre votre paume avec votre annulaire et votre auriculaire tel que vous le montre le dessin ou la vidéo (que je ne montrerai pas ici ; ne faisons pas de publicité aux conseils toxiques).

Maintenant constatez. Votre pouce et votre majeur tiennent le crayon (votre index est posé dessus). Votre annulaire et votre auriculaire pressent le mouchoir. Pour cela ils sont désolidarisés du majeur. Vous constatez aussi que ces deux doigts sont crispés.

Enfin concluez. Votre majeur ne bénéficie pas de l’appui de  l’annulaire et de l’auriculaire puisqu’ils sont bloqués sur le mouchoir. 

En conséquence, l’annulaire et l’auriculaire n’offrant pas au majeur le bénéficie d’un appui, la tenue du crayon reste instable malgré une bonne prise et vous le ressentez lorsque vous écrivez mouchoir en main. 

Alors que faire ? En l’occurrence revenir à la technique d’origine qui était de placer dans la main une boule de cotillon ou un mouchoir roulé en boule : boule de cotillon pour enseigner l’écriture, mouchoir roulé en boule pour la rééduquer car le mouchoir ainsi utilisé permet  de moduler l’appui. Et même aller plus loin.

Vous trouvez la 1ère proposition dans Le geste d’écriture depuis sa 1ère parution en 1999 jusqu’en 2016. Vous ne trouverez pas la 2ème car je n’ai pas publié ma méthode de rééducation de l’écriture . Toutefois devant la difficulté induite par la diffusion de l’usage mal compris du mouchoir, j’ai aménagé la technique d’enseignement de telle sorte qu’enseignement et rééducation se rejoignent sur ce point et j’ai publié cet aménagement dans l’édition 2016 du Geste d’écriturepour que les enfants ne restent pas la main entrouverte pour écrire mais aussi qu’ils ne crispent pas leur doigts, nous leur mettrons dans la main une boule de coton à démaquiller que nous nommerons « petit poussin » pour la circonstance. L’objectif ludique de l’enfant est de tenir le « petit poussin » au chaud dans sa main sans l’écraser. L’objectif de l’enseignant est d’obtenir rapidement une bonne tenue de crayon (et d’éviter les crispations renforcées par un emploi inapproprié du mouchoir).

La tenue de crayon illustrée

L’une des préoccupations récurrentes en ce début d’année scolaire est la tenue du crayon.
Un leitmotiv en forme de plainte se diffuse : cette année c’est affreux, tous tiennent mal leur crayon ! Si vous vous souvenez bien, l’an dernier c’était déjà comme ça.   Vous trouverez des articles sur le site en tapant « crayon » ou en fouillant dans les news  dans la fonction recherche
Si vous êtes enseignants, vous avez très envie de pouvoir montrer aux parents comment repérer les mauvaises et les bonnes tenues de crayon. C’est l’objet de ce nouvel article. Il vous présente l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour voir si une tenue de crayon est bonne ou mauvaise. N’oublions pas non plus son maniement (les doigts peuvent être correctement placés sur le crayon et la main mal positionnée. Le maniement du crayon crée alors des tensions, voire des douleurs).

Vous pourrez imprimer le PDF ci-dessous et, si vous êtes enseignant, le distribuer aux parents si vous le souhaitez.

Tenue de crayon

Bonne observation !

Planning des prochaines conférences

LES CONFÉRENCES A VENIR  :

La prochaine conférence aura lieu le mercredi 22 novembre dans la circonscription de Fleury les Aubray  (elle accueillera 300 personnes ; il n’y a plus de place – de nombreuses demandes ont dû être refusées)

La suivante aura lieu à Rombas. Cette fois ce sera un mardi. Le mardi 28 novembre.

Le 6 décembre ce sera à Neuilly sur Seine.

La dernière conférence de l’année civile aura lieu  le 13 décembre à Saint-Denis.

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LE DÉBUT DE L’ANNÉE SCOLAIRE :

Après une semaine de formation à Casablanca fin août, les conférences et formations ont démarré en France par Givet le mardi 19 septembre et Rethel le Mercredi 20.

Puis ce fut Saint-Pol le mercredi 27 septembre.

Le mercredi suivant, 4 octobre, un  atelier a réuni une soixantaine d’enseignants à Ham.

Puis ce fut dans le Sud :

Le mardi 10 octobre  à Six Fours le mercredi 11 octobre à Hyères.Retrouvailles avant le début de la conférence

Le mardi 17 a eu lieu à Pertuis une conférence-débat organisée par Le Groupement Indépendant de Parents d’Élèves qui m’a valu un très beau message que vous pouvez lire en fin d’article ici. 

