Que traite la rééducation de l’écriture ?

La rééducation graphique traite l’écriture et ne traite que l’écriture. Elle concerne les problèmes de lenteur, d’illisibilité, de douleurs et crampes au cours de l’écriture, de présentation générale.

Elle ne traite pas les problèmes de dyslexie et autres problèmes de langage ou de lecture ; elle ne traite pas l’orthographe, les troubles de l’attention, la dyspraxie, les troubles visuo-spatiaux et, d’une façon générale, les problèmes pathologiques en eux-mêmes. En revanche, compte tenu de leur profession, certains rééducateurs et rééducatrices méthode Dumont trainent en plus ces problèmes-là.

En revanche, la rééducation de l’écriture a divers effets secondaires bénéfiques (voir la rubrique Quels sont les effets secondaires de la rééducation) dont une gratification qui favorise un comportement positif face à la scolarité et éventuellement à la communication.

Elle peut être associée à d’autres prises en charge par d’autres professionnels (dyspraxie, orthoptie…) et peut parfois être l’occasion de soupçonner des dysfonctionnements non encore identifiés. C’est le cas, par exemple, des dysfonctionnements des saccades oculaires qui, bien que la rééducation de l’écriture soit un complément bénéfique à leur rééducation, devront être pris en charge par le professionnel compétent, à savoir l’orthoptiste.

A l’inverse, elle peut mettre en évidence que tel enfant orienté vers l’usage du clavier n’a aucune raison d’abandonner l’écriture manuscrite car ses difficultés relèvent uniquement de la technique d’écriture. Ces cas ne sont pas rares. Ils sont généralement traités comme les autres en 4 à 6 séances avec résultats significatifs à la 3ème séance.

Un certain nombre de rééducatrices ou rééducateurs méthode Dumont exercent également un métier paramédical qui prend en charge des pathologies concernées par des troubles de l’écriture. Elles/ils sont ergothérapeutes, psychomotriciennes, kinésithérapeutes, orthophonistes, psychologues…  

Sauf en cas de dyspraxie sévère qui interdit tout acte graphique, on gagne toujours à pouvoir écrire de sa propre main.  C’est indispensable à l’autonomie sociale.