Conférence publique

Le mercredi 18 ce fut une conférence pédagogique pour le cycle 2 à Cannes

Le cours de rééducation graphique  puis trois journées de cours de pédagogique de l’écriture ont occupé l’ensemble des vacances scolaires.

La reprise s’est faite à Rambouillet, le 8 novembre.

Puis le 15 novembre 2017 une conférence a réuni à Rouen des enseignants de CP et de CE1

Des échos des conférences ici

Agora AGEEM 2017

J’avais dit quelques mots de présentation de mes interventions au congrès d’Albi de l’AGEEM.

En voici une brève présentation en attendant de développer plus bientôt  :

C’est ici   ou encore   là  .

On trouvera une présentation générale du congrés d’Albi ici

 et ma présence au congrès 2016 à Dijon là .

Réfléchir sur l’écriture au cycle 3

En cycle 3, l’élève est censé écrire correctement. Pourtant beaucoup éprouvent encore quelques difficultés. Pour certains une rééducation s’impose. Pour d’autres, attirer leur attention sur certains écueils et leur proposer une réflexion sous forme d’exercices suffit.

J’ai écrit pour eux un petit livre contenant plus de 60  exercices : Une bonne écriture. Choix ou nécessité ?  (Editions Nathan) Il s’agit d’un « livre du maître » construit en 5 parties. Il présente tout d’abord l’historique de l’écriture. Il montre ensuite comment fonctionne l’écriture. Il fait prendre conscience de certaines spécificités, puis il interroge ce qui apparaît comme des évidences par exemple le point déposé sur la ligne pour montrer où commence la lettre. Enfin il montre que, bien qu’elle doive suivre un modèle, l’écriture autorise aussi une certaine liberté de choix.

L’objectif de ce livre est d’aider les enseignants à faire que les enfants aient une écriture de qualité tout en les laissant libres de faire quelques aménagements. C’est un outil pour la classe mais aussi en aide spécialisée.

Ecrit en 2014 juste avant que la finalisation du processus de création des formes et, par voie de conséquence, du processus de formation des lettres, ce livre n’a pas encore intégré dans l’édition actuelle le terme de rouleau qui requalifie ce que je nommais alors  le pont refermé et conjointement il présente une inversion entre rouleau et pont (page 51).  Cela ne présente pas une importance majeure dans le cadre de ce livre et peut facilement être rectifié à l’écoute de la vidéo que j’ai faite pour Eduscol sur ces deux processus.

Entre les enfants qui relèvent de la rééducation graphique et ceux pour qui les exercices d’Une bonne écriture – Choix ou nécessité suffiront, il y a ceux qui ont besoin d’aller plus loin que les gammes proposées par Le cahier d’écriture – 2 Perfectionnement  (Editions Hatier)  plutôt destiné aux CP et CE1 sans pour autant avoir besoin de consulter un spécialiste de la rééducation.

Ceux-là trouveront des gammes, des exercices de copie et des exercices de copie différée dans Les cahiers d’écriture – Remédiation chez le même éditeur.

Les modèles de référence des lettres cursives et de leur enchaînement correspondent à l’écriture Cursive Dumont maternelle.  En attente depuis 10 ans, la police d’écriture Cursive Dumont maternelle a été diffusée pour la 1ère fois en tout début de cette année 2017.  Elle est actuellement disponible ici.

Fonctionnement de la police Cursive Dumont maternelle

Vous trouverez ici la notice d’utilisation de la Cursive Dumont maternelle

Notice_28-09-2017

Contrairement aux polices existant précédemment, la Cursive Dumont maternelle –  que beaucoup attendaient avec impatience – a les caractéristiques de l’écriture manuscrite : les lettres s’y enchainent comme si elles étaient écrites à la main.

L’enfant a alors sous les yeux une police qui lui évoque le geste fait pour écrire. Il reproduit alors le geste et, par voie de conséquence, les lettres se déposent avec fluidité sur la page.

Je voudrais exprimer ici mon bonheur d’apporter une aide à l’épanouissement des enfants de nos écoles, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Je voudrais à ce propos partager avec vous un message reçu hier :

Bonjour Mme Dumont,

J’ai pu télécharger votre police, et vais l’utiliser avec plaisir dès demain avec mes élèves de Grande Section…

J’enseigne depuis 25 ans en maternelle, et chaque début d’année, avec les collègues, se posait LA question :  » Comment enseigner l’écriture à nos élèves de GS ? Quelle méthode utiliser ?  » Et à la fin de l’année, nous n’étions pas satisfaites car trop d’élèves étaient crispés lors des séances d’écriture, et n’y arrivaient pas… Jusqu’à votre conférence il y a deux ans à la Réunion… Nous n’étions pas d’emblée convaincues, car bousculées dans nos habitudes, mais nous avons quand même essayé dès la rentrée de janvier, et là… quel plaisir de voir tous les élèves apprécier sans appréhension aucune les séances d’écriture !

Alors un grand merci pour vos recherches et réflexions qui nous permettent aussi, à nous, enseignants, d’envisager plus sereinement l’apprentissage de l’écriture à nos petits élèves…

Cordialement,

Différence entre les anciennes éditions du Geste d’écriture et l’édition 2016

En 2016, Le geste d’écriture a changé de collection. Après 16 ans de  publication dans la collection Hatier pédagogie, il passe dans une collection plus moderne : Enseigner à l’école primaire.

Offrant plus de place, son grand format autorise une présentation plus aérée donc procure un meilleur confort de lecture. Il permet aussi d’accueillir plus d’illustrations visuelles.  De nombreuses photos montrent les activités en cours de réalisation. Avec ses pages aérées, ses photos, ses codes couleurs la nouvelle collection est plus agréable à lire que la précédente.

Si la nouvelle collection apporte confort et agrément de lecture ce ne sont pas les seuls atouts, bien sûr, de cette nouvelle édition. Au-delà de l’aspect matériel dû au changement de collection, la nouvelle édition apporte un véritable plus par rapport aux anciennes.

En effet, avec presque le double de pages des éditions précédentes, l’édition 2016 m’a tout d’abord permis de développer ce qui fait l’originalité de ma pédagogie, au-delà même de la question de l’écriture :

  • en méthode Dumont, les compétences de base s’acquièrent essentiellement en transversalité, c’est à dire insérées dans des activités diverses sans lien apparent avec l’écriture ; pour cela l’enseignant est attentif à faire la différence entre ce qu’il fait faire à l’enfant et ce qu’il veut obtenir comme résultat pédagogique. Il différenciera l’objectif de l’enfant de son propre objectif, pour cela il fera la différence entre l’objet de la tâche (objectif de l’enfant) et l’objet du savoir (objectif de l’enseignant)
  • en méthode Dumont,  les actions sont différenciées : les besoins de chaque enfant sont pris en compte, c’est à dire qu’au sein d’une même activité chaque enfant réalise une tâche qui lui fait travailler la, les ou l’une des compétences qu’il lui faut acquérir. Par exemple en jardinage, un enfant cherche des petits pois dans un seau de sable s’il doit travailler la motricité fine, il les pose sur la table par groupe de quatre s’il doit travailler la numération jusqu’à quatre,  il les aligne les uns à côté des autres s’il doit travailler  la tenue de ligne et la régularité des espaces. Un autre viendra les chercher, il les recomptera, les prendra et les sèmera en respectant les consignes déterminées par ses besoins.

La première partie présente cette pédagogie. Toutes les autres en sont imprégnées. On gagne donc à lire le livre dès le début sans faire d’impasse, en évitant tous les résumés, condensés ou autre présentations censées simplifier car les raccourcis qu’elles opèrent dénaturent ou tronquent forcément le propos.

La nouvelle édition ajoute au tableau de modélisation la présentation schématique du système d’écriture. Le premier est une présentation des différentes étapes de l’apprentissage de l’écriture. La seconde est une présentation du contenu et du fonctionnement du système d’écriture lui-même.  Les deux se recoupent bien sûr mais ils n’ont pas la même fonction.

Vous les retrouverez sur ma chaine Youtube  sans nouvelle publication depuis quelques temps pour cause de planning surchargé mais qui va bientôt reprendre.   Abonnez-vous ! vous serez sûr de ne rien louper et de pouvoir consulter les nouvelles vidéos dès parution. 

Cette nouvelle édition présente aussi la façon dont les formes se créent, les unes découlant des autres (processus de création des formes) et la façon dont les lettres sont constructives  à partir de ces formes (processus de formation des lettres). Elle reprécise l’un et l’autre des ces processus par rapport à l’édition précédente.
L’affichage du poster dans votre classe vous permettra de présenter facilement aux enfants comment se forment le lettres.

La nouvelle édition développe aussi plus que la précédente la notion de sens : Qu’est-ce que faire sens ? Comment l’enfant accède-t-il au sens ? Qu’est-ce qui peut parasiter sa compréhension de l’existence d’une relation graphophonologique  ?

Bref, grâce aux avantages de la nouvelle collection j’espère avec cette édition 2016, être au plus près de L‘outil que vous attendiez.

Vous en trouverez le sommaire ici    et une  présentation plus détaillée là.

Vous trouverez aussi sur le site un nouvel outil pour préparer votre classe : la police Cursive Dumont maternelle.  Ceux qui l’ont achetée sur Ulule l’ont depuis le début de l’année.  Les autres ont dû attendre juillet.

 

 

 

 

De l’utilisation des cahiers de maternelle

Les cahiers de maternelle se divisent en deux groupes :

  • Des cahiers qui consignent le suivi des  acquisitions  de  l’enfant : les cahiers d’écriture 1, 2 et 3. Ils fixent et enregistrent l’acquisition des compétences en matière de préparation en écriture (cahier 1) puis d’écriture (cahier 2 les formes de base, cahier 3 l’écriture courante). On trouvera plus de précision sur la façon de les utiliser dans l’article sur l’utilisation de la méthode Dumont en pédagogie Montessori.   
  • Les cahiers de la collection différenciation et transversalité. Ce sont des cahiers thématiques : Le cirque, Le loup… Tous les enfants y découvrent la même histoire au même moment et travaillent sur la même page au même moment. Ils permettent pourtant des activités différenciées en fonction des besoins de chaque enfant.

Les cahiers 1 et 2 ne correspondent pas forcément à une classe donnée, ils correspondent à une progression : on commence par le 1 et on va jusqu’au niveau  permis par l’acquisition des compétences. Ainsi théoriquement le cahier 1 se commence en PS mais il peut tout aussi bien être commencé en GS si cela n’a pas été fait avant.

Le cahier 3 se fait en GS ; il peut servir de révisions dans certains CP.

Le cahier Le cirque peut être utilisé en PS, MS ou GS. Le cahier Le loup peut être utilisé en MS ou GS.

Mon apport à la pédagogie Montessori

Pour ceux qui s’intéressent à la méthode Montessori, je viens de (re)trouver l’article en lien ci-dessous.

Il met en parallèle ma méthode avec la pédagogie Montessori. Comme tout le monde je connaissais cette pédagogie de nom. Je n’étais jamais allée y voir de plus près avant cette année 2017 ou je me suis inscrite à deux groupes FaceBook d’enseignants qui pratiquent cette pédagogie.

Je trouve ses pratiques très intéressantes et leur fondement tout à fait pertinent.

Voici donc l’article en question :  L’apport de Danièle Dumont à la méthode Montessori, avec en fin d’articles divers commentaires, dont certaines précisions de ma part.

Je voudrais attirer ici tout particulièrement l’attention sur l’utilisation de mes cahiers de maternelle et tout particulièrement du cahier 1 qui concerne la gestion de l’espace , la latéralité ainsi que la tenue et le maniement du crayon. L’objectif de ces cahiers est souvent mal compris. Lorsqu’on le comprend on voit à quel point la méthode d’enseignement que je préconise et la méthode Montessori peuvent aller de pair.

En effet, chaque page des cahiers 1 (illustration ci-dessous et en marge de droite) et 2 (Les formes de base) comporte une liste d’activités préparatoires. L’acquisition des compétences visées par chaque page se fait par les activités préparatoires. Lorsque l’enfant semble près, il va alors au cahier ; le degré de réussite des exercices de la première des trois pages concernées montre où en est l’enfant dans l’acquisition de la compétence à ce moment là.  Il retourne ensuite à d’autres activités préparatoires dans la liste soit pour parachever soit pour consolider l’acquisition puis revient au cahier sur la deuxième des pages concernées par la compétence en question. Idem une troisième fois.  Au fil des trois pages, on doit pouvoir voir les progrès.

Ces cahiers ont donc une fonction de suivi de l’acquisition des compétences en latéralité et tenue et maniement de crayon mais aussi en gestion statique de l’espace graphique pour le cahier 1 (cf. ci-dessous),  puis de suivi de l’acquisition des compétences en ce qui concerne les formes de base et leur dérivées pour le cahier 2.

La mise en place de la 1ère unité de mouvement (qui sert à produire la boucle dont on verra l’utilisation au cahier 2) se fait en même temps que le cahier 1 sous forme de relai de hockey, jeux de foulards etc.  Autrement dit, la préparation au cahier 2 se fait en même temps que l’utilisation du cahier 1 et ses activités préparatoires , l’utilisation du cahier 2 intervient après le cahier 1..